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ANATOMIE

sente le trajet dii cordon. L'ouverture qui livre passageàcelui-ci à sa sortie immédiate de l'abdomen, est pratiqu<'e dans un fascia qui demande, poureire bien compris , que le ligament de Poupartetses fascia soient décrits plus eu détail.

Le ligament de Poupart(arcarfe crura/i;) est une bandelette aponévrotique , arrondie , qui s'attache à l'épine iliaque antérieure et supérieure, d'où elle descend en foi'manl une arcade audessus des vaisseaux cruraux, et se termine aii pubis, en dedans de ces vaisseaux, par une expansion falcif orme d'où naît un repli triangulaire, qui vient se fixer à l'épine du pubis et à la crête pectinée.

Si la partie inférieure de l'abdomen n'avait pour soutien que l'arcade crurale, peu de sujets seraient exempts de hernie; mais il existe d'autres moyens de protection.

Trois fascia distincts ont des connexions avec l'arcade crurale ; deux d'entre eux remontent sur la paroi antéiieure de l'abdomen et contribuent à soutenir les viscères abdominaux; l'autre descend sur les muscles de la cuisse, il est connu sous le nom de fascia lata femoris. Je me bornerai à décrire ici un seul de ces fascia.

Après avoir enlevé le petit oblique et le transverse à leurs insertions inférieui'es, on trouve, enti'eeux et lepériioiue, un fascia à travers lequel les vaisseaux spermatiques sortent de l'abdomen. Ce fascia , auquel j'ai donné le nom de fascia transversalis (1) , offre une densité variable; il est fort et peu extensible vers l'os iliaque , mais il est faible et plus celluleux au voisinage du pubis.

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A distance égale de l'épInè Ilfaqùe et du pubis, on aperçoit l'anneau abdominal, dont le pourtour, à cause de ses connexions celluleuses avec le cordon , n'est pas nettement défini.

Quand ces adhérences sont détruites, on trouve que le fascia , dans lequel il est pratiqué, a deux portions: l'une externe, forte, réunie au ligament de Poupart, décrit une demi-circonférence concave au côté externe du cordon, et circonscrit, en ce sens, l'anneau abdominal par un rebord distinct d'où naît une expansion celluleuse très-fine qui descend sur le cordon. La portion interne du fascia est si*tuée derrière le cordon : elle se fixe à la moitié interne de l'arcade crurale , mais d'une manière beaucoup moins solide , et peut en être séparée facilement avec le manche du scalpel. Elle remonte derrière l'aponévrose du trans^ verse, avec laquelle elle se confond intimement, embrasse le côté interne du cordon , se réunit au-dessus de lui à la portion externe; cette portion se fixe aussi solidement au pubis. Le bord interne de l'anneau est moins bien défini que l'externe , la portion interne du fascia transversalis étant réfléchie vers le péritoine auquel elle adhère intimement.

Ainsi, l'anneau abdominal n'est point iliie ouverture circonscrite coiiune l'anneau inguinal , mais il est formé par la séparation de deux portions de fascia qui ont des attaches et une distribution différentes. En effet, la portion externe se termine dans le ligament de Poupart, tandis que la portion interne descend der»

(i) Je fus conduit de la manière suivante à la de'couverte de cette membrane. Ayant souvent entendu M. Cline décrire le trajet oblique du cordon en dehors Je l'artère e'pigastrique, je voulus examiner la cause de cette obliquité' et constater quelles e'iaient les parties qui fermaient l'anneau inguinal. Je trouvai qrue l'apone'vrose de l'oblique interne s'insérait au pubis derrière l'anneau , et que, contrairement à la description de Innés, l'insertion du transverse se fixait aussi au pubis. Ayant enlevé l'oblique interne et le transverse pour examiner le péritoine , je trouvai, à ma grande surprise , entre les muscles et la membrane séreuse, un feuillet fibreux offrant une ouverture pour le passage du co rdon, et qui adhérait ci la circonférence de l'anneau par une membrane fine. Astley Cooper.

Hesselbacb, qui écrivait sur ce sujet en 1806", deux ans après Sir A. Cooper, a désigné ce fascia sous le nom de ligament inguinal interne : <( h la partie inférieure de la paroi antérieure de l'abdomen, dans la région inguinale interne, sous le tissu cellulaire se trouve une membrane mince mais ferme, demi-transparente et très-élastique. Celle-ci prov ient du bord supérieur de la branche horizontale du pubis, très-près des fibres externes courtes et transparentes du ligament inguinal externe , ainsi que des petits faisceaux aponévrotiques délicats et descendant obliquement en dedans qui appartiennent au muscle petit-oblique.Ces fascicules en effet, constituent le plan crural de l'anneau inguinal; j'ai donné, ajoute-t-il, à cette membrane le nom de ligament inguinal interne, w

Scarpa en parle comme « d'un tissa délicat, en partie aponévrotique, en partie celluleux, auquel A. Coo.per a donné le nom de fascia transversalis. » Cependant le chirurgien de Pavie, si j'en juge par le passage suivant, semble croire que le nom de fascia transversalis s'applique seulement & la portion externe du fascia ; car, après l'avoir décrit comme destiné <i suppléer l'oblique interne et le transverse, auprès du ligament de Poupart , il ajoute : « Dans le lieu le plus faible de la région inguinale, c'est-à-dire, dans l'espace compris entre l'arcade fémoi-ale et le pubis , le fascia transversalis est fortifié par une autre lame véritablement aponévrotique, de forme triangulaire , qui naît au côté externe du tendon du muscle droit, et s'implante sur le ligament de Fallope, aU moment où il est sur le point de s'insérer au pubis .» Il est évident que celte partie faible de la région inguinale , dont parle Scarpa, n'est autre que celle où se pi-oduit la h^-nie inguinale directe, et que c'est elle qui est fortifiée par cette lame membraneuse triangulaire qui s'attache au ligament de Poupart. Sir A. Cooper comprend cette lame dans la description du fascia transversalis , et lui attribue les mêmes usages que Scarpa. De là il résulte que la lame véritablement aponévrotique est la portion interne du fascia transversalis, recevant un renforcement de fibres de l'aponévrose du muscle transverse. A. K.

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rière lui, et forme la partie antérieure de la Le conduit déférent a son origine à la partie

gaine des vaisseaux fémoraux. Inférieure et postérieure de l'épididyme , et

La densité de ce fascia vaiùe suivant les su- constitue avec ce dernier le conduit excréteur jets; dans le cas de hernie inguinale, il ac- du testicule; il accompagne le coidon jusqu'à quiert une force et une épaisseur considérables, l'anneau abdominal, et là, se séparant des surtout à sa poition interne. Sans l'existence vaisseaux spermatiques , il descend sur le rede cette lame fibreuse , les intestins, pendant bord du bassin, le long de la partie latérale de l'attitude verticale , tendraient toujours à pas- la vessie , et vient se terminer dans l'urèthre ; ser au-dessous du bord inférieur du muscle ce canal est souvent accompagné par une petransverse, et la hernie inguinale serait ex- tite artère qui naît d'une branche de l'bypotrêmement commune. gastrique.

Le fascia transversalis (1) peut être suivi jus- Ces vaisseaux, ainsi que les nerfs et les lymqu'au niveau du diaphragme; en dedans,il passe pha tiques qui les accompagnent, reçoivent du derrière le muscle droit, et commence à revêtir péritoine une double enveloppe qui se détache en ce point le caractère celluleus. au niveau du point où ils quittent l'abdomen ,

Le cordon spermatique franchit les deux ou- et les unit intimement entre eux. Cette envevertures que je viens de décrire, pour se rendre loppe est la tunique vaginale du cordon. A un au testicule. Des artères, des veines, des nerfs, pouce environ au-dessus du testicule, les deux des vaisseaux lymphatiques , un conduit excré- feuillets se séparent , pour former une poche teur, appelé cana/ rfd/l'ren^, une gaine membra- séreuse, qui enveloppe cet organe à sa partie neuse et le muscle crémaster, entrent dans sa antérieure et facilite ses mouvemens. Cett» composition. poche est appelée la tunique vaginale du lesti"

L'artère spermatique provient de la partie cule. antérieure de l'aorte, au-dessous de l'origine Dans l'intervalle compris entre les deux andes artères émulgentes. Elle descend derrière neaux , le muscle crémaster se réunit au corle péritoine, sur le muscle psoas , et, croisant don spermatique (2). Ce muscle naît du bord la direction de l'uretère , parvient à l'anneau du petit oblique et du transverse , en arrière abdominal , oii elle fait partie du cordon. de l'aponévrose du grand oblique, descend

La veine spermatique , naissant du testicule, dans le scrotum à la surface du cordon, et adpénètre dans l'abdomen avec le cordon, ac- hère à la portion x'éfléchie de la tunique vagicompagne l'artère jusqu'au milieu de l'abdo- nale. Dans son trajet vers le scrotum, il est ormen où elle l'abandonne; la veine spermatique dinairement accompagné par une branche de du côté droit se termine dans la veine cave in- l'artère épigastrique.

féricure, l'autre se réunit à la veine émulgente Ainsi, toute la partie du cordon comprise engauche, tre le testicule et l'anneau inguinal est recou-

(l) J. Cloquet, dont les dissections nombreuses et attentives nie'ritent toute la confiance des anatomistes , a étudié avec soin les connexions de ce fascia , qui , comme il l'observe avec raison, ojoue un rôle trèsimporlant dans l'histoire des hernies inguinales tant internes qu'externes. Supérieurement, dit-il, cette aponévrose, que j'appellerai yaJCifl transversalis d'après M. A. Cooper, qui en a parlé le premier, se perd insensiblement, en se confondant avec le tissu cellulaire qui couvre la face interne du muscle transverse et se prolonge jusqu'à la face inférieure du diaphragnie."(p. 25). » L'anneau abdominal, ainsi qu'ill'observe (p. 26), ne doit pas être considéré comme un simple trou, mais plutôt comme l'orifice évasé d'un canal en forme d'entonnoir, qui reçoit les vaisseaux spermatiques, se continue sur eux en forme dégaine, et les accompagne à travers le canal inguinal, jusqu'à la partie supérieure du testicule. Il décrit le bord interne de l'anneau abdominal comme étant plus fort que l'externe, ce qui tient probablement à ce qu'il considère l'aponévrose du transverse comme faisant partie de ce fascia. Sa description de cette membrane s'accorde en tous points avec celle de Sir A. Cooper, bien qu'il n'ait pu se procurer cet ouvrage, et qu'il ait été forcé de s'en rapporter aux extraits nécessairement incomplets, renfermés dans les autres ouvrages .sur le même sujet. A. K.

(i\ L'origine du crémaster a été différemment décrite par les auteurs ; mais les descriptions modernes ont aiouté peu de chose à celle de "Winslow : « Il naît, dit-il, en partie du ligament de Faliope, et en partie du bord inférieur du muscle petit-oblique del'abdomeui et, à raison de cette origine, il semble quelquefois provenir de l'épine iliaque. Il est probable que le muscle transverse contribue également un peu h sa formation (p . 192] . n Mais J. Cloquet a donné du crémaster une description différente de celle des anatomistes qui l'ont précédé, et qui paraît correcte, non-seulement parce qu'elle semble être le résultat d'une dissection attentive , mais encore parce qu'elle donne une explication plausible de la manière dont ce muscle est formé : « Avant la descente du testicule , le gubernaculum occupe le canaf inguinal; les fibres inférieures de l'oblique interne, qui paraissent relâchées, contractoni; des adhérences avec lui en se rendant au pubis. Lorsque le testicule descend, les fibres sont nécessairement attirées en bas, dans le scrotum , et forment ainsi des anses ou arcades , dont la convenité est tournée on bas. En disséquant le crémaster chez un adulte, on observe que les fibres naissent du bord inférieur de l'oblique interne et descendent sur le côte externe du cordon, et, ayant formé une anse à la partie antérieure de la tunique vaginale , montent au côté interne du niûrae cordon , et viennent s'iuséicr au pubis, derrière le pilier inférieur de l'anneau,» (P. i5, op. cit. ) A. K.

ANATOMIE DE l'aINE. 211

verto par un double feuillet péritonéal , qui tractent , l'aponévrose et le fascla qui sont si*

constitue la tunique vaginale du cordon, puis tues derrière le cordon, étant poussés en avant

par le crémasler, et enfin par un fascia que par les intestins, remplissent l'offlce de val-

lui envoie l'aponévrose du grand oblique. La vule et s'opposent h la descente de ceux-ci en

portion comprise entre l'anneau inguinal et produisant l'oblitération plus complète du

l'anneau abdominal est également recouverte conduit qui pourrait leur donner passage, par le crémaster et la tunique vaginale , mais L'artère épigastrique est tellement rappro-

indépendamment du fascia que lui fournit le chée du cordon et devient d'une si haute im-

grand oblique , l'aponévrose du grand oblique portance dans l'opération de la hernie, qu'il est

elle-même lui sert aussi de tunique. Dans la indispensable d'en connaître le trajet de la

cavité abdominale les vaisseaux spermatiques manière la plus précise. Elle naît de l'iliaque

n'ont pas d'autre enveloppe que celle qui leur externe derrière le ligament de Poupart, et

est fournie par le péritoine (1). après une légère inclinaison en bas , elle se di-

L'espacequelecordonparcourtentrel'anneau l'ige en dedans etenhaut;à son origine, elle est

abdominal ctl'anneau inguinal portelenomde située deriière le fascia transversalis et mar-

can al inguinal.Ce canal est formé de la manière che le long du boi'd interne de l'anneau abdo-

suivante: sa limite postéiieureestformée par la minai où le cordon la croise preàqu'à angl»

réunioix de l'aponévrose du transverse avec le droit, puis, se dirigeant derrière le bord du

fascia transversalis. Inférieurement , le canal muscle droit, elle pénètre dans la gaine de ce

est complétéparl'arcade crurale, et, antérieu- muscle et remonte pour s'anastomoser avec la

rement , par l'aponévrose du grand oblique (2). mammaire interne. Dans son trajet, elle fom*-

L'obliquité de ce canal semble avoir pour effet nit au crémaster une branche qui descend sur

do s'opposer à la protrusion trop facile des le cordon, et plusieurs l'ameaux aux muscles

viscères abdominaux. Car si le cordon sortait de l'abdomen; elle est constamment accompa-

dc l'abdomen directement derrière l'anneau gnée par deux veines. Dans le point où l'artère

inguinal, les efforts musculaires détermine- épigastrique est croisée par le cordon, elle est

raient des hernies avec beaucoup de facilité, distante d'environ trois pouces, d'une part ,

Tandis qu'au moyen de la disposition qui delà symphyse pubienne, et d'une autre p«rt,

existe, lox'sque les muscles abdominaux se con- de l'épine iliaque antérieure et supérieure.

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