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TRAITEMENT DE LA HERNIE APRÈS LA RÉDUCTION

Lorsque les parties contenues dans le sac ont été réduites, on doit vider avec soin ce dernier du sang qu'il contient; et après avoir mis dans des rapports cpnyenablesle sac et ses tuniques, pn rappicQche les bovds de la plaie extérieure, ft on les jnaiptie^:[t <}tj jopypu d'une suture.

L'aiguille elles fils ne doivent être passés qu'à travers les tégumens. Il faut éviter, avec le plus grand soin, de comprendre les parois du sac dans la suture , qui pourrait déterminer une inflammation , dont la pi'opagation s'accompagueri^it de dangers. La plaie doit être

HERINIE INGUINALE ÉTRAiNGLÉE.

l'ecouvertc avec un gâteau de charpie, soutenu reste encore dans un état d'irritabilité cxtrêpar une compresse, J'appareil est fixé par un me; dans ces circonstances, l'opium est forbandage en T, qui exerce une légère compres- mellement indiqué. • sion sur la région inguinale, et a pour objet de L'opium est encore indiqué pour faire cestenir fermé l'orifice du sac herniaire. ggr ime toux pénible qui survient, dans cer-

Le malade doit être porté à son lit dans une tains cas, après l'opération, et qui a le double

position horizontale , et , pendant ce trajet, le inconvénient de nuire au repos du malade et

chirurgien doit appliquer la paume de la main de l'exposer au retour de la hernie , par suite

sur la partie opérée, afin d'empêcher que l'in- de la pression soudaine qu'elle détermine sur

testin ne soit chassé en bas par les mouvemens igg parties contenues dans l'abdomen. du malade,

Ordinairement, dès que l'opération est ter

minée et que le malade a été placé dans son lit, on lui fait prendre de l'opium dans le but de pi'ovoquer le sommeil et de calmer ses douleurs ; mais lorsque celles-ci ont été très-violentes pendant plusieurs heures , qu'elles se sont accompagnées de vomissemens,et que;rinsomnie dure depuis long-temps, la cessation subite des souffrances est suivie leplas souvent, au bout de quelques minutes , d'un profond sommeil, sans qu'on ait besoin de recourir à l'opium. En pareil cas, ce médicament , nonseulement est inutile, mais même positivement nuisible, en ce qu'il détermine un état de torpeur de l'intestin , et devient une cause de constipation. Abandonné à lui-même, le malade aura des selles naturelles deux ou trois heures après avoir été placé dans son lit , à moins toutefois que les parties n'aient éprouvé une inflammation très-violente , mais ce résultat se fait toujours attendre davantage quand on a administré l'opium; aussi est-il préférable de renoncer à son emploi, s'il est possible, puisque le malade n'est jamais complètement soulagé que quand l'intestin s'est évacué.

Si troiîi heures s'écoulent avant quele malade ait des évacuations alvines, on doit faire donner au malade un lavement purgatif, composé de sulfate de magnésieetd'uncinfusion de séné , dans une grande quantité de liquide et aussi chaud que le malade pourra le suppor ter. Si ce suivi de

deux drachmes de sulfate de magnésie dans de complète, l'eau de menthe. Toutefois, on ne doit recou- Si l'opération n'a pas été trop long-temps rir aux purgatifs qu'autant que les selles ne différée, le rétablissement du malade s'effectue paraissentpasdevoirse rétablir spontanément, d'une manière progi'essive et régulière; mais Des fomentations spiritueuses sur l'abdomen plusieurs sortes de dangers sont à craindre contribueront au rétablissement des fonctions quand on a trop temporisé, de l'intestin. 1* Quelquefois l'intestin reste impuissant à

Quelquefois , bien que le malade ait eu des recouvrer ses fonctions ; les vomissemens et la selles, on voit les vomissemens persister après constipation persistent, et le malade succoml'opéi-ation; cela vient de ce que l'estomac be (1).

On doit recommander au malade, d'une manière toute spéciale , de ne point quitter la position horizontale , pendant tout le traitement, et surtout dans le moment où il se livre à la défécation. En négligeant d'obéir à ce précepte, il s'eiposerait à la reproduction de la hernie. En voici un exemple :

Observation 236". — Un malade, qui venait de subir l'opération de la hernie , n'ayant point tenu compte de cette recommandation , fut trouvé par son chirurgien, le soir du jour où il avait été opéré, assis sur la chaise-percée etfaisant de violens efforts. A l'examen de la plaie, non-seulement on trouva l'intestin dans le sac, mais encore il s'échappait à travers les points de suture, et faisait hernie au-delà des lèvres de la plaie extérieure. On réduisit une seconde fois ; le malade guérit.

Le premier appareil doit être levé le troisième jour, et ensuite les pansemens doivent être faits tous les jours; s'il survient une inflammation vive, et si la hernie est volumineuse, le scrotum doit être soutenu au moyen d'un petit coussin ; on doit recourir à l'usage des fomentations et des cataplasmes. Les points de suture doivent être retirés le cinquième jour, à moins que l'intensité de l'inflammation n'oblige à les enlever plus tôt.

Une fois que les points de suture sont enlevés, le travail de la cicatrisation marche com-

:e moyen reste sans effet, il doit 'être me une plaie ordinaire; mais le malade doit l'administration de l'huile de ricinet de garder le lit jusqu'à ce qu'elle soit tout^à-fait

(i) On a pense que dans les cas où le debridemeat n'est suivi d'aucune amélioration , l'issue fàcheu&e de la maladie devait êtreatlribue'e à ce que la portion d'intestin qui avait c'ié e'tranglée n'était plus apte à recouvrer ses mouvemens péristaltiques ; sans aucun doute , cette opinion repose sur les résultats fournis par l'examen des cadavres. Je dois dire, toutefois, que, d'après ma propre expérience, je .suis porté à assigner une cause différente ^ ce défaut de réaction des parois intestinale». Les considérations dans lesquelles je vais entrer, ne sont pas sans importance pour la pratique. Si c'était à la paralysie de la portion d'intestin étranglée que dût être attribué le défaut d'évacuations alvines après la réduction , cet état purement passif serait attesté par la distension que déterminerait l'accumulation des matières fécales dans l'intestin , ou Lien les matières contenues dans la portion supérieure de l'intestin seraient poussées dans la portion paralysée et formeraient, en s'y accumulant, un obstacle insurmontable !i tout passage ultérieur. Et cependant ce n'est pas là ce que démontrent les autopsies ; loin d'être distendue , la partie étranglée se trouve dans le

2* Si, malgré les selles , l'inflammation du parait favornlîe, cet accident sui'Vint chez un

péritoine persiste, et si l'abdomen reste tendu malade soigné par M. Spry. et douloureux , la maladie se termine par la

mort; k l'autopsie, on trouve les intestins adhé- Observation 237'. — M. Spry opéra le nommé

rens entre eux et largement distendus par des Ashby, ùgé de 50 ans , pour une hernie qui s'é-

gaz. On doit s'efforcer de prévenir ces graves tait étranglée )e 23 décembre 1803, et qui avait

accidens par la saignée, les fomentations, les résisté à toutes les tentatives de réduclion[pra-

sangsues à l'addomen et les purgatifs. tiquées par ce chirurgien et par le doclcnr

3* Les purgatifs drastiques réussissent quel- Yelloly. Le 25 décembre, l'opération fut faite quefois ; mais souvent, leur action se prolon- de la manière la plus satisfaisante ; le huitième géant pendant plusieurs jours , ils épuisent le jour, la plaie était cicatrisée, excepté dans une malade et peuvent môme le faire succomber, très-petite étendue; mais ce jour \h même, Dans ces cas, il faut prescrire de petites doses dans la matinée, le malade ressentit dans le d'opium fréquemment répétées, des lavemens coude la douleur et une raideur accompagnée d'amidon et d'opium, la colle de poisson, et le de difficultés dans la déglutition; bientôt surlait pour tout aliment. Telle est la pratique que vint le trismus. L'opium et le bain froid ne J'ai vue le mieux réussir en pareil,cas. produisirent qu'un soulagement momentané

4' Chez certains sujets très-îrritables, le téta- et peu sensible , après lequel le malade expi-

nos peut se manifester lorsque tout d'ailleurs ra (1).

même état qu'k l'instant de la re'duction. Tandis que la portion d'intestin supe'rieure h. l'e'trangleraent, qui se trouve distendue par les matières fe'cales et les gaz, oiFie , en outre, les caractères anatomiques d'une violente inflammation. C'est cet e'tat d'inflammation de la portion d'intestin situe'e au-dessus de l'elranglement qui estla cause de la constipation. Dans l'e'tat d'inflammation , la filire musculaire ne peut se contracter; en sorte que le canal cède à la distension qui s'exerce du dedans au deliors. Ainsi , la cessation de l'e'tranglement, tout en pre'venant la mortification de l'anse intestinale e'trangle'e , n'amène point l'e'vacuatiou des matières contenues dans la partie supe'rieure de l'inlestin.

Le seul traitement qui puisse avoir d'heureux re'sullats en pareil cas , consiste à appliquer Jes sangsues sur l'abdomen et i donner, à doses continues , le calomel combine avec l'opium. Cette me'dication exerce une influence marquée sur l'inflammation des membranes se'reuses , eahne l'irritabilité île l'estomac , et réussit beaucoup mieux ^ re'tablir l'action normale des intestins, que les purgatifs ordinaires qui causent de l'irritation, sans amener l'eiFet de'sire'. Les lavemens sont un auxiliaire utile, en ce qu'ils stimulent la portion infe'rieure de l'intestin, et tendent à provoquer le mouvement pe'rislaltiqne dans la partie supe'rieure, k mesure que l'inflammation disparaît. A. K.

(l) II est une circonstance qui accompagne l'ope'ration de la hernie e'trangle'e, et qui n'a c'te' que trèspeu ou pas du tout signale'e dans les travaux des chirurgiens qui Ont le mieux écrit sur cette matière importante; je veux parler de l'inflaramafion et de la suppuration du sac. Les symptômes de cet accident sont si graves et si semblables à ceux qui accompagnent l'étranglement de l'intestin ou de l'e'piploon, que le danger de confondre ces deux c'tats pathologiques l'un avec l'autre, est une raison suffisante pour y donner une attention spe'ciale. Ordinairement à la suite de l'opération pour la hernie scrotale étrangle'e , lors même que tout marche favorablement , le scrotum reste encore sens! bl« , une légère suppuration continue îi s'écouler jusqu'à ce que toute la surface de la plaie soit cicatrisée ou couverte de bourgeons charnus. Les nausées et la constipation cessent , le lioquet disparaît promptement , et les symptômes d'affaissement général ne tardent pas it se dissiper. Ddus quelques cas au contraire, vingt-quatre ou quarante- huit heures après l'opération, le scrotum se tuméfie et devient douloureux ; le hoquet et les vomissemens reparaissent ; les intestins tombent dans un état de torpeur; une constipation absolue s'établit de nouveau , et le chirurgien est porté !i penser que l'intestin , s'étant de nouveau engagé à travers l'anneau inguinal , est passé dans le sac. Cette supposition est rendue encore plus vraisemblable par les sensations «lu malade, qui affirme que le sac herniaire lui semble rempli, e' lui fait éprouver la même sensation que lorsqu'il renfermait encore la hernie. On conçoit d'après cela, que le chirurgien est naturellement conduit à ouvrir le sac , dans le but de réduire la hernie supposée reproduite. Or, cette opération, suivant toutes les probabilités , doit être fatale au malade.

Pour moi, si je m'en rapporte à ma propre expérience , et à celle de plusieurs chirurgiens , qui plus souvent que moi ont eu l'occasion d'observer des cas de ce genre , je pen.se qu'un nouveau déplacement de l'intestin, après qu'il a été convenablement réduit , est une circonstance extrêmement rare. Peut-être même est-il permis d'avancer que ce second déplacement n'est possible que par l'elFet de violens efforts exercés par le malade dans l'attitude verticale , comme par exemple , quand, s'étant levé An son lit et s'étant placé sur la chaise de nuit, il contracte avec força les muscles abdominaux.

Ce qui détermine la tuméfaction et la sensibilité du scrotum , c'est un épincbement de lymphe plastique qui s'y forme sous l'influence de l'inflammation, avant que la suppuration ne soit établie. Ce phénomène, qui est général dans l'inflammation des membranes séreuses, a surtout un effet salutaire d.ins les cas dont il s'agit, en ce qu'il oppose au pus qni doit être sécrété plus tard, un obstacle à son passage dans l'abdomen.

L'épanchement de lymphe plastique remontant jusqu'à l'anneau abdominal, donne à la tumeur l'aspect d'une tumeur herniaire, et fait éprouver au malade le sentiment du retour de la hernie. L'intestin replacé tftantùtué à l'entrée du sac, contribue à former la barrière qui s'établit entre le sac et la cavité abdominale,

1% MmimmmmMMM.

(Juànci le malade est rétabli des suites de î'b- Observàtioii 238\ — tJii hoitiun'e ^î deriiéuralt

pération, il est encore expose, coimne aupara- Tis-à-vis l'hôpital Sàiht-Thômas, fut oiiëré, il y

vaut, à la repiodueliou de la hernie; la prédis- a quelques années, d'une hernie étranglée,

positioii l\ ce genre d'accideut a même aug- Après la cicatrisation de la p'iàie, on lui recô'ÉA-

menté ; car rouverlure abdominale a été ac- manda de porter tin bandage pour pi'éVèùii' ïe

crue par l'iueision dn débridement. j'avais retour de la hernie ; mais ayant nieglig'é cette

dei'uièremenhj dans mon service à l'hôpital de précaution , il éprouva de nouveau, deiix aîis

Guy", un homme qui av;!it subiropération vingt après, lés symptômes de l'étranglement. Dââs

ans auparavant, et qui maintenant porte une le désir d'éviter ropératioii, il emjployâ , niais

hernie du ménie côlé. On doit donc, après la eii vain, tous les moyens possibles pour fàiife

guérison, appliquer un bandage avant dé pèr- rentrer sa hernie, et eiitin, il ù'énvoja chèf-

mettre au malade la marche et le retour à ses chei" un chirurgien gù'à Ik dernière èxtré-

occupations îiabifuelles. mité ; il était trop tàfd'poUr ëpèi-êï', et ié nàâtâ-

et entre ainsi pour sa part, dans un travail inflamitiatoire aigu, qui détermine les symptômes d'une inflammation de l'abdomen si grave en apparence.

Si le chirurgien ouvre le sac pour s'assurer que l'intestin est redescendu , si non content d'un premier examen , il passe le doigt autour du collet du sac , il compromet d'une manière irre'parable le travail de la gue'rison, par la ilestrucliou des adhe'rences que l'intestin a contracte'es , il permet à l'indammation limite'e auparavant par les adhe'rences , de se propager en suivant le pe'ritoine ; ou Lien encore, il ouvre au pus , qui' sera forme plus tard, uq passage pour arriver dans l'abdomen.

t)ansle chapiUf précèdent, j'ai cile' un cas dani lequel lé chirurgien soupçonnant, d'après jfa gravite des syhijptômes , que l'élranglemeut n'avait pas e'té .suffisahimerit débridé au moniènt de l'opération , r û'îvrit le sac au bout Je cinq jours, explora avec le doigt l'état dé l'anneau abdominal et débrida une seconde fois ; pratique on ne peut plus dangereuse, et qui lut suivie rapidement delà mort du malade.

Les Jeux obscivatious suivantes soat propres a démontrer l'extrême gravité des syoïptôraes qiii accompagnent le Irav.iil delà suppuration dans le sac herniaire, et la resséitiblance qui existe entre ces symptômes et ceux de l'étranglement. Telle était cette ressemblance dans celui des deux cas qui m'est propre , que je fus fortement engagé parles assistaus à ouvrir le sac et à réduire de nouveau la hernie qui, suivant éûï, s'était reproduite. L'autre cas s'est présenté dans le service de M. Chandier ; cette fois , on ouvrit le sac , mais heureusement, on le referma judicieusement sans avoir fait aucune exploration du côte' du collet du sac.

Je dois quelques-ans des détails de l'observation suivante à M. South.

Ohseivationi A. — Joseph Hurst, âgé de 3o ans, entra k l'hôpital St-Thomas , le 6 septembre 1817, il poitîit depuis deux ans, une hernie inguinale droite , qui avait progressivemeut augmenté <îé vôlume j ii rie se souvenait point d'avoir jamais fait aucun violent effort, et il n'attribuait sa maladie qiï'a dé la faiblesse. 11 rapporta qu il avait toujours pu, en se couchant sur le dos , faire rentrer la totalité du la fumeur dans l'abdomen, ce qui lui était devenu impossible, seulement depuis le /^septembre, époque à partir de laquelle il n'avait eu aucune selle. Il avait été saigné à neuf heures du soir, avant son entrée , et on lui avait tiré seize onces de sang. Les symptômes n'étaient pas très-pressans , mais le mal.ide accusait dans la hernie une vive douleur , ayant sou siège dans la hernie, et tenant, selon toute apparence , auic tentatives de réduction : on recommença en valu de nombreuses tentatives. Le malade fut alors placé dans unbaln cnaiïd, et on lui fit une snignce de vingt onces. Cette opération fut suivie de syncope ; mais lorsque lé malade revint à lui, il éprouva de violentes convulsions des membres Ihoraciques. Les moyens employés jusque-lb n'amenèrent aucun résuhrit ; mais une circonstance digne de remarque, c'est qu'en pressant siir la tumeur on déterminait un bruit de gargouillement, et le contenu de l'intestin était facilement refoulé dans l'abdomen, Lien que la hernie elle-même l'ut complètement irrétZuclible. Aussitôt que le doigt était retiré , la tunieur reprenait son volume ordinaire , c'est-à-dire, le volume du point. Lorsque rintestin'"était e'vacué de cttte manière et qu'on imprimait des mouvemens à la tumeur, on entendait un gargouillement très-prononcé qui annonçait la présence d'une grande quantité de liquide dans le sac. Après être resté une heure dans le Lain , le malade fut reporté dans son lit, eton prescrivit l'application de flanelles chaudes sur l'abdomen.

Le y septembre, point de sommeil la nuit dernière , mais peu de douleur; pouls comme la veille. A neuf heures, M. Chandier vit le malade et prescrivit un nouveau Lain , où le malade resta pendant i peu près une demi-heure , sans aucun résultat. A onze heures, on administra un lavement dé tabac, <|ui fut de même sans etFet. A une heure, on fit une application rélrigérante, eton la continua pendantcihq heures. Le malade se trouva un peu mieux. Dans la soirée, on Jonna un lavement compose' d'huile de i'icin et d'une infusion lie seué; ce lavement ne produisit aucun résultat.

Le 8 septembre, le malade eut une très-légère évacuation dans la inaiinée ; vers dix héiires , on comniença l'emploi du sulfate de magnésie à petites dosés ; et, dans là journée, le malade eut des évacuations un peu plus aliOadanles. L'abdomen était moirïs tendii , mais il était légèrement sensible dans toute son étendue. Le malade fut bien toute la si'inaine suivante, et n'accusa qu une sensation dé coustrîctîon qîii avait son siège à l'épigastre, et se manifestait le soir, pour disparaître vers le matin. Lé Ventre fût li^rr.

Le 16 septembre , vers midi, le malade commença à àe trouver très-rtiaï : douleur vive, et tension de l'abdomen, qui allaient en s'accroissant ; il y avait eu une selle* dans la jolirnée. Vers cinq heures et demie, les symptômes étaient plus graves, Ou fit uiie saignée dé SBizé oiicés, avant laquelle déiiï grains tTopTii in

de lie tarcfà paà u succomber. A l'aiitopsie, je tàinfieregli.sodciSpilalfieids,ag(;deZi2ans,cnlra

trouvai la hernie éh'àhglée et conteiiue dans à l'hôpilul de Guy, et fut reçu par M. Samuel

l'ancien Siic. llanis, élève de M. Lucas, le dimanche, 28

Le sujet de l'oDsérvation suivante avait subi juillet 1^10, à 0 heures du matin. Il présentait

ï'bpéralioû plusieurs années auparavant, lors- les syniplômos d'une hernie éti^anglée. Ce ma-

(Jue, par suite d'écarts Je i'éginic et de négli- lade avait déjà eu, cijiviron vingt ans aupara-

^tnccs dahs l'application de son bandage, l'in- vant, une hernie étranglée du colé droit , et

tt'slîil à*est déplacé et s'est étranglé de nou- avait été opéré avec succès par M. Lucas aîné,

veau. Je dois i"i M, Wagner, maintenant chi- liepuis celte époque, il avait porté un bandage

turgiëh 5 Charlesîori, les détails de l'observa- pendant le jour, mais il l'enlevait chaque nuit;

tlbri. quelquefois môme il vaquait à ses occupations

dans le jour, mais jamais il n'était resté plus

W^ei'vUtt'ôil 239*; — Sairili'el D.iwsou, sacris- d'un ou deux joui's sans eu faire usage. Un sa-

avaiiiiit e'ie administres. L'état du malade alla en s'aggravant; vers huit heures, il fut pris de hoquet et de voniissijiiieiis pe'uibles j visage anxieux ; pouls fie'queul et dur; ahdoraen tendu et douloureux; le malade e'tait évidemment en proie aux synjptomes les plus graves de l'étranglement.

Vers neuf heures et demie, M. Chandler procéda a l'opération; le pouls était alors à l6o , mais sa fréquente aiait été prohabiemeut accrue parle transport du malade à la salle d'opération. On suivit la méthode ordinaire; huis, à l'ouverture du sac, il s'écoula au moins deux onces de sérosité qui, sans doute était la cause du bruit qu'on avait perçu en impiimaul des mouvemens à la tumeur. On vil alors pourquoi l'iutestiu n'avait pu être replace dans l'abdomen ; eu effet , en le soulevant, ou s'assura que sa partie iul'érieure adhérait solidement à la Surface interne du sac. (. es adhéi-ences ne paraissaient poiut récentes. Aussi, bien que le malade affirmât positivement qu'il avait toujours pu réduire sa hernie; je suis porté à croire que depuis quelque.*; semaines elle était irréductible. L'intesli nlui-mème était forlemeat distendu par des -az, mais n'offrait poiut, à en juger par l'état des vaisseriux sanguins, les traces d'un étranglement prolonaé; il semblait même qu'aucune constrictiun n'avait existé , car l'intestin ayant é(é vidé, deux doigts pouvaient iacilement pénétrer à travers l'anneau abdominal jusque dans l'abdomen , et l'inleslin se réduisit avec beaucoup de facilité dès que les adhérences eurent été détruites. Le sac ne renfermait aucune portion d'épiploon. Je pense que les symptômes d'étranglement avaient dépendu de ce qtK.' , lorsqu'il se lorniait une grande quantité de fluides aériformes, l'intestin compris dans le sac étant distendu par ces gaz, il se formait eh conse''quence à l'orifice du sac , une constriction qui s'opposait au passage des malières à travers la portidh ctrangléi;. Ces gaz pouvaient facilement sortir de cette portion d'intestin, mais l'anse intestinale étant reléguée à la portion inférieure du sac, les gaz s'accumulaient de nouveau, et l'étranglement se reproduisait. Ces circonstances avaiect donc rendu l'opération nécessaire pour la destruction des adhérences , qui formaient le seul obstacle à la réduction qu'on obtint facilement ensuite.

La plaie fut réunie pat- trois points de suture et quelques bandelettes agglulinalives : à oiize heures, le j)Ouls était II iBz et moins dur : le maiade se trouvait mieux.

Lèiy seplcmbrej. rien de jiarliculier, pendant la nuit, si oe n'est une siilJe involontaire, A huii heures du malin , le malade commença h faire usage d'une solution de sulfate de magnésie , il eii prit une autre dosé:) dix heures , îl midi il prit une demi-once d'huile de ricin, et quelque tenips après il eut une selle. On enleva les emplâtres agglutinatifs et on se borna à un pansement simple. A trois heures après- hiidi, nouvelle dose d'huile de ricin, qui produisit dans la soirée une évacuation très-copieiire; à cinq heures , le pouls était k i3o , l'abdomen était plus tendu que le matin et très-sensible à la pression. On tira eUviVon seiz'e onces de sang, et à sept heures il y avait une amélioration miuifesle. Le pouls était à 1 12 et plus développ'é i Ib ventre quoique très-douloureux encore, l'était cependant moins que dans la journée. Le malade prit de deux heures en deux heures une drachme de sulfate de magnésie dans une potion anti-émélique à l'état d'effervescence ) à onze heures , le pouls était 'a i3o , mais moins dur que dans la soirée. Le caillot de la Saigiiée était couenneux et à bords relevés.

Le l8 JBplehîbVe, le malade a eu peu de sommeil, pouls à UO; abdomen muiiïs sensible; à une heure; pouls à i:ii ; jpcaU chaude; languo brune et sèche; abdomen moins tendu et peu douloureux; dans la Inàlinée îl y 'h èa trois évacuations; l'amélioration est évidente. Le scrotum est très-tuméCé, et il .semble ijrie l'ilitèstih soit descendu de nouveau; à sept heures dû soir, deux selles plus copieuses; même aspect d'tine tnméiir dins le scrotum ; d'après cette circonstance, le chirurgien de garde crut devoir enlever lés suturés et rouVrir là plaie. Mais la hernie ne s'était point reproduite ; les sutures furent replacées, et l'on fît des lûtioUs évaporantes àVec un mélange d'alkool et d'acétate d'aniiaoniaque liquide. Le nialade prit en outre trente gouttes 'dé teinture d'opium.

Le ly , la nuit a été bonne, point de selle avant une heure ai)rès-midi ; à ce moment, le pouls était à iSa, là peau sèche et chàUde , mais l'abdomen pen douloureux à la pression ; à sept heures du soir, jioùls à 10^; plusieurs selles depuis une heure, légère moiteur de la peau, absence de douleur ; on admiuislifa encore la teinture d'opium.

Lfe 20, nuit bonne, nouls 'a lu , ventre libre , visage presque naturel, peau humide , langue nette. Quelques jôuVS après , le scrotum ayant été pris d'un gonflement inflammatoire , o'ii y appliqua des calait 'Smcs qui eurent pour effet de h-3lèr la formation du pus. Le îg septembre, il s'eù écoula environ six onces.

inedi, il mit de côté son bandage, soupa de bon mais ce fut sans succès; la douleur abdomi-

appétit, et but abondamment de la bière toute nale et la tuméfaction du scrotum faisant des

la journée; cepondanl 11 se trouvait bien à 10 progrès, on fit venir un chirurgien qui prati-

heures du soir. S'èlant couché, ilfutpris d'une qua une saignée de douze «uces. C'était le di-

vive douleur au niveau de la région orabili- manche, à 4 heures du malin. L'apparition des

cale et dans la partie inférieure du ventre, symptômes d'étranglement datait de la veille,

Depuis l'opération pratiquée par M. Lucas , il à 11 heures du soir. Il ne fut point soulagé par

avait eu de temps k autre, dans l'abdomen, des la saignée, alors on se décida à le transporter

douleurs accompagnées de nausées et de vo- à l'hôpital.

missemens ; mais ces douleurs étaient de peu A 6 heures du matin , le malade accuse une

de durée, et disparaissaient toujours après une grande faiblesse et se plaint de froid; agitation,

évacuation alvine ; il essaya de réduire la her- nausées et vomissement, éructations, vive dou-

nie, qui s'était reproduite dans la matinée, leur à la partie inférieure de l'abdomen et à la

Le 3o , écoulement d'environ trois onces de pus : dans le cours delà semaine suivante l'abcès se cicatrisa, mais il f'iL suivi i!e la formation d'un second aLcès, moins conside'r»ble , qu'on ouvrit le li octobre, et qui donna issue à deux onces de pus. Le 3i octobre, le malade e'tait entièrement gue'ri.

Dans le cas suivant, après l'opération, telle était la gravité des symptômes qu'on ne pouvait guère compter sur la gue'rison du malade. J'ai dû beaucoup , dans ce cas , aux conseils éclairés du docteur Cliolmeley, qui s'intéressa vivement aux suites de l'opération. M. Eikington, chirurgien à Birmingham, et qui était alors élève k l'hôpital, suivit ce malade avec beaucoup d'attention, et m'a fourni les détails suivans r

Observation^. — «James llogers, âgé de 38 ans, fut reçu k l'hôpital de Guy, le i" avril, pour une hernie inguinale droite étranglée ; elle datait aé)k de six mois , et s'était formée dans un moment oii il soulevait un pesant fardeau. On l'avait alors facilement réduite , et elle ne s'était pas reproduite jusqu'au samedi malin aviint l'entrée du malade. Ce jour-là, la hernie ayant reparu sous l'influence de la même cause, elle s'étrangla immédiatement après.

Au moment où le malade entra à l'hôpital , l'abdomen était douloureux et tendu; les nausées presque continuelles , et les vomissemens revenant par intervalles ; pouls petit et déprimé. Le naïade était dans un état de profond accablement et avait des frissons. La tumeur étiiit assez volumineuse , dure et sensible. On fit à l'instant une saignée au bras ; mais le sang s'écoula lentement, sans doute , à cause de l'état d'affaissement où se trouvait le malade , toutefois, on put en tirer douze onces, sans qu'il éprouvât aucune faiblesse. On plaça alors le malade dans un bain cliaud , el l'on fit une nouvelle saignée de seize à dix-huit onces. Il eut une syncope, on le retira du bain et on tenta le taxis pendant environ une demi-heure. Pendant tout ce temps il resta dans un état de défaillance ; on sentait que le collet duèac était très-dur et qu'il résistait à toutes les tentatives de réduction. On appliqua le froid et on recommença le taxis pendant un court espace de temps , ra.iis sans plus de succès. Les symptômes s'aggravant, M. Key proposa l'opération k laquelle le malade consentit. Pendant tout le cours de l'opération, le malade montra une excessive agitation. L'artcre honteuse externe donna un peu , mais non pas au point de nécessiter l'application d'une ligature. L'étranglement siégeait k l'anneau abdominal , il fut divisé directement en haut j la hernie comprenait une anse d'intestin de six à huit pouces de longueur, présentant une couleur foncée et «ne forte congestion. Ce fut dans cet élat qu'on replaça l'intestin dans l'abdomen.

Le mardi , 2 avril : La nuit a été bonne , pouls k 8o , plein et mou ; il y a eu des nausées k deux ou trois reprises, mais point de vomissemens; langue légèrement chargée et humide, absence de toute douleur à l'abdomen ; point d'évacuation. [Lavement illico ; de quatre heures en quatres heures , deux drachmes de sulfate de magnésie et seize grains de cai-bonaie de magnésie.) Le pouls s'éleva k §6 , il y eut une évacuation après le lavement, et le malade se trouva beaucoup mieux.

Le mercredi 3 : la nuit a été bonne , le malade a eu une (ois des nausées, mais n'a pas vomi il a eu k trois ou quatre reprises de légers hoquets ; il n'y a point eu d'évacuations depuis hier matin. Pouls , Q2 , plein et mou. Douleur légère li la pression dans le côlé droit de l'abdomen ; la tumeur est sensible. Le malade a été très incommodé par les vents. ( Lavement qui sera renouvelé toutes les deux heurtts , jusqu'à, ce qu'il y ait des évacuations et continuation de la mixture saline indiquée.") A. miiii , le malade a eu deux selles ; il éprouvait un soulagement marqué, quand tout-à-coup il lui semble que l'intestin est descendu de nouveau ; il se plaint de douleur dans l'abdomen; des défaillances, et de temps k autre un léger hoquet, reparaissent presque soudiiinement ; l'abdomen ;e distend par des gaz; mais k l'examen du scrulum on reconnut qu'il n'existait aucune trace de la reproduction de la hernie. Au bout de peu de temps ces symptômes disparurent ; k quatre heures, douleur et tension de l'abdomen; nausées et hoquet f deux selles.

Le jeudi z^, à midi : il y a eu plusieurs heures de sommeil , point de douleur de l'abdomen ni de vomissemens, hoquets presque continuels , pouls k loo et facile à déprimer , langue chargée et humide , peau moite, point d'évacuations depuis la veille, distension de l'abdomen par des gaz. A trois heures, le sac est tuméfié et enâ:iMimé. Les tuniques du testicule le sont aussi , de sorte qu'il existe deux tumeurs distinctes. Le visage offre l'expression d'une profonde anxiété. (Saignée de seize onces, dix grains de calomcl ; lavement avec un quart de drachme d'extrait de coloquinte toutes les trois heures, ) A neuf heures, pouls

région ombtltcale. Le malade dit qu'une selle sive sensibilité de l'aine ; diminution de la le soulagerait ; mais la constipation est abso- douleur abdominale; dans le bain, le pouls s'élue, et il n'y a point eu de selles depuis le veu- lait élevé et avait pris de la force. Le malade dredi ; la douleur et l'anxiété sont telles , que resta dans le bain pendant vingt minutes ; dès le malade ne cesse de s'agiter et change inces- qu'il eut été porté dans son lit, il éprouva du samment de position , se tenant tantôt assis, soulagement; on l'y laissa tranquille pendant tantôt couché. La tumeur, qui siège du côté quelques instans.

droit, est très volumineuse; les veines du scro- A 8 heures, dans l'impossibilité d'exercer le tum sontgorgées de sang ; l'ancienne cicatrice taxis, oneut recours aux applications réfrigéesttellement douloureuseàlaprcssion, qn'elle rantes,

s'oppose à l'emploi du taxis; pouls petit et Hydro chlorate d'ammoniaque , nitrate de faible. potasse, de chaque g V

A7 heures un quart, le malade fut placé dans Eau g fi

le bain chaud, qui amena de la défaillance, et- Alcool g fj,

le taxis fut essayé , mais sans résultat. Excès- Ce mélange fut appliqué sur le lieu de l'être nitlottant etirregulier; respiration laLorieuse ; hoquet ; point de douleur; tension de l'abdomen moindre; le malade a eu quatre selles abondantes. /

Vendredi matin : la nuit a e'te agitée ; il y a eu trois évacuations ; pouls h q6 et assea re'gulier , offrant cependant une légère intermi'tence à chaque hoquet , ce qui a lieu environ toutes les cinq ou six pulsations ; hoquet très-penihle ; sac herniaire douloureux ; point de clouleur dans l'abdomen. (Trente sangsues sur le scrotum , trois grains de calomel et un quart de grain d'opium , toutes les quatre heures., avec une potion purgative !) La saigne'e locale a été abondante, il a été difficile d'arrêter le sang; l'abdomen est moins tendu, A dis heures du soir, pouls à loo , mou et plein, langue chargée, soif vive , hoquet constant, nausées et parfois vomissement , absence de douleur» (Mêmes pilules ; on suspend la potion à cause des nausées.)

Samedi matin, lo : pouls à 86, plein et mou; pas de douleur; il y a eu deux selles abondantes ; le malade a dormi pendant cinq heures; le hoquet persiste, mais il est moins fatigant; l'abdomen est moins distendu , la face plus naturelle, et le malade parfaitement tranquille, (Mêmes pilules ; infusion de senèet miocture camphrée., sioo drachmes.) Dans la soirée, le pouls esta 96, plein et mou, hoquet constant, (huile de ricin., deux drachmes , illico. )

Dimanche, onze heures : le malade a eu cinq ou six selles noires et fétides ; pouls à go ; langue plus nette et plus humide ; abdomen ni tendu ni douloureux ; diminution du volume [et de la douleur du sac herniaire ; hoquet continuel et vomissemeus fréquens 3 pouls, i quatre-vingt- sis et intermittent; hoquets et vomissemens; trois selles.

Lundi matin, k neuf heures ; pouls à 84 , intermitteuit toutes les cinq ou six pulsations; hoquet constant et vomissemens ; nuit agitée; point d'évacuations, (bouillon, sagou et un peu d'eau-de-vie.) {i, deux heures , poiils très-irrégulier dans sa force et dans sa fréquence ; hoquets et vomissemens. (Toutes les heures, trois grains d'une confection dans laquelle entrent l'opium, le mercure , etc.) A dix heures du soir : pouls, à 88, irrégulier dans sa force , mais régulier dans sa fréquence; hoquet un peu diminué.

Mardi matin : la nuit a été bonne; le lioquet a diminué ; il n'y a point eu de vomissemens depuis la veille ; pouls plein et mou , n'offrant d'intermittence que de dix en dix battemens ; langue humide. (Huile de ricin, six drachmes .^ Pendant la nuitj le malade a eu deux ou trois fois des selles involontaires ; ces évacuations l'ont considérablement affaibli ; le hoquet est plus pénible ; il n'y a pas eu de vomissement; pouls à àuatrevingt-six , petit et intermittent toutes les cinq ou six pulsations. (Reprendre la préparation de mercure etc.)

Mercredi : le malade a passé une très-bonne nuit ; pouls J186', intermittent toutes les dis pulsations hoquet encore très-fatigant, mais plus rare et moins violent. Diminution du gonflement du sac, aspect favorable de laplaie, (Blêmes presci'iptions.) A dix heures du soir, pouls à QO, mou et régulier; il y a eu une selle abondante, hoquet beaucoup moindre, langue chargée et brune k son centre, mais humide. Le malade se trouve très-bien et très-disposé au sommeil.

Jeudi matin : pouls k 86, régulier, plein et mou. La nuit a été' bonne; deux e'vacuations nouvelles hoquet plus fréquent que la nuit dernière, mais moins pénible. Pendant la nuit du jeudi , pouls Ji 86 et

rfaitement régulier ; diminution très-prononcée du hoquet qui ne revient qu'à de longs intervalles. Le malade a mangé deux œufs et a bu un peu de porter.

Vendredi : nuit bonne; le malade est allé une fois h la selle ; pouls k 84, mou et plein; pas de hoquet. (Porter; câtelette de mouton.) L'ingestion de ces alimens fut suivie d'un hoquet qui dura toute la journée mais qui cessa à la nuit.

Samedi : pouls à 96 , le hoquet n'a pas reparu ; point de selles; six onces de pus environ se sont e'coule's du sac. [Purgatif salin.)

Dimanche : mieux ; selles naturelles; suppuration toujours très-abondante.

Mercredi, 17 : le mieux continue. (Z)ecocfjo/i «fe quinquina acidulée.)

Le ao , amélioration.

tranglement, et recouvrit la tumeur aussi com- paies et décomposés depuis la sortie du bain, plétementque pouvait le permettre une vessie peau plus chaude qu'à 9 heures, assez volumineuse. Pendant tout le temps ds A midietquart, pouls extrêmement fréquent, cette application, le malade se plaignit d'une petit et tremblotant, douleur abdominale trèsaugmentation de la douleur, qui se propageait vive et qui s'exaspère par la pression , tension, dans tout l'abdomen jusqu'à l'épigastre. Au constipation, quelques nausées, langue b!anbout de cinq minutes, on suspendit cette ap- che et chargée , avec un tremblotement plication. La douleur était insupportable; il au moment où le malade la porte en avant, resemblait au malade que, s'il pouvait rendre des froidissement des mains et des pieds qui sont vents par l'anus, il éprouverait un soulage- couverts d'une sueur visqueuse, surface du ment marqué. Les vomissemens n'avaient corps recouverte d'une sueur froide. Dans cet commencé que depuis peu de temps , et il y état , voici quelles furent les prescriptions de avait des nausées, une douleur abdçminale, M Forster: vive a la pression, et de l'agitation. Huile de ricin -"• \ ~

A 8 heures/i5 minutes, le malade s'étant mis, Hydrochlorate de soude, j '*'> 5 û

de son chef, à exercer une pression sur la tu- Eau tiède g viij

œeur, la réduisit avec un bruit de gargouille- de plus, à prendre en potion, kuile de ricin 5 fi , ment; mais cette réduction ne fut pas suivie fomentations sur le ventre, d'un grand soulagement , et la douleur abdo- A midi A5 minutes , pouls petit, fréquent et minale persistait encore. un peu dur, légère dyspnée, douleur abdomi-

A 9 heures , douleur abdominale considéra- nale , très-intense: le malade est très-agité, ble, nausées et vomissemens , défaillances, éprouve le plus vif besoin d'aller à la selle , et frissons très-vifs, laremblement très-fort des dît que cette évacuation le soulagerait infailmembres supérieurs , pouls fréquent et petit, liblement; éructations fréquentes [saignée du constipation (pilules de calomel avec coloquinte, bras). 71.2). • Pendant la saignée, le pouls s'éleva et devint

A 11 heures, point de'selles, mais besoin près- à la fois et plus distinct et plus fréquent; sant de défécation; quelques nausées suivies de on ne put tirer qu'une demi-livre de sang, parvomituritions, douleur abdominale aussi vive ce que l'écoulement s'arrêta. Immédiatement qu'avant la réduction et qui augmente encore après la saignée, le pouls s'alfaissa, devint petit, à la pression, tension considérable de l'abdo- faible et presque imperceptible ; plus tard 11 se men, poulspetit, fréquent ettremblottant, mais releva un peu, mais il diminua graduellement, peu dur, soif vive, impossibilité de garder les jusqu'au point de devenir tout-à-fait imperliquides dans l'estomac, visage anxieux, traits ceptible au poignet.

Le 22 , diarrhée ; pouls à <^o , petit et «léprinie ; suppuration abondante. (Cessation du qiiinrjuina ; confection aromatisée et infusiim de cuspar.)

Le 23 pouls J» 86, e'vacuations moindres j accumulation du pus dans le scro'.um; petite incision pour en faciliter l'issue.

Le 34, mieux ; selles naturelles ; suppuration abondante qui s'e'cbappe k travers l'ouverture infe'rieure ; cicatrisation presque complète de l'ouverture supérieure.

Le 17 mai, l'amélioration a e'ie progressive ; on applique un bandage qui est porte pendant quelques heures. L'ouverture supe'rieure est complètement cicatrise'e j l'ouverture infe'rieure ne l'est pas encore tout îi fait: le testicule et le scrotum ont presque repris leur volume naturel. La partie infe'rieure du sac, semble comblée de matière plastique et forme une tumeur assez dure située au-dessus du testicule.

IjC 3o , bien. Le malade sort de l'bôpilal le 19 juin. Il a constamment porté un bandage pendant un mois espace de temps après lequel on trouva que le sac avait considérablement diminué, et qu'on ne pouvait senlir de fluctuation , même quand le malade se livrait aux efforts de la loui. Le bandage fut replacé.

J'ai vu cet homme en juin iSaS, il ne présentait aucune trace de hernie , même quand il ne portait pas son bandage.

D'après ce qui précède, il est évident que la crainte devoir l'intestin sortir do nouveau après l'opération, prend sa source plus dans les prévisions de l'esprit que dans l'expérience de ce qui a lieu. La descente d'une hernie n'est point un phénomène dans lequel les intestins jouent un rôle actif; pour qu'elle s'effectue, il faut l'action combinée des muscles abdominaux et du diaphragme, et quand le malide est maintenu Iranquille et qu'il repose il est presque impossible que la liernie se reproduise. Comme l'intestin réduit est toujouis le sié"e d'une inflammation plus ou moins vive <i sa surface, il a bientôt contracté des adhérences avec les parties voisines. Dans le cas de suppuration du sac, !c traitement doit être entièrement palliatif. Car, bien que cet élat soit accompagné de symptômes graves, sa terminaison n'est pas dangereuse, Au début de l'iiiflamluation on doit, afin d'en modérer l'intcnsilé , appliquer sur le scrotum des, sangsues et des lotions évaporantes. Du moment où l'on juge que la suppuration existe, ce qui esl annoncé par l'eicessive sensibilité du scrotum dans deux ou trois points, principalement vers l'anneau inguinal, on doit appliquer des cataplasmes et tenir les bords de la plaie écartés pour favoriser la sortie du pus. L'épaisseur des tuniques du scrotum s'oppose généralement à ce que la fluctuation soit facilement sentie, et l'absence de ce signe jointe h. la crainte bien ou mal fondée de blesser l'intestin, éloigne presque toujours le chirurgien de plonger la lancette dans la tumeur, A. K.

HERNIE lNGmNA.LK ÉTRANGLÏîE.

A une heure aprCs midi , agitation extrCmc, froid et sueur visqueuse aux extrémités , sueur abondanlcsur tout le corps, tension de l'abdomen plus considérable, mais diniinnliondo la douleur, pouls à peine perceptible, lelleinent fréquentqu'on ne peut compter les pulsations; les nausées et les vomisscraens oi\t cessé. Le lavement a été lendu ; il n'a amené d'abord qu'une très-petite quantité de matiOros ; m;iis un peu après, il a été suivi d'une autre selle plus copieuse ; le malade s'est levé tout seul sur son lit, mais il est retombé, ne pouvant se soutenir.

A une heure 15 minutes, la douleur de l'abdomen avait complètement cessé. Le malade s'éteignit graduellement et mourut sans agonie. 11 y avait entre chaque inspiration un intervalle d'une minute, et on observa de légers mouvemens convulsifs, mais réguliers, dans les muscles de la face ; quelques iustans avant sa mort, le malade avait perdu l'usage de ses sens. L'autopsie n'a pas été faite.

On voit, d'après cette observation , combien il est nécessaire de faire porter au malade un bandage convenable, si l'on veut le mettre à l'abi'i de pareils dangers pour l'avenir. Il est aussi très-important de garder le lit jusqu'à ce quela plaie soit complètement cicatrisée , afin que les adhéi'ences qui se forment dans le sac aient pu acquérir une grande solidité avant que le malade ne s'expose au danger d'une nouvelle hernie ; il ne doit pas non plus quitter la position horizontale sans nu bandage, sous la pelotte duquel on placera une compresse pour prévenir la pression douloureuse qu'exercerait le bandage sur la cicatrice récente.

L'opération n'ayant pour but et pour résultat que défaire cesser la complication actuelle et n'amenant point une cure radicale, quelques chirurgiens ont proposé, pour atteindre ce dernier but, ou d'emporter le sac, ou d'en pratiquer la ligature pendant l'opération, ou enfin de le replacer dans la cavité abdominale.

Le cas suivant met à même d'apprécier les résultats de l'excision du sac.

Observation 240'. Une malade nommée Bispham, traitée par M. Holt, de Tottenham, portait depuis plusieurs années une hernie fémorale qui, dans l'été delSOl, devint très-douloureuse, sans que cependant le cours des matières s'interrompît, et la força de garder le lit à cause de la vive douleur, qu'elle éprouvait lorsqu'elle cherchait à appuyer le pied sur le sol. Après que la malade eut resté plusieurs jours dans cet état , sans pouvoir se livrer à aucun mouvement pour satisfaire à ses besoins, je la vis avec M. Holt, et je fis, mais en vain, plusieurs tentatives de réduction. Huit jours après, la douleur et l'impossibilité des mouvemens persistant, je conseillai l'opération, qui fut pratiquée par M. Holt ; lorsquele saceutété ouvert, on trouva une petite portion d'intestin adhérente solidement îi l'entrée du sac, et fortement enflammée, mais non gangrenée. Cette partie étranglée était constituée par une portion si

petite de la circonférence de l'intestin , que la cavité de ce dernier offrait encore un libre passage aux matières; aussi cet étranglement partiel n'avait-il produit aucune constipation.

Mais cette petite portion se trouvait douloureusement comprimée par les efforts que la malade faisait pourmettre la cuisse dans l'extension, ce qui rend compte de l'impossibilité où elle était de se mouvoir. M. Holt détruisit, avec beaucoup de soin, les adhérences, et replaça l'intestin dans l'abdomen. Comme le sac avait beaucoup de capacité, et que, pendant l'opération, il avait été décollé des parties environnantes dans une grande étendue , je pensai que c'était là l'occasion d'expérimenter les effets, qui pourraient résulter de l'excision du sac, et je priai M. Holt de me laisser faire cette opération. J'enlevai facilement, par la dissection, la totalité du sac; ensuite je rapprochai par des points de suture les pièces du sac, afîu de les amener à un contact exact. Les fils furent placés en dehors de la plaie extérieure, qui fut pansée simplement. Le sixième jour, les ligatures tombèrent, et la plaie était guérie le dixième jour.

Un mois après, je vis cette femme , et je remai-quai, non sans surprise, qu'il s'était formé, au même endroit, une nouvelle hernie presqu'aussi volumineuse que la première. La malade venait réclamer un bandage, parce que dès qu'elle se livrait à un effort un peu considérable, elle sentait un tiraillement très-fort vers la tumeur qui , en môme temps , augmentait rapidement de volume. Je l'ai revue deux ans après; à cette époque, dès qu'on enlevait le bandage qu'elle avait porté constamment, la hernie se reproduisait avec facilité.

Il semble donc que l'ablation du sac est impuissante à prévenir la récidive de la maladie; et, en effet, quand on réfléchit que l'ouverture des parois de l'abdomen conserve, après cette opération, la même étendue qu'auparavant, et que le péritoine est encore le seul obstacle qui s'oppose à la reproduction de la hernie, il ne paraît pas probable que cette membrane , si ext&nsible, puisse empêcher la réapparition d'une hernie, dont elle n'a pu prévenir la formation primitive.

Le procédé qui consiste à porter une ligature autour du collet du sac a été aussi préconisé et se pratique même quelquefois; mais il est susceptible de tant d'objections, surtout dans le cas de hernie inguinale, qu'il n'est pas probable qu'on veuille jamais l'admettre généralement dans la pratique.

L'unique objet de cette opération est d'amener l'élimination graduelle du sac; mais je viens de démontrer que la séparation du sac, lors même qu'elle pourrait être tentée sans danger pour le malade, est insuffisante.

Mais non-seulement cette méthode est impuissante pour atteindre le but qu'on se propose; elle expose en outre à des dangers. En effet:

1° Le cordon spermatique est écarté par le sac qui est placé de manière à ce qu'une partie

576 HERNIE INGLINALE ÉTRANGLÉE.

des élémens du cordon passe derrière lui. tan- pas à l'abdomen, parce que la tunique Vaginale

dis que l'autre passe au-devant ou sur le côté, du cordon est ferméepar des adhérences. Chez

Dans cet état de choses, il serait extrêmement les animaux, chez qui cette disposition n'a

difficile, sinon impossible , de diriger les in- point lieu, l'inflammation se propage plus loin,

strumens de manière à éviter des parties qui ainsi qu'on le verra dans le cas suivant,

doivent êti-e/iécessairement respectées. Un chirurgien, croyant pouvoir pratiquer la

2° Cette méthode a été suggérée par de fausses castration sur un cheval, beaucoup mieuï

dées que l'on s'est faites au sujet du sac. Car qu'un maréchal-ferraut, qui employait un fer

une ligature , placée à l'anneau inguinal , rouge pour couper le cordon spermatique et

lorsqu'elle a divisé le sac dans toute sou épais- ci'isper les vaisseaux , persuada à un de ses

seur, doit laisser, au-dessus du lieu où elle a amis de lui laisser faire cette opération sur un

été appliquée, un sac béant et une hernie com- jeune cheval de prix. Il coupa le cordon, plaça

me auparavant; et pour qu'une ligature fût ap- une ligature,, qui arrêta l'hémorrhagie, et enle-

pliquée sur une partie du sac qui fut placée va le testicule , ainsi qu'on le pratique chez

au-dessus de l'anneau, il faudrait une incision l'homme ; l'animal moui-ut au bout de quatre

préalable de l'aponévrose du muscle oblique jours. A l'ouverture du corps, on trouva que

externe, incision qui détruirait , dans une si l'inflammation, produite par la ligature, s' était^

grande étendue, ce qui fait la solidité de cette propagée le long de la tunique vaginale, qui

région , qu'il en résulterait, presque certaine- chez le cheval s'ouvre dans l'abdomen , et

ment , une hernie nouvelle. s'était étendue dans cette cavité, de sorte

3° Le danger de l'opération est en outre une que l'animal avait succombé à une péritonite, objection capitale. Eu effet , une ligature, pla- Petit a signalé les dangers qui résultent de cée autour d'un prolongement du péritoine, la ligatui'e du sac herniaire : dans un cas , la doit en déterminer l'inflammation ; et, comme douleur fut si vive après l'opération , qu'il fut cette portion du péritoine se continue sans in- obligé de couper la ligature pour arrêter l'interruption, par l'intermédiaire du sac, jusqu'à flammationquisepropageait à l'abdomen. Dans la cavité abdominale, l'inflammation suivra le un autre cas, il sui'vint des symptômes d'étranmôme trajet, et compromettra l'existence du glement, et le malade succomba. Le péritoine malade, était eiiflammé dans son feuillet pariétal et

Les surfaces étendues permettent à l'inflam- dans sa portion intestinale,

mation de se propager avec beaucoup de rapi- Quant à la réduction du sac , elle est sou-

dité, ainsi que nous le voyons à la peau pour vent impraticable lorsque lahernie est volumi-

les érysipèles ou dans les inflammations des neuse. Cette pratique ne peut convenir que

"veines et des vaisseaux absorbans ; inais si la dans le cas où il s'est établi des adhérences

surface est interrompue par des adhérences, très-étendues entre l'intestin et le sac, parce

l'inflammation ne s'étend que jusqu'à ces ad- qu'alors il est plus facile de réduire l'intestin

hérences, et ne va pas au-delà. et le sac ensemble , que de détruire les adhé-

C'est ainsi que quand une ligature est appli- renées. Au reste, je traiterai ce sujet avec plus

quée autour du cordon, dans l'opération qui de détail dans le chapitre des petites ber-

consiste à enlever le testicule, l'inflammation nies. déterminée par cette ligature ne se propage

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