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LA. TUNIQUE VAGINALE

pris un lavement qui a déterminé une évacuation peu abondante , de couleur foncée, et composée de malières moulées. La peau est chaude et sèche; soif; pouls à 115, plein et dur; abdomen indolent à la pression ; douleurs aigués, revenant par inslans dans la plaie. Le malade à uriné.

1" juillet , dix heures : la nuit a été bonne ; point de douleurs; cin([ ou six selles, après une forte dose d'huile de ricin, prise à minuit; l'abdomen est indolent, mais la plaie est douloureuse; face rouge ; soif : langue recouverte d'un enduit blanchâtre; pouls plein et fort , à 95.

Deux heures après midi : peau chaude et sèche, face rouge ; soif; pouls plein et fort, mais moins dur que le matin , à 90 ; une selle.

Minuit quarante-cinq minutes : le malade a dormi; il n'a pas eu de selles ; il a été dans un état assez favorable tout l'après-midi et dans la soirée.

2 juillet : Aucun changement , le malade va bien.

3 juillet : nuit très-agitée; douleur dans le dos et les reins , dépendant du décubitus dorsal long-temps conservé. Gonflement considérable du scrotum qui est tendu et ti-ès-douloureux au toucher;, et qui offre à sa surface une légère rougeur inflammatoire. Le trajet de l'incision présente aussi une tuméfaction légère.Pouls à 105, plein et fort, mais facile à déprimer; peau chaude et sèche ; langue blanche et chargée; soif: abdomen indolent à la pression. ( Eau blanche sur le scrotum ; huile de ricin. )

Onze heures et demie du matin : saignée de douze onces, qui amène de la défaillance et un grand affaissement du visage. Après la saignée , le pouls est à 115, mais beaucoup moins plein et moins fort.

Trois heures après midi : le malade sommeille ; la tuméfaction du scrotum a diminué ; il y a un mieux sensible.

8 juillet : jusqu'à ce jour le mieux a continué , aucun symptôme grave ne s'est montré ; le scrotum a considérablement diminué de volume; mais il y a encore de la tuméfaction à la tunique vaginale. La plaie s'est réunie par première intention. Les forces du malade augmentent "visiblement.

Observation2Q$,comm.uniquée par 31. Burns, de Glasgow. — Sur le corps d'une vieille femme , apportée pour les dissections , dont on ignorait les antécédens , et dont il avait été impossible d'assigner le genre de mort, j'aperçus, à chaque aine, ainsi que dans le pli des deux cuisses, un léger relief. En pressant sur l'abdomen , qui contenait une petite quantité de liquide, je rendais ces tumeiu's beaucoup plus distinctes. Je reconnus qu'il existait, de chaque côté , une hernie inguinale et une hernie crurale.

Les deux hernies inguinales étaient congénitales , mais elles offraient , en outre, quelque chose de particulier dans leur disposition;

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car des deux côtés, -le canal était large et aussi dilate' qu'il l'est ordinairement chez l'iiomme. Il avait, en outre, si peu de longueur, qu'il présentait l'aspect d'un simple trou. Le ligament rond était enveloppé d'une tunique vaginale distincte, dans laquelle était placé l'inte-stin , qui présentait avec ce ligament les mêmes rapports que le cordon spermalique chez l'homme. Du côté droit, le sac herniaire avait environ deux pouces de hauteur, et présentait la forme d'un flacon ovoïde à long goulot. L'extrémité arrondie sortant de l'orifice inférieur du canal, siégeait à la partie supérieure de la cuisse, et présentait plutôt le trajet d'une hernie crurale que d'une hernie inguinale.

Cette direction de la hernie inguinale chez la femme, a été notée par plusieurs auteurs ; le docteur William Hamilton a trouvé plusieurs cas de cette espèce, et M. A. Cooper en cite aussi plusieurs exemples. Mous avons constaté par la dissection , que la cause de cette déviation dans la direction hahituelle de la tumeur , tient à une séparation prématurée des piliers de l'anneau. Lorsque le canal inguinal est défectueux dans sa formation, cela tient ordinairement à ce que le bord interne de l'anneau ne se prolonge pas suffisamment. Quand cela arrive, l'orifice inguinal du canal est plus l'approché du pubis qu'il ne doit l'être ; mais lorsque l'imperfection est produite par la séparation prématurée des piliers externes, alors on trouve ;\ la dissection l'orifice interne dans sa place accoutumée ; mais l'orifice externe est éloigné du pubis. Dans le premier cas, la hernie est placée précisément sur l'épine du pubis , et suit le trajet du cordon dans le scrotum , tandis que dans l'autre cas, elle est plus rappi'ochée de l'épine iliaque, se trouve située directement au-dessus de l'anneau crural, et descend le long de la cuisse, simulant l'aspect d'une hernie crurale. Toutefois, avec de l'attention, il est facile de distinguer ce dernier cas , en ce que l'on sent que la hernie est située audessus de l'arcade crurale et au-dessus de l'épine du pubis.

J'ai mentionné ailleurs une bandelette qui provient du pilier supérieur du canal inguinal, qui contourne le fascia des muscles adducteurs , s'incorporant avec ce fascia, en passant le long do lui, et se prolongeant jusqu'au tendon du grand fessier, auquel, en dernière analyse, il vient s'attacher. Cette bandelette est toujours intimement unie avec le fascia qui provient de l'aponévrose du grand oblique et qui enveloppe la tunique vaginale. La manière dont cette bandelette agit sur le sac était manifeste, dans le cas que je viens de rapporter, par sa pression et par la dentelure qu'elle formait sur le collet du sac.

Celui qui ne connaîtrait pas cette disposition , et qui ignorerait les connexions de ce prolongement du pilier supérieur de l'anneau, n'aurait que des notions très incomplètes sur le rûle qu'il joue dans la hernie.

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