MÉMOIRES INÉDITS
routa de Paria était libre Point d'ordre encore poui la maison du i"i ; il fallait enfin partir pour aller en cher* cher.
Je montai .'< cheval avec le chevalier de Pierrecloa el doiii Bongi âmes .'< gagnai la route du Bourbonnais pai des chemins de traverse. \ quelques lieues de Iffâcon, nous rencontrâmes le colonel Duluat, an de nos amis, aide de camp «lu n
chai Suchet. Il i >■ »u- aborda. (- Eh bien ! où est-il? i-
dit-il. — A Lyon, el il va marcher sui Pai Sur P
réplique-t-il avec une ivresse < j < i " i 1 ne cherche pas à retenir. Kli bien! Vive l 'empereur! t Et, rassemblant les rênes de son cheval, il partit au grand galop sui la route » 1 < - Maçon. « Tu vois l'armée, dis-je à mon compagnon, elle part indécise, elle arrive enivrée comme Duluat. > Nous fîmes de tristes réflexions. « On ne lutte pas contre la popularité el la gloire, lui <lis-j<'. Cette armée n'avait pas le droit de B'insurontre son pays, contre la liberté, contre les Berments, contre le peuple d'où elle sort ; mais tu \oi-. ce qui se i ici sr passera partout. Nous, qui n'avons que l'honneur, Buivons-le ! » Et nous continuâmes au galop vers Paris.
arrivés à l'entrée des montagnes, où la diligence du Charolais conduit a Moulin- et a Paris, j1, laissai mon cheval et je poursuivis ma route. Elle n'eut rien de remarquable, excepté un coup d'épée que je donnai dans le jardin de l'hôtel à un jeune officier polonais qui avait été i nvoyé pour non-; corrompre el ;'■ qui j'avais reproché de se mêler de ce qui ne le regardait pas, n'étant pas même Français. On le porta dans son lit, blessé à la poitrine, et nous repartîmes, débarrassés de lui, pour Nemours. Plusieurs officiers de la maison du roi B'étaient joints à non-, et nous voyagions alors de concert, en patache. Deux de ces officiers étaient de Mâcon. Mon opinion et mon coup d'épée me valurent des compliments. J'arrivai à Paris.
La ville était dans une triste mais muette consternation, comme une ville où il n'y a pas deux opinions.
J'allai loger dans un petit hôtel que je connaissais et qui