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Cours familier, sxiy« Entretien

2. Il faut exceptée quelques articles, peu nombreux, de complaisance, d'actualité, ou de... commodité (par exemple, le nxvm" Entretien, sur M. de Marcellus ; le exuv*, sur M. de Genoude et ses tilsj.

\LV1M LAMARTINE: 0E1 VRËS I HOISIËS

. simplifiée qui réconcilierail [es esprits, au lielj d'élever entre les hommes ces barrières intellectuelles, plus infranchissables que les barrières de classes, qui s'appellent ignorance d'un coté, dédain de l'autre.

Ainsi s'achève cette noble vie: Lamartine s'éteignit à soixante-dix-huit ans, ayant jusqu'à sa dernière heure éçril pour gagner son pain, mais aussi pour accomplir une mission qu'il jugeait justement nécessaire au bien du présent et de l'avenir.

Longtemps méfiant à l'égard des réalités sociales, né aristocrate, né poète, nous avons essayé de montrer sans artifice, portés seulement par les faits, comment Lamartine avait vu, d'année en année, s'ouvrir son horizon et grandir sa taché. Devant le tribun de 1848, devant l'éducateur populaire, ému et convaincu, des dernières années, on n'a certes pas le droit d'oublier ou de négliger lej>oète ; il esl bien vrai cependant que la poésie ne représente qu'une partie de celle âme généreuse, celle qui a élé le plus tôl connue, le plus tôtcomprise, celle peut-être à laquelle,, au tond dé lui-même et siie ment, Lamartine tenait le moins. .Mais, tandis qu'au point de vue poétique ses œuvres et celles de -es contemporains ont rempli toutes les espérances qu'avaient fail concevoir les promesses du début, il a ouvert comme écrivain populaire des routes qui n'ont pas encore été suivies. Si. après la poésie parnassienne, après le roman naturaliste, après* la confusion littéraire des quarante dernières années, une réaction que l'on commence à entrevoir ramenait l'esprit publie à la conception d'un art qui ne croirait pas déchoir en s'appuyanl sur la moralité, il faudrait, une fois de plus, se tourner vers Lamartine connue vers un précurseur.

SUR LA POLITIQUE RATIONNELLE (i830

Cette brochure est un 3es premiers écrits en prose publiés par La* martine. Sous la forme d'une lettre \ \l. le Directeur de la « Revue Européenne o, elle constitue une sorte de manifeste des idées politix mies de l'auteur au lendemain de la dévolution de Juillet. EHe contient d'abord une profession de foi libérale el démocratique, puis un large programme de réformes.

Lamartine déclare hautement que la royauté tombée damnée elle-même en recourant au coup d'Etat; il adjure tous les bons citoyens de se rallier au gouvernemonl nouveau, fondé sur la souveraineté nationale. La monarchie de Juillet e~i à ses jeux une forme du régime républicain: c'est « la république mixte, à plusieurs

corps, à une seule tête, république à si base, monarchie a sou s -

mel ». Avec elle s'ouvre l'ère « du droit et de l'action «le tous • Il proclame sa foi dans l'avenir, dans une prochaine organisation de î'ordi: il les principes de liberté et d'égalité, et indique quel-

ques-unes 'les transformations fondamentales qui, si Ion lui. doivent être introduites dans les institutions du. pays : suppression de la pairie héréditaire; liberté de la presse ; diffusion et gratuité pour les pauvres de l'enseignement : séparation de l'Eglise et de l'Etal : élection par le suffrage universel à plusieurs degrés ; réforme complète de la législation criminelle, et surtout ab ilif'on de la peine de mort ;

L'esprit de ce programme un peu hâtif restera cclu^ d^ LojLj la politique de Lamartine

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