i> depuis le 1 '1 février 1793. Il déposa com
,li ii ge dans le pro» èa des Girondins, dont les manu al fait A<-ù.
lu. r peu auparavant des fonctions de ministre di
a. Auiliiuiu était vicaire .1 Limoges au moment ou la lU\olulion éclata.
en s'elîorçant de le soutenir. — Non, je meurs! » répond Valazé, et il expire la main sur le poignard dont il vienl de se percer le cœur.
A ce spectacle, le silence se rétablit. L'exemple de YÀlazé lait rougir les jeunes condamnés d'un moment de faib/essc. Boilcauseul, protestant contre l'arrêt qui le confond avec les Girondins, lance son cliapeau en l'air et s'écrie ; « Je suis innocent! je suis Jacobin! je suis Montagnard! » Les sarcasmes de l'auditoire lui répondent. An lieu de pitié, il rie trouve dans tous les regards que du mépris. Brissot penche sa tète sur sa poitrine et parait réfléchir. Faucbet etLâsource1 joignent les mains et lèvent les yeux au ciel. Vergniaud, placé sur le banc Le plus élevé, promène impassible sur le tribunal, sur ses collègues et sur la foule un regard qui semble résumer la scène et chercher dans le passé un exemple et une image d'une pareille dérision de la destinée et d'une pareille ingratitude du peuple. Sillery - jette sa béquille et s'écrie: « C'est aujourd'hui le plus beau jour de ma vie! » Fonfrède se retourne vers Ducos et l'entoure de ses bras en sanglotant: « Mon ami, lui dit-il, c'est moi qui te donne la mort ! mais console-toi, nous allons mourir ensemble. »
A ce moment un cri s'élève du milieu de la foule. Un jeune homme se débat dans un groupe de spectateurs, et s'ell'orcc vainement de se faire place à travers les rangs pressés pour s'enfuir vers la porte : « Laissez-moi fuir, laissez-moi me dérober à ce spectacle! s'écric-t-il en se voilant les yeux de ses deux mains. Misérable -que je suis, c'est moi qui les lue ! C'est mon Brissot dévoilé^ qui les accuse et qui les juge ! je ne
i . Fauchct était éveq^c constitutionnel du Calvados ; Lasourcc, pasteur protestant,