‹ Œuvres choisiesChapitre 57 sur 124 · R I. ADR1 SSE · texte numérisé non relu

R I. ADR1 SSE

M. II. MlM-l'Id DES IF PAIRES ÉTRANGÈRES1. C'est Min-

erreur.

M de I.vmm;iim . .)<• réponds à M. le Ministre <1<'- affaires étrangères que c'est peu de mois après le vote de la l"i dea fortifications que nous vîmes !<• gouvernement, qui avait il abord paru si indécis, j'oserais presque <lm- si favorable .1 I élargissement régulier du système éli ctoral, i I introduction, dans certaines limit s, de I intelligence dans la I"! électoral) . que nous le vîmes serrei ses rangs cl je refuser d'une manière absolue ,i toute modification, a toute amélioration <!<■ la l"i < le torale, à toute large introduction <!<• I intell ns le

droil politique Messieurs, un dernier symptôme devait me convaincre tout à fait . ce fut la l"i de i écoutez .')

Frappé comme toute la France d'une profonde i i politique douleur après la catastrophe qui .i\.iii atteint le Irone et <|ni menaçait la sécurité de notre avenir, quand je vis le gouver nement demande! au pays de se déposséder, poui ainsi dire,

lui-mé du droit que la conslituti le tous les peuples leur

assure, du droil <!<• choisir, dans des éventualités semblables, selon les circonstances, selon les personnes, les besoins, la sécurité du pays ; Tr •■ ri A quand je vis, dis-je,

le gouvernement \<>n> demander de vous déi droit, que Montesquieu lui-même, que \ "I1 ûre, dans I I

i. Guizot.

a. La l"i électorale de i83i avait élargi le droit de -mi tissant

le cen admetlcol

pour lesquelles le cens était réduit à ioo francs ces lis| pour effet de doubler le aoml a iv'ij

['opposition proposa d'adjoindre au corpa électoi il to mr la liste du jurj . le gouvernement résista li fut repoussé. Lamartine pranonf i

contre la politique suivie parle gouvernement depuii France par-

lementaire, t. 111, p. iri3).

I i mort dn dm d'Orléans (. f. i i-dessus p 1 1 i

gé de quatre ans, l'héritier présomptif de la couronne. Louis-Philippe ;i\.ut près 'I' soixante-dix ans on devait prévoir l'éventualité >l i (..-lt< : il. lection, par un vote des Cfa

bien appliquerait on, comme pour le trône lui-même, le principe d'héi Le gouvernement présenta une l"i qui, excluant les femmes ('t par quent la duchesse d'Orléans), attribuait la plus proche

du trou \ les débats passionnés, la loi passa ,i uni majo-

rite. Lamartine avait combattu le projet à la tribune {La France parUment. 111, p.

sur les Mœurs, que les publicistes les plus accrédités du monde reconnaissent incontestable entre les mains des nations, de choisir la régence la plus propre à les sauver ', il ne put plus me rester un doute sur le contre-sens dans lequel le gouvernement voulait entraîner le pavs ; et, dès ce jour-là, si mes veux n'avaient pas été dessillés avant, ils l'eussent été alors. (Bravos aux extrémités .)

Et la situation et les scandales dont M. de Beaumont vous parlait à l'instant même vous peuvent-ils laisser un doute sur ces périls? N'est-ce pas homme par homme, famille par famille, conscience par conscience, que le gouvernement, qui devrait, dans les élections, interroger des opinions libres, va les circonvenir ! (Vive adhésion à gauche. — Murmures au centre.)

Ne va-t-il pas altérer ainsi lui-même les sources de l'opinion libre? Sont-elles spontanées, désintéressées, libres, ces opinions ainsi recrutées administrativement? Peuvent-elles même fortifier le gouvernement qui s'en empare? M. de Beaumont n'avait-il pas mille fois raison en vous disant, il n'y a qu'un instant : Est-ce que vous ne sentez pas la faiblesse d'une base que vous faussez vous-mêmes? Est-ce que vous vous sentez capables de résister à toutes les exigences que vous avez provoquées vous-mêmes ? Est-ce que vous vous sentez clans les mains une manifestation spontanée, énergique, de l'opinion publique, toute-puissante pour donner l'impulsion au gouvernement, quand vous ne la puisez que dans des consciences dont on sait pour ainsi dire le tarif moral 2? (Approbation aux extrémités. — Bruyantes dénégations au rentre.)

Je répète le mot, et je le justifie.

Oui, ne sentez-vous pas. dis-je aux ministres, que vous êles faibles et impuissants toutes les fois que vous voulez tenter quelque chose dans l'intérêt général ; que vous êtes forcés de reculer et de sacrifier vos meilleures pensées à ces coalitions d'intérêts que vous avez vous-mêmes ilattés, auxquels vous vous êtes asservis? Ne sait-on pas dans nos départements le tarif moral de certaines adhésions de ces intérêts

i. Le texte porte : à la sauver.

Guizot avait organisé dans tout le pays un véritable système de corruption électorale, qui assura longtemps la majorité au ministère.

I l IDAES ||9

collectifs?' Violents ttuwmun 1 entrai 1

Vordi

\ I ordre! Rappeler-) !<• système, el non |>as moi.

Je m adresse directement à M. le Ministre de l'intérieui i|ui m'interpelle ; i«- lui demande à lui-même, homme «!-• gouvernement, -i. dans les meilleur que lui •

collègues ont eues |>< >u i le déTeloppement des institutions intérieures, de notre puissance extérieure et commerciale, ils ne se sentent pas eux-mêmes Frappés d'une sorte d'impuis devanl la coalition do ces intérêts matériels auxquels, dansun intérêt électoral, il- sont obligés de lion <!-■ I intérêt du pa]

Kl. lb Mim-ii.i des m i uni Du tout .

\l. di Lamartine. .!>• demande au cabinet tout entii i est là gouvci mci , ou si c'est là obéi i S

M \ m 1 1 m v in. ministre de \

pondi ons.

M. ni l.vMviiiiM. Quant à l'extérieur, je m'expliqu une entière franchise, et cette franchise, soyei en n'aura aucun péril pour les intérêts d nec,

heureusement, est ainsi placée dans le monde, qu'elle n'a aucun intérêt sérieux incompatible avec les grands inl européens avec lesquels elle ;■ à traitei el à se tenir en harmonie. Le gouvernement de Juillet, dès le premier jour, a voulu la paix. Je lui en ael honneur. Moi tussi

toujours été et je serai toujours partisan de la pai jamais partagé, et je ne pai tagerai jamais ce libéralisme menteur qui affecte de ne voir la liberté que dans la guern qui voudrait marcher à travers la fumée el 1 1 gloin pptisme militaire certain, si jamais nous venions .'i intenter la guerre hors de nos nécessités el de nos devoirs I s iuvernemenl de Juillet a donc voulu la paix, etilabien fait, selon moi. I u règne négociateur peut être plus grand qu'un i

i. Ces inl v ' industi iellcs ou fi (trame

coUm i tituaient, par exemple, pour la construction dea chemins

a. Le ministre de l'intérieur Duel I rticulierles

plana de Guiaot. Il .i une pari coosidéi iponsabilité ilans !

niption des colley aérai Jdu» L norenl

oluUon de

conquérant : les traités sont des victoires. Quoi qu'en ait dit l'autre jour M. le Ministre des affaires étrangères à une autre tribune1, et M. de Carné2, aujourd'hui, devant nous, les alliances sont des forces, et les traités peuvent équivaloir à des conquêtes. Je ne partage en rien ce système d'égoïsme national, qui voudrait s'isoler dans le monde, et qui croit peser autant à lui seul que le monde tout entier. Cela est contraire aux règles de la plus saine logique. Ltre seul en politique, comme en toute chose, c'est être faible; être deux, avoir un système, y rallier des auxiliaires, c'est doubler sa force. Eb bien ! interrogeons sérieusement les circonstances. Voyez les périls de la discussion qui s'approche sur le droit de visite3, et demandons-nous avec sincérité : Sommes-nous plus près de la paix qu'en i834? Avons-nous des alliances, une sphère d'action, un système français?.

Permet lez-moi d'en douter, en voyant l'attitude française aussi incertaine, aussi isolée, aussi incapable d'oser quelque chose aujourd'hui, après trente ans de patience! Et ce n'est pas non plus d'aujourd'hui que je commence à en douter. Qui donc a poussé le premier, en i834, son gouvernement à une forte et audacieuse intervention en Espagne v, si ce n'est

i. A la Chambre tics pairs.

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