‹ Œuvres choisiesChapitre 72 sur 124 · I II · texte numérisé non relu

I II

que 1«- vent roulait en >ui- |i loublaienl Le

ordonné .« l'enl ml >l allumer un |)..iii c'i laii ei un i

l.i nui .•"mi | li qu'une

barqu lition dans le tnder

non leur - nais leui s \>\\<

1 I t net».

C'était un spectacle sublime et sinistre que celui de ce pauvre enfant accroché d'une main au petit mât qui surmontait la proue, et de l'autre élevant au-dessus de sa tête cette torche de feu rouge dont la flamme et la fumée se tordaient sous le vent et lui brûlaient les doigts et les cheveux. Cette étincelle flottante apparaissant au sommet des lames et disparaissant dans leur profondeur, toujours prête à s'éteindre et toujours rallumée, était comme le svmbole de ces quatre vies d hommes qui luttaient entre le salut et la mort dans les ombres et dans les angoisses de cette nuit.

Trois heures, dont les minutes ont la durée des pensées qui les mesurent, s'écoulèrent ainsi. La lune se leva, et, comme c'est l'habitude, le vent plus furieux se leva avec elle. Si nous avions eu la moindre voile, il nous eût chavirés vingt fois. Quoique les bords très bas de la barque donnassent peu de prise à l'ouragan, il y avait des moments où il semblait déraciner notre quille des flots, et où il nous faisait tournoyer comme une feuille sèche arrachée à l'arbre.

Nous embarquions beaucoup d'eau : nous ne pouvions suffire à la vider aussi vite qu'elle nous envahissait. Il y avait des moments où nous sentions les planches, s'affaisser sous nous comme un cercueil qui descend dans la fosse. Le poids de l'eau rendait la barque moins obéissante et pouvait la rendre plus lente à se relever une fois entre deux laines. Une seule seconde de retard, et tout était fini.

Le vieillard, sans pouvoir parler, nous fit signe, les larmes aux veux, de jeter à la mer tout ce qui encombrait le fond de la barque. Les jarres d'eau, les paniers de poissons, les i li u \ grosses voiles, l'ancre de fer, les cordages, jusqu'à ses paquets de lourdes bardes, nos capotes mêmes de grosse laine trempée d'eau, tout passa par-dessus le bord. Le pauvre nautonier regarda un moment surnager toute sa richesse. La barque se releva et courut légèrement sur la crête des vagues, comme un coursier qu'on a déchargé.

Nous entrâmes insensiblement dans une mer plus douce, un peu abritée par la pointe occidentale de Procida. Le vent

LA Tl MPI 1 1 CB \/!i"! I \

faiblit . Ii ll.iiiuiif de la I i\ lit qm

tlloniplanii ■ h' à peu I i iin'i !

ic 1 1 nnquille, el l'oml ■ du 1 1 > 1 1 1 ■ 1 1 de I

Page 1