Il avait été vicaire général de Màcon
2. Aur Lettres écrites de la montagne l'abbé Sigorgne avait répondu paf les Lettre* écrites de la plaine (17O5).
L'ABBÉ SIGOPe 201
do l'abbé Sigorgne dafia son ordre el dans le pays. Sa vertu rehaussait encore sa renommée et sa vieillesse. Il donnajl le matin, gratuitement, <t pour le progrès seul de la science, des leçons dans sa bibliothèque aux jeunes gens d'espérance. M. Mathieu, dont le nom illustre à son tour la science et le pays où il esl in'-1 l'ut un de ses disciples. L'abbé Sigorg malgré ses quatre-vingts ans passés, causail avec cette indulgence, seconde -race de la vieillesse presque aussi touchante quela grâce delà jeunesse; car, si l'une est une timidité, l'autre esl une condescendance: toutes les deux intéressent. Ou l'écoutail avec déférence. Sa conversation était abondante comme un livre, dh isée el distribuée comme un sermon; on tait le professeur écouté ; mais il mêlait à l'enseignement une grande variété d'anecdotes sur les femmes et les hommes célèbres du dernier siècle, nui réveillaient puissamment l'atrtention. Il déridait aussi l'entretien par des citations d poésies <■! 'le ses couplets de Bociété, essais malheureux qui sont restés dans ma mémoire comme les fameux vers de Malebranche . Il est presque impossible de faire comprendre à un savant quela poésie rt'esl pasla rime. L'abbé Sigorgne, qui mourut 1 < > 1 1 ur t < ' r 1 1 1 > - après . laissa son nom à la rue de la ville qu'il avait habitée. Quand «m n'a pis de famille; quelque chose que de donner son nom à des pie i
i. Mathieu, né i MAcon en 1788, 'lui i-ininnnio à l'Obeervatoi] Paris et au Bureau des longitude-. Dépôt de Mai
:i\.iit ensuite représenté la Sa ne-et-Loire à l'Assemblée Constituante. Il et. ut beau-frère dArago.
■j. On prête ,\ Malebram In- ces deux 8 vers » :
Il faisait ce jour-là le plus beau temps du monde Pour aller à cheval, sur la terre ou sur l'onde. 3. L'abbé Sigorgne mourut en 1S09, âgé de quatre-vingt-dix ans.