‹ Œuvres choisies d'Alexis PironChapitre 144 sur 235 · GUSTAVE, ADÉLAÏDE, CASIMIR, SOPHIE · texte numérisé non relu

GUSTAVE, ADÉLAÏDE, CASIMIR, SOPHIE

Gi STAVE , à ceux f/iti le suivent.

Soldats, qu'on se retire, et que le meurtre cesse. Que le sang le plus vil, devenu précieux, Témoij'ne qoe c'est moi quicommandeenceslieux.

( apercevant et abordant Âdëlaide. ) O faveur, que du ciel je n'osais presque attendre! Que de grâces déjà n'ai-je pas à lui rendre, 3Iadame, vous vivez ! et par d'heureux moyens Les secours de Sophie ont secondé les miens. Vous vivez! Quelle crainteen mon cœur estcessée I Dans quel é'at aflreux je vous avais laissée. Pour courir assurer un succès balancé Par l'ennemi, qu'enfin vos armes ont chassé!

ADELAÏDE

Hélas!

GUSTAVE

Votre vengeance eût été mieux servie.

Il eût , avec le trône , abandonné la vie ; Maisdes soins plus sacrés me pressaient tour à tour ; J'avais à rassurer la nature et l'amour. Vous et ma mère avez favorisé sa fuite ; Vous avez l'une et l'autre arrêté ma poursuite.

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