HYLAS, SYLV ANDRE, THÉMIRE
HYLAS
Oh ! le délicieux asile !
Qu'au gré d'un cœur passionné Zéphire y souffle un air amoureux et tranquille ! Et qu'un amant heureux y serait... fortuné.
SYLVANDRE , à part.
Le pesant personnage.
THÉMIRE , à Hylas.
A ce langage orné Des grâces de l'Églogue et des fleurs de l'ydille , On reconnaît le tendre et le galant Hylas. SYLVANDRE , bas à Tliémire.
Vons ne le congédierez pas?
thÉ.^hre , bas à Sylvaiub r.
Trouvez-vous cela si facile?
HYLAS, à part.
Maudit soit le fâcheux qui s'attache à nos pas !
a LES COURSES DE TEMPE.
SYLVAWDRH, bas à T/iémire.
Pour éconduire un imbécille Il y faut Lien tant de façon !
TnÉMiRE, bas à Srhandre.
Sans doute; et sur ce point chacun a sa méthode.
SYLVANDRE , bas à Thémire.
Qu'il s'en aille pourtant; sinon...
HYLAS
Vous vous parlez tout bas : serais-je un incom- SYLVA>URE , bas à Thémire. [ mode. Eh! dites franchement qu'oui.
THÉMIRE, à Hylas.
Non.
HYLAS. [homme.
A mon âge, en effet, je plais comme un jeune Que je me montre, ou qu'on me nomme , D'abord on est tout réjoui.
N'est-il pas vrai , bergère ?
SYLVANDRE , has à Thémire.
Ici dites non.
THÉMIRE, à Hylas.
Oui.
SYLVANDRE , bas à Thémire.
Vous voulez donc qu'il nous assomme , Et ne voir d'aujourd'hui finir cet entretien'
HYLAS, à part.
La présence d'un tiers met l'amour en déroute. Mon esprit ne me fournit rien...
(à Thémire, après avoir un peu rêvé.) Doris est votre sœur?
THÉMIRE
Eh bien !