‹ Œuvres choisies d'Alexis PironChapitre 157 sur 235 · SCÈNE ir · texte numérisé non relu

SCÈNE ir

Je ne m'étonnerais guère...

SVLVANDRE.

Eh ! de grâce, laissons-là Célémante et sa colère.

TnÉMTRE.

D'une humeur douce, enfin, vous faites peu de cas :

Vous la voulez rebelle et haute ; Une grondeuse aurait selon vous plus d'appas : Et ce n'est pas votre faute Si je ne la deviens pas.

Eh bien ! je la suis donc; et j'ai sujet de l'être. Oui, justifiez-vous ; oui, vous , qui vous plaignez. Quoi! berger, on vous aime, on vous le fait paraître, On est tranquille, et vous craignez?

gYLVANDRE.

Comment d'un juste effroi puis-je encor me dé-

THÉMiRE. [fendre?

Depuis qu'Hylas est retiré , Si vous aviez daigné m'entendre, Vous seriez déjà rassuré.

Jusqu'à présent , mon cher Sylvandre, Etranger parmi nous, vous avez ignoré Que. .. 3IaisHylas revieut.

SYLVANDRE, bas et vivement.

Si mon repos vous touche , De grâce, point d'accueil qui flatte son ardeur !

Du silence et de la froideur.

Songez, au premier mot qui vous sort de la bouche. Que vous me percerez le cœur.

ii Ll.S COURSLS Di: TEMPR.

Page 1