LES MISÈRES DE L'AMOUR
EKapiès l'ode do Rousseau sur les misères de l'iiomme.
Que l'honime est sot et ridicule!
Quand l'amour vient s'en emparer !
D'abord il craint, il dissimule, Ne fait long-temps que soupirer.
S'il ose enOn se déclarer , On s'irrite, on fait l'inhumaine :
IN'imporle, il veut persévérer; Que de soins, d'ennuis, et de peine !
On l'aime-, tant-pis ! double chaîne.
Mille embarras dans son bonheur.
Contre-temps, humeur incertaine, Père, mère, époux, tout fait peur.
Est-ce tout? non : reste l'honneur; L'honneur, du plaisir l'antipode.
On veut le vaincre, il est vainqueur ; On se brouille, on se raccommode.
ET MADRIGAUX. gS
Vient un rival : autre incommode.
Loin des yeux le sommeil s'enfuit :
Jaloux, on veille, on tourne, ou rode; Ce n'est qu'alarmes jour et nuit.
Après bien des maux et du bruit, Un baiser finit l'aventure :
Le feu s'éteint, le dégoût suit ; Le pré valait-il la fauchure !