ACTE II, SCÈNE IX. io
DAMIS
On se peint , dans l'objet présent et plein d'appas, I/objet qu'on idolâtre et que l'on ne voit pas. Aussi bien , transporté du bonheur de ma flamme , Dcjà dans mon cerveau roule un épithalame , (^)ue, devant qu'il soil peu, je prétends mettre au net, Et donner au Rlercure, en paiement du sonnet. Muse, évertuons-nous ! Aj ons les yeux , sans cesse, Sur l'astre qui fait naître en ces lieux la tendresse! Glierche, en le contemplant, matière à tes crayons j Et que ton feu divin s'allume à ses rayons! Oue cette solitude est paisible et touchante ! J'y veux relire encor le sonnet qui m'enchante. ( il va s'asseoir à V écart. ) MO.NDOR , seul, </uelle tète ! il faut bien le prendre comme il est. ^ oyons ce qui naîlra de ce jeu qui lui plaît. L'assiduité peut, Lucile étant jolie , Lui faire de Quimper abjurer la folie.