RÉPONSE
L'observation précédente, si curieuse en elle-même, le devient d'autant plus qu'en effet le mot KocXaaipiç a été employé comme nom propre.
D'abord, c'est celui d'un Égyptien qui tient une grande place dans le roman des Éthiopiques (Théagëne et Chariclée) d'Héliodore. De plus, je le trouve en cinq inscriptions grecques. La première existe à Philes : To irpodjtuvTîjJLa Ka>.a(Jipiç [xai oi] Tuap' èpO (le proscynème : Calasiris, et les miens) [Rec. des Inscr. de rÉg., H, p. 186, n** 131).
La deuxième dans les carrières de Silsilis : T6 'ïrpo<rx'5v7î(ia' KaXctGipiç 'Ict^wpou, (jLETXTwp (/&., u* 168, p. 234), (le proscynème : Calasiris, fils d'Isidore, métateur) (1).
Les trois autres aux carrières de Breccia verde dans la vallée d'ËI-Hammamât, sur la route de Keneh à Kosseir {Ib., n° 434, p. 430). L'une d'elles porte : To TupoGX'JvYïaa • KaXaGipiç Ilaj^ojA- )r*/)ixtoç. . . L. A. TiTou, (jLe<7opt (Meineke, HisLcrit. com.grsec, p. 400). Ici le nom égyptien Calasiris est joint à un autre nom du même ordre ; et, comme tout se lie dans l'antiquité, on peut à présent remarquer que l'emploi du mot KaXaVifi; comme nom propre laisse à présent incertain si la comédie du poète d'Alexis, intitulée KaXadipt;, prenait son titre du vêtement ainsi nommé, plutôt que du nom du principal personnage de cette pièce.
Je suis heureux de pouvoir reconnaître l'aimable communication du savant et ingéniqux M. S. Birch en lui fournissant le renseignement qu'il désirait d'obtenir.
(1) Ce qui répond à fourrier ou maréchal des logis.