‹ Œuvres choisies de A.-J. LetronneChapitre 122 sur 152 · ANTIQUITÉS DE LA NUBIE · texte numérisé non relu

ANTIQUITÉS DE LA NUBIE

reur) to irpooTtuvTnjjia ToSe Tatou Kaaiou KCktpoç tinré(o;X(opT7îç A 9yî- Sdcidûv iTnrixTiÇ, TuppiTi; KaXXtomriç, xal tou iraiStou auTou xaiTcSv ctêaejîcavTwv a^eXçûv >cai tûv auTou wavTwv, irapà tô scupuo Mav- ^otj>.i. «Pour le bonheur de notre maître..., voici l'acte d'adoration de Caïus Gasius Celer, cavalier de la première cohorte de cavalerie des Thébains, delà turma dite calliste (1), et celui de son fils, de ses frères que l'envie ne peut atteindre, et de tous ceux qui lui appartiennent; inscrit au temple du maître Mandulis » .

La planche suivante contient le plan et la vue pittoresque d'un temple dans le lieu appelé Dandour; il est précédé d'un propylon semblable à ceux de Parembolé. M. Gau doit consacrer encore à cet édifice trois autres planches qui en donneront la façade principale et les bas-reliefs. Il les fera suivre de six autres gravures représentant le plan, les coupes, la vue du temple Girsché ou Garsché, où se trouvent une allée de sphinx et vingl-huit statues de diverses divinités. Cet édifice, en partie taillé dans le roc, présente des particularités inconnues, et il a donné lieu à M. Gau de faire des découvertes intéressantes.

L'ancienne Pselcis, maintenant Dakkeh, paraît avoir été le séjour d'une population assez considérable; on y voit un temple long d'environ 30 mètres, précédé, à la distance de 15 mètres, d'un propylon ayant 12 mètres de haut. Ce temple présente la même particularité que celui de Parembolé; le sécos est d'une construction plus ancienne que le reste, mais ce qu'il y a de tout à fait particulier, c'est que le mur du fond du pronaos ne touche pas à celui du naos, il commence à un mètre et demi de distance et n'y est joint que par un mur latéral élevé en retraite du plan des deux édifices. Un autre fait non moins remarquable, c'est l'inscription grecque gravée sur la façade du pronaos ; elle est sur l'architrave même, et non sur le listel de la corniche, mais son encadrement prouve qu'elle n'a point été placée après coup et qu'elle est de la

(1) « Très-belle », épithëte analogue à celle de « felix » dans Cohors prima felix Theodosiana, {Not. imp; p. 212.)

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