‹ Œuvres choisies de A.-J. LetronneChapitre 26 sur 152 · L. . 'AapiavoO · texte numérisé non relu

L. . 'AapiavoO

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A la troisième ligne se trouvait peut-être un second nom, ô A%\ "Hptov : la restitution pa<n>.ixoç Ypa;i.y.aTeù; est bien probable; on remarquera que le nom est encore grec, comme plus haut, n" XXV.

n4 LA StATUE VOCALE DE MEMNON.

Cette inscription, Tune des plus longues de celles du colosse, a été gravée sur le côté du piédestal : elle fut mise à découvert par les fouilles que Ton fit, lors de Texpédition française, pour arriver jusqu'au sol antique de ce piédestal. La copie de Sait est donc la seconde que Ton connaisse. Celle de M. Girard était aussi complète pour les six premières lignes, mais un peu moins pour les six autres. Elle m'a fourni quelques indications précieuses, principalement sur la longueur des lignes 7, 8, 9. Je la transcris ici, afin qu'on juge des secours qu'il était possible de tirer de la comparaison des deux copies.

eHK€C€c|)OJNHENTAeEA POAOAAKTYAOC HOJC CHMHTCI P KAYT€M€MNON€€A AO M€Na)M OIAKOYCAI CH€C|)0JN...YKABANTI nCPlKAYTOY ANTa)N€INOY PKATa)KAM€NinAXa)KTPICKAIA€KA€XONTI 5 TAAICnAAMONT€C€ KAYONAYAHCANTOC

KAAA€AP€ I 0€AAina)NTOC OAIHC BACIANA €AeHK€KPON€ OYc|)a)NHNAAnOn €T€OY6 0€AMOI BAAICCN 10 AAOX0J6OY C€

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6yixé (je çwvTjevra 9eà foJo^axTu^oç Tîtoç,- <J7) (ATQTetp, x^uxè MéjAvov, é6XÂo(iL&vco [xoi âxoOerai &f\ç çwvriç. Au-^àêavTi TTEpHcXuToiï 'AvTwveîvou [^wJJexfltTw, )cai (jly)v l irxjrwv Tptdxai^Ex' f^rovri 5 [-JijJLajTa, Slçj Ax?[iLov, Teû è(7éîtXuov ai^ridxvToç, [yjeXio'j )a'(j!.]vY)ç [TcepiJxa^Xex feîôpa ^itcovtoç. [Zeiiç TzxkcLi] ccvToXtYî; ^aaïkrti <ye ôrjxe Kpoveicov • [iXkk <yù vGjv TreTpoî, çwvy)v ^' àîco rérpou èçivjç.

[TooTO ^' eypa^e F] éiLÙJkoç âfAOtêa^lç, Iv6a[^' aveXôwv] 10 [<ruv Te ^i^Jv) âXoj^w PouçiX^ri xai Texéeddt. . . .euTuj^oi (ou euTuj^âç) ...

c( Ta mère, la déesse Aurore aux doigts de rose, 6 célèbre Memnon, Va « rendu vocal pour moi qui désirais l'entendre. La douzième année de « l'illustre Antonin, le mois de pachôn comptant treize jours, deux fois, ^< 6 être divin, j'ai entendu ta voix, lorsque le soleil quittait les flots « majestueux de TOcéan.

« Jadis le fils de Saturne, Jupiter, te fit roi de TOrient; maintenant tu « n*es plus qu'une pierre ; et c'est d'une pierre que sort ta voix.

u Gémellus a écrit ces vers à son tour, étant venu ici avec sa chère « épouse Rufilla et ses enfants. »

Les quatre premiers vers, misérablement estropiés dans la Description deThèbes (p. 106), ont été restitués par M. Boissonade (1).

V. 1. Calqué sur celui d'Homère {Odyss. M, 438) : aù^ricvra ^* IBy]X6 Oeà ^euxcà^evoç "HpiQ. La finale f oSoSàxTuXoç 7î(i>ç nous avertit que l'auteur imite avec soin les formes homériques. L'atticisme €(a)C doit être une faute de la copie de Sait, comme la répétition dans POAOAOAAKTYAOC.

V. 2. MTjTetp pour (atityip, iotacisme. La finale du vers est encore homérique : ée^So(xiv(y> 8é (aoi 7i^6ev o^j; (//. T, 407).

Y. 3. Je suspens le sens après fcovî^ç, et je fais dépendre la date, exprimée dans XoxaSavTi x. t. X., du verbe èdéxXuov^ qui est au vers 8.

V. 4. Il^st incertain s'il faut lire t^ ^exàrw, ou, sans l'article, ^to^exàrw. Comme l'auteur, par esprit d'imitation, n'emploie nulle part l'article, non plus que son poète favori, je me décide pour la deuxième leçon. 11 est clair qu'au lieu de SwScxaTù) on peut lire aussi bien év^exxTCD^ ce qui laisse une année d'incertitude sur la date.

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