‹ Œuvres choisies de A.-J. LetronneChapitre 30 sur 152 · L. 2. La première ligne finit avec âpa A, parce qu^au delà · texte numérisé non relu

L. 2. La première ligne finit avec âpa A, parce qu^au delà

(1) Chandl., Inscr. ant, U, 63. — Gau, Ant de la Nubie, pi. III, n» 15.

LA STATUE VOCALE DE MEMJSON. i89

la place était prise. Le sens reprend à la ligne suivante^ y)xo*j<7x [xal], et continue jusqu'au bout de la ligne.

A la lignes, les mots KAIKIAI A TP6BOYA A AC, déjà écrits, ont forcé Aponius à mettre €MHC AAMAPTOC sous Ac|)PO- A6ITAPIOY. Quant à ces deux mots, è|AY)ç iajjLapToç, ils sont évidemment poétiques, et ne peuvent appartenir qu'à un trimètre, que je lis : «(jlyîç Sa(jLapToç riv ej^oiui' orav çôéyyyi, vers choliambe passable. Olov ou o(7ov est une leçon plus voisine de la copie. Mais OTAN, qui n'en est pas fort loin, vaut mieux, à moins que notre Â.ponius n'ait pris otov dans le sens de tant que, autant de fois que. Je lis donc :

. . , 'Aircivto; ôpa A

•îixouça, [xai] 'AçpoSetTapiou to 'irpoaxuvTQpLa yéypaça, [xal] i^TtÇ &àu.apToç, yïv ej^oijA* 0T[a]v çO^yy^p.

« Moi, Aponius, j'ai entendu [Memnon], à la première heure; et j'ai ' « écrit le proscynéma d'Aphroditarius, ainsi que de mon épouse ; que (( ne Tai-je [auprès de moi], quand tu résonnes? »

Rien de plus fréquent, en Egypte, que ces inscriptions où le voyageur annonce qu'il écrit le proscynéma d'une personne absente, sans doute dans l'intention d'appeler sur elle la faveur du dieu.

Dans son vers choliambe, à la suite des deux lignes de prose, Aponius a voulu exprimer poétiquement le vœu qu'il formait d'avoir là son épouse pour témoin du prodige. C'est le même sentiment exprimé par TrébuUa (n* XL), èTroôouv (ye,

J'ai déjà rapporlé ailleurs un exemple de cet usage de mettre un vers, que l'on fait ou dont on se souvient, au commencement ou à la suite d'un proscf/nema en prose (1).

(1) Recherches pour servir à thistoire de l'Egypte, etc., p. 470.

€NTAC€M€MNON€..nAN lAH THC TOnPINCnYNOA NOMHNNYNA6nAPC0N€MAeON

Ces trois lignes sont placées immédiatement au-dessous de rinscription d'Hermogène (n° XXX). D'après la copie de Pococke, on serait tenté de les y réunir, si Ton ne voyait facilement qu'elles forment une inscription distincte.

Quoique la copie de ce voyageur soit presque complète, personne n'en avait essayé la restitution. D'après cette copie, la première ligne commence par YAHCNTA, et la seconde par NOCIAHTHC; c'est, pour chacune, trois lettres de plus que n'en donne ^a copie de Sait; j'y vois ce distique :

[AJ'jSvievTX (76, Mé(jLvov, é[yci)] Ilav [îwjv 6 ^tiStittî;, To iTplv é7ruvÇav6(i.Yîv, vDv ^è7rapà>v s^jLaOov..

« Moi, Panion de Sidé, j'avais appris auparavant, mais je sais mainte- « nant pour en avoir été le témoin, ô Memnon, que tu es doué d'une « voix. »

Ce qui manque au nom propre doit êlre une brève et une longue finissant par un N . Ces conditions sont remplies par le mot TTAN[|C0N], qui n'a rien que de naturel; du nom de FTAN, génitif FTANOC, on a pu dériver FTANICON (1), comme du diminutif TTANICKOC dérive le nom propre TTANICKICON, ou des noms de divinités, Isis, Sarapis, Apis, Plutus, Gronus^ Héphœstus, etc., les noms propres Ision^ Sarapion, Apion, Plution^ Cronion, Héphaestion, etc. Ma mémoire, en ce mo* ment, ne m'en fournit point d'exemple, il en existe certainement. La première de Ilavicov doit être longue. Mais il ne faut pas être trop scrupuleux quand il s'agit de noms propres. *0 ai^TOTTiÇ, natif de Sidé, ville de Pamphylie, est une leçon in-

(1) Voy. mes Recherchée pour servir à Vhistoire de VÈgypte, p. 328.

dubitable. Cet ethnique est connu ; il a servi de surnom à Antiochus VII, à Marcellus, poète de Y Anthologie^ et à Philippe, auteur ecclésiastique (1).

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