‹ Œuvres choisies de A.-J. LetronneChapitre 32 sur 152 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

Donnée par M. Hamilton exactement, au nom près qu*il a lu€MIAIOC, tandis que la copie de Sait porte fCMINOC, qui est la vraie leçon :

(1) Recherch,, etc., p. 467.

KAAYAIOC r€MINOC APABAPXHCKAI EniCTPATH roc eHBAlAOC HKOYCA ANAnA€(ON COPAC r , KATAnAECJN CJPAC B

K^au^toç re(jLivo; àpa6àpj(^Y)ç xal l7ri<rrpaT7iyoç ©Tiêai^oç Tixouaa,

xaTair^écov wpaç B.

« Moi, Claude Géminus, arabarque et épistralège de la Thébaïde, j'ai « entendu, en remontant [le Nil], à la troisième heure ;en [le] descendant, « à la deuxième. »

J'ai déjà dit plus haut (1) ce qu'était l'épistratège de la Thébaïde ; on lui donnait aussi le nom d'arabarque, parce que sa juridiction s'étendait sur tout le pays situé entre la Thébaïde et la mer Rouge, qui, chez les anciens, était considéré comme faisant partie de l'Arabie.

Claude Géminus, parcourant la Thébaïde, passa à Thèbes; en allant? il entendit le colosse à trois heures ; en revenant, il l'entendit à deux : l'expression âvaTr^ewv montre qu'il faisait sa résidence plus bas que Thèbes, sans nul doute à Ptolémaïs qui, sous les Grecs et les Romains, fut le chef-lieu de la Thébaïde et le centre de l'administration. Après TÎxoiiia, on pourrait croire que le mot Mtpovo; se trouvait, mais la longueur des autres lignes s'y oppose : ce complément manque aussi dans les n" XLV et LI.

J'ai dit ailleurs, à propos de l'inscription d'Antînoé (2) : « L'Heptanomide avait-elle aussi son épistratège, ou bien « celui de la Thébaïde étendait-il sa juridiction jusqu'à « Memphis? » Le doute est levé par une inscription du règne

(1) Pag. 109. — Voy. mes Recherches, etc., p. 274.

(2) Recherches pour servir à thistoire dtÉgypte, etc., p. 273.

208 LA STATUE VOCALE DE MEMiNON.

de Trajaii (1), où il est question de C Camurim Cletnens qui, entre autres fonctions, avait exercé celles de PROC. AVC. EPISTRATECIAE. SEPTEM. NOMORVM. ET. ARSI- N O I T A E . Les septem nomi sont V Heptanomide; ÏArsinoîte est hors de compte.

AXIAA€. .nPOCKYNHCACI€P(0TATONM€MNONAKAI €YM€NOCTOYAA€A(J)OYC€CAKoYCAieçiOY (|)eErMATOCAn€PXOM€KATAAinOJNTOJIAIOJI Yl(0AMM(0NI(0TOYNOA€IMNHCTOAiea) .

n€nPArM€NHNc|)NHN

Donnée par Pococke. M. Jacobs en a essayé la restitution; mais il n'en a pu déchiffrer que quelques mots. On peut, je crois, la lire ainsi !

'Ajf^iXXeù; 7rpo<jxuv7)Gaç IcpwTaTov MÉpova, xai [(jLeTa] E'j'xévou; Tou àSeXçou eTx^co'Jaaç ôeiou ç6£yp.aT0ç, iT:éfj(0[U^ xaTa>.i7rfa)v tw i^iw uiô *A(jLjjL(oviw TÔ ÛTTo flteijJLVTierrcf) Xiôw [r/jv] r8TrpaYjii.6nriv çwvyjv [àvajjLVYÎaai ou âvaypà^ai]

« Moi, Achille, ayant honoré le très-saint Memnon, et ayant entendu la « VOIX divine avec mon frère Eumène, je m'en suis allé , laissant à mon (1 fils Ammonius le soin de mentionner, au-dessous de la pierre immor- « telle, la voix qu'elle a rendue. »

Si on ne supplée pas (Jt-erà à la fin de la première ligne, il faudra reconnaître bien des fautes ici : Eujzcvo; pour Eùj/ivr,; ; ToO i^ikffoîi pour 6 a&e^ço; ; et ècajco'jcaç pour Eiaxo'JcavTo; ; car le sens ne pourrait être que /.otl Eujjlêvou; toO â&8>.<pou ecajcou- (îavToç X. T. ^. ; mais Tautre leçon me semble préférable. — L. 3. à7r6pyou.e pour iT7ipyo[f.7i, comme xà pour xai. — L. 8. Le

(1) Muratori, 686, 6; 1096,3. Orelli, 516.

texte est peu distinct. Il n*est pas sûr que Tarlicle ty)v terminait la ligne; Tauteur Ta omis avant UpcoTXTov et âeipyiGTw, où il était aussi nécessaire. Au reste, tout ce grec est bien mauvais.

o|YAA€INOC

enicTPATHroceHêAiAoc

CANTO.YCIAIAIGJCIAITHCXA êlOJHKOYCAM€MNONOC

rnAXOJN 8\s Aï

Voici encore un témoignage de la présence d'un épistratège; il est inédit.

Le nom ne se lit pas distinctement; la finale seule est certaine. Cependant OIYAA€INOC doit être O'jÏTxT^eîvo;. Dans tous les cas, c'est un nom romain, comme celui de tous les épistratëges. La troisième ligne est presque eiTacée; mais B ICO ne peut provenir que de (jujjiêuo ; et Ton distingue avant ri les lettres lOJCl Al. Je lis :

OmTa>.aîvoç,

eiri-TTpaTTiyoç ©TjêaiSoç,

6uo, YiXouaa MéjAvovoç ... L. ]r. iraj^wv Jiç AS"

« Moi Vitalinus, épistratège de Thôbaîde, avec ma femme Publia

« Sosis, j*ai entendu Meninon, Tan IH... au mois de pachon, deux fois, à « une heure et demie. »

Le quantième du mois a été omis, comme dans le n"^ XX VL Pachon répondait à avril-mai.

T. 11. \ lir

APM€INOC €MHCKAMBYCHC TAP. . MET€PA

ŒAYTEP

ETPA+ETO

£|jL7iç Kap.6u<n}ç. ...

yàp... jJLYjTepa (ou (ac Tepaç) ... aiV ÛTrèp OU J' arep), . .eypa^e t6...

Fragment inédit. Le premier mot APMEINOC paraît être un nom propre ; à moins que ces lettres ne se lient avec ce qui suit, et n'appartiennent à un vers (par exemple, yàp [uivaç) ; car, dans la suite, les mots tiennent certainement à une inscription métrique.

CATORNINHC. Ce n'est qu'un nom propre de femme, Sx-

KYPIOY AIONYCIACTO

nPOCKYNHMAnOAAA

KICAAKOYC€TAI

Fragment acéphale , dont il y a peu de chose à tirer dans l'état où il est. Peut-être : [uTcèp (iwTJopiaç aOTo)6paTopoç...Tov] xupîou AiovuGiaç to wpoGxiiV7)(jLa [c'est-à-dire èypàçTi •] TroXXaxi; 8' ixouGiTOLi. On peut lire Aiovuciàç au nominatif; alors ce sera : Aiovu(;iàç TO irpoGXuvYi(xa [iypa^l/e ou cypx^a]. En tous cas, cette

Dionysîa ou ce Dionysias semble se promettre qu'elle ou qu'il entendra plusieurs fois le colosse; mais cela me paraît des plus singuliers : peut-être la- leçon n'est-elle pas exacte. Il est possible qu'il y ait AKOYC€ (pour TÎxoucre, comme plus haut, p. 180) TAN... 'izoXkoixiç ^' axouce Tav [MéjJivovo; çwvàv.] « a entendu plusieurs fois la voix de Memnon ».

BAAB€INIANOC€N APXOC €eAYMAC€N APXIAlKACTHC

Inédite. Dans cette courte inscription, un seul mot est douteux. C'est EN APXOC; ce ne peut être qu'un nom propre, puisque la fonction est indiquée après. Ce nom est grec, et sera ''ETrapj^oç, E'ïap/o;, *'E$apyo;, ou tout autre de ce genre.

BaXêeiviavôç *'E..apyoç ê6a'j|jLa(j£v àpyi^ucaçryi;. Le nom grec de cetarchidicaste confirme la remarque faite plus haut (p. 164).

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