C. CALPVRNIVS
COH XXII MEMNONEM FELICITER
Inédite. L'identité des nom et prénom me donne lieu de penser que l'inscription est de la même personne que la précédente. Les lettres COH (COHORTIS) sont distinctes; cependant cette leçon est inadmissible, la légion n'ayant que dix cohortes, et non XXII (l). Il s'ensuit que le chiffre XXII se rapporte à la légion, et que les lettres COH nous cachent l'abréviation Cl ON, reste de LEGION. D'après l'inscription précédente, on lira celle-ci de cette manière :
(1) Quand il s*agit de cohortes urbaines, le chiffre X est bien souvent dépassé ; mais ce n^est pas ici le cas. (Murât., 454, 8, 9; 848, 4; 1015, 2; 1030, 7, e
LA STATl'E VOCALE DE MEMNON. 217
C. CALPVRNIVS [SP. ET YLEjCION XXII [AVDIVI] MEMNONEM [ITERVM] FELICITER
C. Calpurnius aura inscrit ces lignes après avoir entendu Memnon une seconde fois; ce qui est arrivé au centurion Caïus Maximus, auteur des deux inscriptions suivantes.
CLAVDIVS MAXIMVS
LEO. XX AVDIVI MEMNONEM HORaI
La XX' légion n'ayant point été stationnée en Egypte, je lis XXII, comme porte la copie de M. Jomard (1). Ce Claudius Maximus était centurion de la XX II" légion, d'après l'inscription suivante ; la sigle 1 manque devant LEG.
CLAYDIVS MAXIMYS YLÏÏC XXTÎ AVDIVI HORA PRIMA
Déjà publiée (2). Il s'agit encore ici d'un Claudius Maximus^ peut-être le même que le précédent. On remarquera les lettres grecques A, Y, pour L, V, H pour E; LHG. pour LEG. n'a pu provenir que de la prononciation du H comme E. On trouve de même SHCVNDI (3) pour SECUNDI .
(1) Descr. d'Ègypt,, Antiq,, t. V, pL 55, n» 43.
(2) Descr, (TÈgypte, Antiquit., t. V, pL 55, n« 44.
(3) SyU. dUscriz. Antiq., ined, da G, Melchiori e P. Visconti, p. 54, Rom.,
Déjà publiée par Pococke. Après LEG.XXII, il y aies lettres DIECC. La copie de Pococke porte DEIOT pour Z>ejotariana. C'est la vraie leçon. La légion XXII est appelée Dejotariana dans deux autres inscriptions (1). On peut voir les observations de M. Wiener (pag. 73), sur cette dénomination, dans sa dissertation De legione romanâ XXW. Julius Mithridaticus, tribun de la XX IT légion Déjotartenne, avait entendu Memnon le XIII des calendes de juillet, à une heure. L'année manque.
Inédite. Écrite à côté de la précédente obliquement, parce que la place gênait le graveur. Ce doit être C, Cornélius Scriptiamis coh. VII. Itur, midi horâ... Il est question d'une cohors II Iturxorum, dans une inscription de Dekkeh (2); et la Notice de l'Empire place cette seconde cohorte dans l'Egypte moyenne (page 204). Il est donc possible que le chiffre V n'existe pas sur Toriginal.
CAMILIVS HoRA PRIMA SEMIS AVDIVI MEMNONEM.
Publiée par Norden; copiée ensuite par M. Hamilton et M. Jomard. Jablonski a lu le premier mot C. AEMILIVS : mais toutes les copies portent CAMILIVS, nom qu'on trouve sur quelques inscriptions (3).
(1) Gniter, 373, n» 4. — Donat. 2, p. 288, 7. — Orelli, 3396.
(2) Voy. mes Recherches, etc., p. 477.
(3) Murât., 1526, 4; Gruter, 384, 6,
LA STATUE VOCALE DE MEMNON. 2i9
T HELVIVS LVCANVS PRAEF
CVMM.NATIA
PIAVXORE €TM.. .S Lv
AVDI MEMN iTmAR
Inédite. La plus grande partie est effacée. La deuxième ligne commence par un mot qui exprimait l'espèce de préfecture dont T. Helvius Lucanus était chargé. Ce personnage, préfet d'Egypte ou de légion, a entendu la voix de Memnon avec sa femme et d'autres personnes, peut-être ses enfants. Le nom de l'épouse parait être M[VN] ATI A ; ensuite PI A. Entre MEMN et H MAR, il n'y a que l'intervalle de huit ou dix lettres au plus ; la fin ON E M en prend la moitié ; reste la place de quatre ou cinq lettres, après lesquelles vient la date. Cet intervalle devrait être rempli par le nom de l'empereur; mais il n'y a point de jplace.
D'autre part, on ne voit rien entre le chiffre II et MAP: or, si ces lettres appartenaient au nom du mois de mars , il y aurait eu entre le chiffre et ce nom les lettres KAL., ID. ou NON. Je crois donc qu'il y a MA/R, pour M. AVR. {Maixi Aurelii)^ et non MAR ; et qu'il faut lire AN NO fî MA/P[ElI]. L'inscription, autant qu'on peut la lire, sera donc :
T-HELVIVSLVCANVSPRAEF
CVM-M[VN]AT1A]
PIA VXORE-ËT*M[El]S-L[lBERIS?]
avdi-mem[nonem-anno-]ii-m-a/r[elIi antonini-avg-l-avrelI-veri-avg]
L'épouse se nommait MVNATIA PIA. Si la conjecture est vraie, l'inscription doit se placer au n° XXXVII, puisqu'elle serait de Tan 162 de J.-C.