LIGNE II
(4) Il faut joindre Ta avec eùwéoO; et non en faire le régime de îcaTa<7T7)«7ajA^vou. Ainsi ^laxeioevo; eùaeêto; rx xpoç toù; 6couç {Marm. Oxon,, II, 6), et plus bas lig. H, xi Tupo; 6eoù; eiepye- Tixto; ^vax£i(i^vo; ; c'est-à-dire, xaT» Ta irpo; 6. àvrixovTa ci. ^. Quoique l'emploi de l'article t» soit moins usité, en en ti'ouve pourtant des exemples dans les meilleurs écrivains (Soph., PhiL, V. 1427.)
(5) ToD Tov pvov Tôv avOpcoTTcov iTuavopO. D'après le double sens de ^lo;, on peut aussi entendre ces mots de la « réforme des
mœurs des hommes, » comme Ameilhon. Mais un pareil sens semble peu conforme à Tesprit général du décret où il n^est guère question que d'améliorations matérielles. Je pense qu'ici ^lo;, comme eu beaucoup d'autres exemples, signifie « sort, condition, la vie matérielle ». La condition de ses sujets avait empiré, le roi Ta rendue à un état meilleur^ selon la nuance de réparation qu'offre toujours le verbe èTrxvopôow (Lobeck, ad Phryn,, p. 280, 281). Le mot « vie » pouvant avoir les deux sens en français, comme ^lo; en grec^ je l'ai adopté dans ma traduction.
(6) Kup(ou TpiaxovTacTvipi^wv. On n'a jamais pu expliquer ces périodes de trente ans, qui, quoi qu'on en ait dit, ne se retrouvent dans aucune combinaison des années solaire et lunaire. Ce sont plutôt des périodes que des panégyries : dans ce cas, on aurait mis le substantif eoprcov ou TravDyupiwv. C'est sans doute ce qui avait conduit M. S. de Sacy à conjecturer que ce sont des périodes qui ramènent les planètes dans une certaine conjonction (V. Ameilhon p. 28). Cette période est peut-être, comme je l'ai déjà conjecturé, celle de la révolution de Satarne, que les anciens ont évaluée en nombre rond à 30 ans. (V. De torigine du Zodiaque grec, p. 33); elle aurait été ce que fut la dodécaétéride, ou révolution de douze ans, celle de Jupiter, chez les Chaldéens.
Selon ChampoUion, le texte égyptien porte « seigneur des trente années de.... » puis un signe dont le sens lui est inconnu. Quand le signe cessera de l'être, nous saurons peutêtre à quoi nous en tenir sur ce point si obscur.