LIGNE V-VI
(13) 'AOXoçopou, xavTîçopou, îepcixç. Les titres et l'ordre de ces trois prêtresses sont les mêmes dans les papyrus tant grecs que démotiques, à savoir une athlophore, pour Bérénice Évergëte ; une canéphore, pour Arsinoé Philadelphe; et une prêtresse (Upeia), pour Arsinoé Philopator ou Eupator; car c'est ainsi que l'un des deux contrats grecs nomme cette princesse. Il est fort difficile de dire en quel sens, au juste, sont pris les mots <r athlophore » , qui signifie à la lettre « porteuse de prix» ; et « canéphore», qui veut dire «porteuse de corbeille sacrée ». Ameilhon (pag. 37), Visconti {Icon. gr,, III, p. 233) et M. Drumann (pag. 8B, 86), ne donnent à cet égard que des conjectures; mais il n'est guère possible, encore maintenant^ de donner autre chose.
Je présenterai à ce sujet quelques observations nouvelles.
l"" L'ordre adopté pour les noms des trois reines n'est point chronologique , puisque évidemment Arsinoé Philadelphe aurait dû être placée avant Bérénice Évergète, et non pas entre celle-ci et Arsinoé Philopator. Cette interversion, étant commune aux autres rédactions.de ces protocoles (V. Memoir of the life of Thom. Young^ p. 12), n'est pas une erreur des
scribes; elle a une cause réelle qui peut-être ressortira de cette seconde observation :
2** En réunissant tous les exemples de pareilles formules rassemblées tant par M. Kosegarten que par le docteur Young, d*après les communications officieuses de ChampoUion, j'ai formé le tableau suivant du sacerdoce des reines d'Egypte, sous les règnes d'Évergète, de Philopator et d'Épiphane :
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