‹ Œuvres choisies de A.-J. LetronneChapitre 70 sur 152 · ANNÉES · texte numérisé non relu

ANNÉES

commencées

de

SON RBGNK.

FAITS HISTORIQUES cités OU indiqués

BGTPTIBNNBS.

JULIBKMB8.

NOTRB BRK.

DANS l'inscription.

30 Mésori.

8 octobre.

Idem.

Idem.

Idem.

Idem.

Idem.

Idem.

Troubles de la haute Egypte.

Idem.

Idem.

17 Méchir.

27 mars.

Mort de Philopator.

30 Mésori.

7 octobre.

Troubles de la haute Égjrpte apaisés.

1 Thoth.

13 octobre.

30 Mésori.

7 idem.

1 Thoth.

13 idem.

30 Mésori.

7 idem.

1 Thoth.

12 idem.

30 Mésori.

6 idem.

1 Thoth.

12 idem.

Guerre d^Aotiochus ;

30 Mésori.

6* idem.

envoi de forces de terre et de mer au dehors.

1 Thoth.

12 idem.

Révolte dans la basse Egypte.

30 Mésori.

6 idem.

1 Thoth.

12 idem.

30 Mésori.

6 idem.

1 Thoth.

12 idem, août.

Siège de Lycopolis.

Grande inondation du NU.

30 Mésori.

6 octobre.

1 Thoth.

12 idem.

Punition définitive des chefs des révoltés sous Philopator.

17 Méchir.

26 mars.

à Memphis.

27 idem.

Date du décret.

On y voit qu'Épiphane avait environ quatre ans et demi à la mort de son père ; environ douze ans et demi, à Tépoque de son couronnement; et qu'il était alors dans le sixième mois de la neuvième année de son règne, comptée à Tégyptienne.

(17) Dans cette énumération des prêtres égyptiens, les

principales classes seules sont indiquées nominativement : les autres sont désignées par les mots : « et tous les autres prêtres, » On ne peut donc douter que ces classes ne soient ici rangées dans Tordre de leur importance. Les âpj^iepei; devaient être les chefs des collèges , aussi les met-on en tête de tous les autres. Les TrpoçTÎTai étaient les interprètes des livres sacrés et ceux qui transmettaient les oracles (Schmidt, de Sacerdot. /Egypt., p. 106-128). La forme wrepoçopai pour xTepof opoi est tout à fait insolite, sans être pourtant inconnue, au moins comme forme poétique (ex. Baxrpof opa; : cf. Lobeck, dans les Analecten de Wolf, III, 86), ce qui me détermine à la conserver, quoiqu'elle ne soit peut-être qu'une faute. Quant à la signification du mot, elle est incertaine : elle doit s'entendre de prêtres portant une ou plusieurs plumes sur la tête. Mais Diodore (I, 87) et Clément d'Alexandrie {Strom. VI, 4, 63, p. 787, Pott.) donnent aussi cet attribut îjrwv wTepi Êxl Tf^ç TLtffOLkriç aux hiérogrammates. M. ûrumann (p. 121) observe que xTepov, qui est donné par Hésychius comme un synonyme de oxinvri, et de xaXuêïî, pourrait bien avoir désigné aussi le zaaTdtç ou watrro;, chapelle (vai^iov), portée par certains prêtres; dans ce cas, les prêtres qu'on appelle ici ^rrepofopoi, seraient les mêmes que les xacTofopoi, dont le nom manque. Mais, comme ces pastophores peuvent fort bien avoir été compris dans la désignation générale, « et tous les autres prêtres, » le fait demeure incertain, de même que la signification du mot.

Cette expression, « tous les autres prêtres, » ol SXkoi Upelç irivTc;, comprend donc les pastophores, les comastes, les sphragistes, les néocores et zacores, en un mot, toutes les classes inférieures au-dessous des hiérogrammates, la dernière qui soit ici nommée. Par oi oXXoi Upeiç -T^avTcç, il faut entendre, non pas tous les prêtres de FÉgyple, mais simplement toutes les classes de prêtres, non comprises dans les précédentes. Car on ne saurait admettre que, lors du couron^ nement d'un roi, tous les prêtres de l'Egypte se rendissent à Memphis, abandonnant ainsi leurs temples. On ne peut donc

désigner ici autre chose que des députations de toutes les classes de prêtre* (V. plus bas, note 33).

Les prêtres qui avaient le droit d'entrer dans i'adytum, pour rhabillement ((7to>.ic[jl6;) des dieux, sont ceux que Plutarque et Porphyre appellent Upo^roXoi, itfoarokiaxxi ou ffro^Kirat (V. Schmidt, de Sacerd., p. 128 sq., Drumann, p. 105-107 et mes Matériaux pour servir à l'hist. du Christ., I, p. 61).

Le sens du mot a^urov est trop bien connu, en général, pour qu'il soit nécessaire d'y insister. La seule remarque à faire, c'est qu'il résulte de ce passage que l'adytum des temples, la pièce la plus reculée (to àxojtpuçov (xepoç Tofï Upolï, comme dit Hésychius), était celle où l'on plaçait la statue des dieux. Nous voyons, en effet, dans plusieurs édifices, notamment au temple souterrain de Khalabsché en Nubie (Gau, Antiquités de la Nubie, pi. 52), au fond de la dernière pièce, s'élever la statue du dieu, assise et posée sur un piédestal.

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