‹ Œuvres choisies de A.-J. LetronneChapitre 75 sur 152 · LIGNE XII · texte numérisé non relu

LIGNE XII

(24) ^i>.av6pcd7rerv est pris au sens neutre, pour çi^avOpiâTrw; Syti^. Dans Polybe et les Septante, il est actif; ainsi çiXavôpcdireiv Tov TtTTov, « locum humaniter tractare » (iMaccab. 13, 22. Polyb. Lex. hac voce), et sur le sens de Ta çiXavOpwra, V. la note ingénieuse et érudite de M. Peyron {ad Pttp. Taurin,, I, p, 167).

Les mots tociç éauroG Juva(A€<7iv Tcàaai; signifient à la lettre : « de toutes ses forces. » Selon ChampoUion, l'égyptien dit : «qui sont dans toute son attribution royale, » c'est-à-dire, ce dans tout son royaume ». Mais je doute que le grec soit susceptible d'un tel sens ; le rédacteur aurait dit en ce cas, 6v T^ éauToiï paai^sta ire^. 7ri(77î, ou bien, avec l'accusatif, w éauToO pa<ii>.eiav -jreç. -jrÎGav; il y a donc encore ici discordance entre les deux textes. L'un des deux rédacteurs n'a pas entendu l'autre. Lequel? cela est facile à décider. A la ligne 9 et 1 0 , la même expression , « qui est dans ses attributions royales », est bien rendue dans le grec par ol ùtco tyîv éauToû PaGiXeiav Ta(7(70|X€voi ; pourquoi donc le rédacteur grec Taurail-il rendue si différemment deux lignes après? Il est au contraire évident que la locution grecque Taiç éaurou $uvx[X6<7i 7:i<7ai; n'a pas été traduite exactement par le scribe égyptien , qui l'a crue synonyme de la première, bien qu'elle ne le soit pas.

 l'égard de la suppression et de la diminution des impôts^ la même distinction existe dans l'édit de Tibère Alexandre»

exprimé par les mots âreXeia et xouçoTeXeia (1. 26) représentant, l'un l'immunité entière ou l'abolition d'un droit perçu, l'autre l'allégement de tel ou tel autre droit.

(28) Les mots S tc Xaoç, xai oî iXkoi wavieç présentent une opposition assez remarquable. Je crois que ô Xœoç désigne le peuple, les classes de laboureurs et d'artisans; et oi oXXoi wavre; tout ce qui n'était pas peuple, tels que les militaires, les employés et les prêtres; comme (1. 13) to tcXtîOoç, etlig. 52, iSiûTai opposé k Upe^. Dans plusieurs passages des papyrus, le nîot >aoi, au pluriel, a le même sens; ainsi Polybe oppose oî Xaoi, les gens du peuple, à rà ';ro>.ejAwcà <j(o(jt.aTa, les mili* taires (IV, 82, 7). De là, l'expression >.aoxpiTai pour désigner, en Egypte, les nationaux chargés de juger 4es différends entre particuliers, sortes de juges de paix (Peyron, adPap, Taurin., I, p. 160, 161).

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