‹ Œuvres choisies de A.-J. LetronneChapitre 77 sur 152 · LIGNE XV · texte numérisé non relu

LIGNE XV

(30) Outre ces contributions, il y avait encore des parts réservées, àirofioipaç, pour le culte des dieux, prises sur les vignobles , les vergers et les autres terres qui appartenaient aux temples, sous Philopator, aico t8 ttî; à. y. x. t. i;. >tal tôv aXXwv Twv uTrapÇavTwv toîç ôeoî? ; c'est ainsi qu'il faut traduire d'après la leçon. J'avoue que le sens serait plus net, s'il y avait xai rà iXkoL toc uTOpÇxvra, ce qui voudrait dire que tout ce qui existait sous son père était maintenu sur l'ancien pied.

Mais il serait trop hardi de supposer ici une faute du rédacteur. En écartant donc toute hypothèse, il' n'y a pas moyen de donner au texte un autre sens que celui qu'exprime ma version.

Avec Tûv a».cov, on a sous-entendu 'Trpaypi.aTwv ; c«»la est trop général ; bien qu'on puisse citer des exemples du contraire, on doit naturellement sous-entendre des objets de même nature que ce qui précède, à savoir des terres qui ne sont ni vignobles, ni vergers, conséquemmeut des terres labourables, yii ciTO(popo;.

Il résulterait de ce passage que les temples avaient des propriétés en terres, vignobles, vergers et autres, dont le produit était versé dans le Trésor, sauf des prélèvements ou paits, âirofAotpaç, réservés pour l'entretien des temples qui possédaient ces terres. Ces prélèvements avaient été antérieurement fixés à un taux convenable (xa6r,)couGa;).

Ce détail est curieux en ce qu'il nous montrerait que les Plolémées, tout en laissant à chaque temple ses propriétés territoriales, avaient trouvé le moyen de s'en attribuer les principaux revenus, et lui avaient seulement réservé la part qui leur semblait équitable.

On voit que les prêtres s'applaudissent et font un mérite au roi de ce que ces prélèvements n'ont point été diminués et sont restés sur le même pied (èirl j^wpaç (^eveiv) qu'auparavant.

La locution ewt x^P*? (^veiv, qui se retrouve encore plus bas, a été trop bien expliquée par Villoison, pour qu'il soit nécessaire d'y revenir.

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