LIGNE XXIX
(57) "Ecùç ToO oyXooi» erouç. On ne voit pas de raison pour qu'Épiphane ait exempté les prêtres de payer ce qu'ils rede-
vaient antérieurement, jusqu'au commencement de la huitième année ; mais on comprend très-bien qu'il ait pris pour terme la fin de cette année ou le commencement de la neuvième, qui marquait celle de son couronnement. Je pense donc que îw; t. 6. e. siguifîe jusques et compris la huitième année; on sait que ?w;, comme p-&XP'> ^^ ^^ ^^^^^ usque ad, comprend souvent le terme qui suit, avec notre sens de jusques à et inclusivement.
(58) *û(TauT(ùç Se xai. Autres remises. Le roi ne s'est pas contenté de réduire des deux tiers la quantité des toiles de byssus que les temples devaient fournir au fisc (1. 17 et 18), réduction qui ne comptait que pour l'avenir; mais encore, pour le passé, il a fait deux remises : 1° Le prix (Tijxat) de celles qui n'avaient pu être payées avant la même époque, c'est-à-dire avant la neuvième année de son couronnement; i'* quant à celles qui avaient été payées, il a remis ce que l'on appelle ici Ta Tcpo; tov ^eiyjJiaTKjjAov ^liçopa, et qui n'avait pas été compris d'Âmeilhon. L'analogie indique assez clairement que ^eiyixaTwrp; exprime l'opération de vérifier si les toiles fournies ont la qualité et la grandeur requises^ et sont conformes à l'étalon (Drumann, p. 181, 182). Les mots Ta Xtaçopa, où l'on a voulu trouver Tidée de différence, qu'ils ont très-souvent, ne signifient rien autre chose que avi- Xwixa, impensa, et correspondent au Tv^xi du premier membre. Ce sens de 5ià(popov, et surtout du pluriel 5ià<popa, est fréquent dans le style alexandrin. Aux exemples du pluriel cités dans le lexique d'flenri Ëstienne, tirés de Polybe, de Denys d'Halicarnasse ou des Septante (t. II, p. 1387, D. éd. Didot), il faut ajouter, outre ce passage de notre inscription, celui-ci du Pseudo-Aristéas, qui offre la même construction ; l'auteur dit de Ptolémée Philadelphe : 'Ej^pYîjiaTitrOY) izoXkà. ^la'çopa irpo; To ffuvayayeiv, ei JuvaTov, awavTa Ta xaTa ttjv oIxou[jl&vy}v PiêXta (p. 233, éd. Vandal.); et cet autre d'une inscription mutilée de Mylasa : Ta Xiaçopa ei; ttiv tûv irpoyeypa[iL(JEiv(i»v îpywv xaTaeyjceuTQv (ap. Pocock., Inscr. aniiq., VIII, n** 7).
Il ressort de là un fait assez curieux; c'est que les toiles,
avant livraison, étaient soumises à une vérification dont ou mettait la dépense à la charge des fournisseurs. Ainsi, elles arrivaient sans aucuns frais au trésor; en d*autres termes, les frais de perception restaient à la charge des contribuables.