OI^OURS
de rhistoire ejst de remarquer daos chaque temps ces secrètes dispositions qui ont préparé les grands changements, et les conjonÈtores importantes qui les ont fait arriver.
En effet, il ne suffit pas de regarder seulement devant ses yeux, e'est^-dire, de considérer ces grands événements qui décident tout à coup de la fortune des empires. Qui veut entendre à fond les choses hlimaines, doit les reprendre de plus haut; et il lui faut observer les inclinations et les mœurs, ou, pour dire tout en un mot, le caractère, tant des peuples dominants en général que des princes en particulier, et enfin de tous les hommes extraordinaires , qui par l'importance du personnage qu'ils ont eu à faire dans le monde, ont contribué, en bien ou en mal , au changement des Etats et à la fortune publique.
J'ai tâché de vous préparer à ces importantes réflexions dans la première partie de ce Discours; vous y aurez pu observer le génie des peuples et celui des grands hommes qui les ont conduits. Les événements qui ont porté coup dans la suite ont été montrés ; et afin de TOUS tenir attentif à l'enchaînement des grandes affaires du monde, que je voulois principalement vous faire entendre, j'ai omis beaucoup de faits particuliers dont les suites n'ont pas été si considérables. Mais parce qu'en nous attachant à la suite , nous avons passé trop vite sur beaucoup de choses pour pouvoir faire les rétlexions qu'elles méritoient, vous devez maintenant vous y attacher avec une attention plus particulière, et accoutumer votre esprit à rechercher les effets dans leurs causes les plus éloignées.
Par là vous apprendrez ce qu'il est si nécessaire que vous sachiez; qu'encore qu'à ne regarder les rencontres particulières , la fortune semble seule décider de l'établissement et de la ruine des empires, ï tout prendre il en arrive à peu près comme dans le jeu, où le plus habile l'emporte à la longue.
En effet, dans ce jeu sanglant où les peuples ont disputé de Tempire et de la puissance; qui a prévu de plus loin, qui s'est le plus appliqué, qui a duré le plus longtemps dans les grands travaux, et enfin qui a su le mieux ou pousser ou se ménager suivant la rencontre, à la fin a eu l'avantage, et a fait servir la fortune même à ses desseins.
Ainsi ne vous lassez point d'examiner les causes des grands changements, puisque rien ne servira jamais tant à votre instruction; mais recherchez-les surtout dans la suite des grands empires, où la grandeur des événements les rend plus palpables.
Chap. III. — Les Scythes , les Éthiopiens et les Égyptiens,
Je ne compterai pas ici parmi les grands empires celui de Bacchus, ni celui d'Hercule, ces célèbres vainqueurs des Indes et de l'Orient Leurs histoires n'ont rien de certain, leurs conquêtes n'ont rien de suivi; il les faut laisser célébrer aux poètes, qui en ont fait le plus grand sujet de leurs fables.
Je ne parlerai pas non plus de l'empire que le Madyes d'Hérodote {Herod.^ lib. i. c. 103.), qui ressemble assez à l'Indathyrse de Méga-
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sthène {Strab.^ init, lib. xv.), et au TanaOs de JuBtin {Justin , Mb. i. c. 1.), établit pour un peu de temps dans la grande Asie. Les Scythes, que ce prince menoit à la guerre, ont plutôt fait des eourses que det conquêtes. Ce ne fut que par rencontre , et en poussant les Cimmériem, quMls entrèrent dans la Mèdie, battirent les Mèdes, et leur enlevèrent cette partie de l'Asie oi^ ils avoient établi leur domination. Ces nou* Teaux conquérants n*y régnèrent que vingt-huit ans. Leur impiété, leur avarice, et leur brutalité la leur fit perdre; et Cyaiare fils de Phraorte, sur lequel ils l'ament conquise, les en chassa. Ce fût phitdt par adresse que par force. Réduit à un coin de son royaume que les vainqueurs avoient négligé, ou que peut-être ils n'avoient pu forcer, il attendit avec patience que ces conquérants brutaux eussent excité la haine publique, et se défissent eux-mêmes par le désordre de leur gouvernement.
Nous trouvons encore dans Strabon (lib. xv, init.), qui l'a tiré du même Mégasthène , un Téarcon roi d'Ethiopie ; ce doit être le Tharaca de l'Écriture (4 Reg., xix. 9; /«., xxxvri. 9.), dont les armes furent redoutées du temps- de Sennachérib roi d'Assyrie. Ce prince pénétra jusqu'aux colonnes d'Hercule, apparemment le long de la côte d'Afrique, et passa 'jusqu'en Europe. 'liais que dirois>je d'un homme dont iious ne voyons dans les historiens que quatre ou cinq mots, et dont la domination n'a aucune suite ?
Les Éthiopiens, dont il étoit roi , étoient , selon Hérodote (H«rod., lib. m. cap. 20.)» les mieux faits de tous les hommes, et de la plus belle taille. Leur esprit étoit vif et ferme; mais ils prenoient peu de soin de le cultiver, mettant leur confiance dans leurs corps robustes et dans leurs bras nerveux. Leurs rois étoient électifs, et ils mettoient sur le trône le plus grand et le plus fort. On peut juger de leur humeur par une action que nous raconte Hérodote. Lorsque Camhyse leur envoya, pe«r les surprendre, les ambassadeurs et des présents tels que les Perses les donnoient, de la pourpre, des bracelets d'or, et des compositions de parfums, ils se moquèrent de ses présents où ils ne voyoient rien d'utile à la vie, aussi bien que de ses ambassadeurs qu'ils prirent pour ce qu'ils étoient, c'est-à-dire pour des espions. Mais leur roi voulut aussi faire un présent à sa mode au roi de Perse; et prenant en main un arcqu^un Perse eût à peine souten-i, loin de le pouvoir tirer, il le banda en présence des ambassadeurs, et leur dit : a Voici le conseil que le roi d'Êihiopie donne au roi de Perse. Quand les Perses se pourront servir aussi aisément que je viens de faire d'un arc de cette grandeur et de cette force , qu'ils viennent attaquer les Éthiopiens, et qu'ils amènent plus de troupes que n'en a Cambyse. En attendant, qu'ils rendent grâces aux dieux, qui n'ont pas mis dans le cœur des Éthiopiens le désir de s'étendre hors de leur pnys » Cela dit, il débanda l'arc, et le donna aux ambassadeurs. On ne [>eut dire quel eût été Tévénement de la guerre. Cambyse, irrité de cotte répoïis*», s avança vers rËthiopie comme un insensé, sans ordre, sans convois, sansdiseiplme; et vit périr son armée, faute de vivres, au milieu des sables, avant qve d't|>procher l'ennemi.
ot'la «liidm, j^«ni«nimn«adu: roi Atycbi«>oie ^emoaitoit jcfemprunl» qui'à A9Q4iiMoj|->d'9i|0ii99ihle «orpa ëe «» pèie &< caktti dont oniempnair UU 4tf«R04i» ¥^ 14.. 0. 1]3<»; IMmI.^ lib. i. i«îti ^«vun. 84.). G'étoit oui i9ipii6té'«t une iiifAmi«toiilt«D$&mble ùsknû pesfretinp assespromplê- B»%Dt Hifi) giig-ft. 9i ■ prétioin.-; seti .€«hii r qui aïowait san» «'ôtreoaoqiûué. de Q durpiv;,, ë^ii pfUté d^isépultert.
Iie^pyftumQ> étoit héràdilMTQi;. mtn Icerois étoient^obligfe plus qoe tQ|i«,jyB««atttiie0 à Yme.;Aei<»fà: les. loisv. lis en-raToient de pafftioulièÎM m'iiu roî'jiirait.digéitâet, «It qui (eiedentiune partie 49$ livces^sacnés (DM't ^b. it 4eo(. 2. Q»^.>. Gea'estpas ^en dispiMftJl rien oiax rois, »^ qiM pereonoe fii)tj4«oitFjde Les oieoilraittdrei : auicontraire, on les setpeaoitiQosavae deH. dieux > mie c^eet jqu'vee coutume ;ancieiHie airoit tout réj^fMqiJtU^ net ft-avèoieDt pas 40' invre' autrement que leurs asc6JjWB« ÂiPMiiW «CMlfftoitnt sans petne* noo-seuleateiit que la qualité deia viandAd et<U ^OMure-^du hoira'etdii inangeD-teur fût marquée (car c'éKHt une cbese oodiaaîre en JSgypto,- oui tout le>meiide étoit sobre, al oùiL'Dir d« pa^fs iwpiroit la frugalité (Merod.y lib. ii.), mais eDcori qvat toutes ileurs heuree.fusseot.deetinôes (JDtod., lib. i. sect. 2. 11.33.). Efl) e*éi«eUjyiot.aa peûet du: jour, lorsque l'esprit est le pUis net et lis passées les plusipures, tl»-lisaienl leurs lettres, pour prendre une idée pliM droite et phi» Téeitable des. affures qu^ils «voient à décider. Sitét qu'ils; étoieDt habiUôs^ Us.eUôieQt.saorifier au temple. Là, ODTwooaéf de:loiile leur couc, eiles irâctimes étastàVastel-, ils assistoient à aae priète pleine 4'instruofioD , où le pontife prioitles dieux de donner au prince toutes les vertus royales, eo sorte qu'il fût religieux envers les dieux,, doux envers les bommes, modéré., juste, magnanime, sincère, et éloigné du mensonge, libéral, maître de lui-même, punissant audessous du mérite^ et récompensant au-dessus. Le pontife parloit ensuite des fautes que les rois pouToient commettre ; mais il supposoH toujours. quMls n'y tomboient que par surprise ou par ignorance, duurgéant d'imprécations les ministnes qui leur donnoient de mauvais conseils, et leur déguisaient la vérité. Telle étoit la manière d'instruire les rois. On eroyoit que les reproebes ne faisoient qu'aigrir leurs esprits, et que. le moyen le plus efficace de leur inspirer la vertu, étoit de leur marquer leur devoir dans des louanges conformes aux lois, et prononcées gravement doutant lesdieux. Après la prière et le sacrifies, on Usoit au roi dans les^ saints Livres, les conseils et les actions des grands hommes, afin qu'il gouvernât .son £tat^ par leurs maximes, et maintînt les lois qui avoient cendiu . ses prédécesseurs beureux aussi bieu que leurs su^Sw
Ce qui montre que ces remontrances se faisoient et s'écoutoient sérieesement, c'est x]u'el les avoient leur effet. Parmi les Thébains, c'est-àdire dans la dynastie principale, celle où les Lois étoient en viguear, et qui devint k la fin la maîtresse de toutes les autres, les plus grands hommes ont étélesjois. Les denx Meroutes, auteurs des sciences et de. toutes les institutions des Egyptiens, l'un voisin des temps du déluge, et l'autre, qu'ils ont appelé le Trismégiste ou le trois fois grand.
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coDlemporain de Moïse , ont été tous deux rois de Thèbes. Toute TBgypte a profité de leurs lumières., et Thèbes doit à leurs instructions d'avoir eu peu de mauvais princes. Ceux-ci étoient épargnés pendant leur vie, le repos public le vouloitainsi; mais ils n'étoientpas exempts du jugement qu'il falloit subir après la mort (Z'tod., 1. i. sect. 2. n. 23.)* Quelques-uns ont été privés de la sépulture, mais on en voit peu d*exempies; et au contraire la plupart des rois ont été si chéris des peuples que chacun pleuroit leur mort autant que celle de son ' père ou de ses enfants.
Cette coutume de juger les rois après leur mort parut si sainte au peuple de Dieu, qu'il l'a toujours pratiquée. Nous voyons dans 1*£criture que les méchants rois étoient privés do la sépulture de leurs ancètre-s et nous apprenons de Josèphe (Ânt., lib. xm. c. 23 , al. 15.) que cette coutume durcit encore du temps des Asmonéens. £lle faisoit entendre aux rois que si leur majesté les met au-dessus des jugement*^ humains pendant leur vie, ils y reviennent enfin quand la mort les a égalés aux autres hommes.
Les Égyptiens avoient l'esprit inventif, mais ils le tournoient aux choses utiles. Leurs Mercures ont rempli l'Egypte d'inventions merveilleuses et ne lui avoient presque rien laissé ignorer de ce qui pouvoit rendre la vie commode et tranquille. Je ne puis laisser aux Égyptiens la gloire qu'ils ont donnée à leur Ostris, d'avoir inventé le labourage (Dtod. , lib. i. sect. 1. n. 8; Plut, y De Isid. et Osir.)\ car on le trouve de tout temps dans les pays voisins de la terre d'où le genre humain s'eï>t répandu, et on ne peut douter qu'il ne fût connu dès l'origine du monde. Aussi les Égyptiens donnent-ils eux-mêmes une si grande antiquité à Osiris, qu'on voit bien qu'ils ont confondu soQ temps avec celui des commencements do l'univers, et qu'ils ont voulu lui attribuer les choses dont l'origine passoit de bien loin tous las temps connus dans leur histoire. Mais si les Égyptiens n'ont pas invanté l'agriculture, ni les autres arts que nous voyons devant le déluge, ils les ont tellement perfectionnés, et ont pris un si grand soin de les rétablir parmi les peuples oii la barbar-ie les avoit fait oublier, que leur gJoire n'est guère moins grande que s'ils en avoient été les inventeurs.
Il y en a même de très-importants dont on ne peut leur disputer l'invention. Comme leur pays étoit uni, et leur ciel toujours pur et sans nuage, ils ont été les premiers à observer le cours des astres Plai.f Epin,;Diod., lib. i. seet. 2. n. 8; Herod., lib. n. c. 4.)- Usent aussi les premiers réglé l'année. Ces observations les ont jetés naturellement dans l'arithmétique ; et s'il est vrai , ce que dit Platon {VlaU in lïm.) , que le soleil et la lune aient enseigné aux hommes la science daa nombres, c'est-à-dire, qu'on ait commencé les comptes réglés par celui des jours, des mois et des ans, les Égyptiens sont les premiers qai aient écouté ces merveilleux maîtres. Les planètes et les autres astres ne leur ont pas été moins connus; et ils ont trouvé cette grande année qui ramène tout le ciel à son premier point. Pour reconxvQlVa:^ Wnrs terres tous les ans couvertes par le débordement du '^xV ^ ^V& ov^
Nos passions désordonnées, notre attachement à nos sens, et notre orgueil indomptable en sont la cause. Nous aimons mieux tout risquer, que de nous contraindre; nous aimons mieux croupir dans notre ignorance que de Tavouer; nous aimons mieux satisfaire une vaine curiosité, et nourrir dans notre esprit indocile la liberté de penser tout ce qu'il nous platt, que de ployer sous le joug de l'autorité divine.
De là vient qu'il y a tant d'incrédules; et Dieu le permet ainsi pour l'instruction de ses enfants. Sans les aveugles, sans les sauvages, sans les infidèles qui restent, et dans le sein même du christianisme, nous ne connoîtrions pas assez la corruption profonde de notre nature, ni i'abtme d'où Jésus-Christ nous a tirés. Si sa sainte vérité n'étoit oodtredite, nous ne verrions pas la merveille qui l'a fait durer parmi tant de contradictions, et nous oublierions à la fin que nous sommes sauvés par la grâce. Maintenant l'incrédulité des uns humilie les autres: et les rebelles qui s'opposent aux desseins de Dieu font éclater la puissance par laquelle, indépendamment de touie autre chose, il accomplit ries promesses qu'il a faites à son Église.
Qu'attendons-nous donc à nous soumettre? Attendons-nous que Dieu Tasse toujours de nouveaux miracles; qu'il les rende inutiles en les continuant; qu'il y accoutume nos yeux comme ils le sont au cours du soleil et à toutes les autres merveilles de la nature? Ou bien attendonsnous que les impies et les opiniâtres se taisent: que les gens de bien et les libertins rendent un égal témoignage à la vérité; que tout le monde d'un commua accord la préfère à sa passion; et que la fausse science, que la seule nouveauté fait admirer, cess^^ de surprendre les lommes? N'est-ce pas assez que nous voyions qu'on ne peut combattre la religion sans montrer, par de prodigieux égarements, qu'on a le sens renversé, et qu'on ne se défend plus que par présomption ou par Ignorance? UÉglise, victorieuse des siècles et des erreurs, ne pourrat-elle pas vaincre dans nos esprits les pitoyables raisonnements qu'on lui oppose; et les promesses divines, que nous voyons tous les jours s'y accomplir, us pourront-elles nous élever au-dessus des sens?
Et qu'on ne nous dise pas que ces promesses demeurent encore en suspens, et que comme elles s'étendent jusqu'à la fin du monde, ce ne sera qu'à la fin du monde que nous pourrons nous vanter d'en avoir vu l'accomplissement. Car, au contraire, ce qui s'est passé nous assoie de l'avenir : tant d'anciennes prédictions si visiblement accomplies, nous font voir qu'il n'y aura rien qui ne s'accomplisse; et que l'Église, contre qui l'enfer, selon la promesse du Fils de Dieu, ne peut jamais prévaloir , sera toujours subsistante jusqu'à la consommation des siècles, puisque Jésus-Christ véritable en tout n'a point c^onné d'autres bornes à sa durée.
Les mêmes promesses nous assurent la vie future. Oieu, qui s'est montré si fidèle en accomplissant ce qui regarde le siècle présent, ne 'Q sera pas moins à accomplir ce qui regarde le siècle futur, dont tout ce qu€ nous voyons n'est qu'uiip préparation ; et l'Église sera sur la terre lyuiour? immuable et invincible, jusqu'à ce que ses enfants étant
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ramassés, elle soit tout entière transportée au ciel, qui est son séjour véritable.
Pour ceux qui seront exclus de cette cité céleste, une rigueur éter» nelle leur est réservée; et après avoir perdu par leur faute une bienheureuse éternité, il ne leur restera plus qu'une éternité malheureuse.
Ainsi les conseils de Dieu se terminent par un état immuable; ses promesses et ses menaces sont également certaines; et ce quMl exécute dans le temps, assure ce qu'il nous ordonne ou d'espérer ou de craindre dans l'éternité.
Voilà ce que vous apprend la suite de la religion mise en abrégé devant vos yeux. Far le temps elle vous conduit à l'éternité. Vous voyez un ordre constant dans tous les desseins de Dieu, et une marque visible de sa puissance dans la durée perpétuelle de son peuple. Vous reconnoissez que TËglise a une tige toujours subsistante, dont on nt peut se séparer sans se perdre; et que ceux qui étant unis à cette racine, font des œuvres dignes de leur foi, s'assurent la vie éternelle.
Étudiez donc. Monseigneur, avec une attention particulière cette suite de l'Église , qui vous assure si clairement toutes les promesses d» Dieu. Tout ce qui rompt cette chaîne, tout ce qui sort de cette suite, tout ce qui s'élève de soi-même, et ne vient pas en vertu des promesses faites à l'Église dès l'origine du monde, vous doit faire horreur. Employez toutes vos forces à rappeler dans cette unité tout ce qui s'en est dévoyé, et à faire écouter l'Eglise par laquelle le Saint-Esprit prononce ses oracles.
La gloire de vos ancêtres est non-seulement de ne l'avoir jamais abandonnée, mais de l'avoir toujours soutenue, et d'avoir mérité par là d'être appelés ses Fils aînés, qui est sans doute le plus glorieux de tous leurs titres.
le n'ai pas besoin de vous parler de Clovis, de Charlemagne , ni de saint Louis. Considérez seulement le temps oi^ vous vivez, et de quel père Dieu vous a fait naître. Un roi si grand en tout se distingue plus par sa foi que par ses autres admirables qualités. Il protège la religion au dedans et au dehors du royaume, et jusqu'aux extrémités du monde. Ses lois sont un des plus fermes remparts de l'Église. Son autorité, révérée autant par le mérite de sa personne que par la majesté de son sceptre, ne se soutient jamais mieux que lorsqu'elle défend la cause de IMeu. On n'entend plus de blasphème ; l'impiété tremble devant lui : c'est ce roi marqué par Salomon, qui dissipe tout le mai par ses regards ÇPrùv., XX. 8.)- B'il attaque l'hérésie par tant de moyens, et plus encore que n'ont jamais fait ses prédécesseurs , ce n'est pas qu'il craigne pour son trône; tout est tranquille & ses pieds, et ses armes sont redoutées par toute la terre : mais c'est qu'il aime ses peuples, et que se voyant élevé par la main de Dieu à une puissance que rien ne peut égaler dans l'univers, il n'en connolt point de plus bel usage que de la faire servir à guérir les plaies de l'Église.
Imitez, Monseigneur, un si bel exemple, et laissez- le à vos descendants. Recommandez-leur l'Église plus encore que ce grand empire que «os ancêtres gouvernent depuis tant de siècles. Que votre auguste
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UiiriflMi-, tk premfbre «n -Agtti^é qm's6it aii Adadè^'Sdit lu preiniiftrel défendre les droits de Dieu, et à étendre par tout l'univers IffT^e de iJé^erd<<>hn*iât q\ii la ftiit régner a^ec tHtft^e '^fKntè.
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TROISIÈME PAnm