‹ uvres choisies de Descartes [microform]Chapitre 31 sur 90 · PAR GASSENDI · texte numérisé non relu

PAR GASSENDI

CONTAI LA PRfiMiiBK MÉDITATION Des chosM qui («BYMit ètn riroquéM «a dontt.

D aurait fallu tenir les connoissances seulement pour incer tainei, afin de mettre ensuite à part celles qu'on rocoiinoîtroit pour vraies; au lieu de les regarder toutes comme fausses (ce qui est se i-evôtir d'un nouveau préjugé), et de recourir à la fiction d'un Dieu trompeur et d'un sommeil perpétuel, fiction indigne d*un philosophe.

CONTRE LA SECONDE MioiTATION

Jit U uAtan (le Tesprit komain, et qu*il est pUu aisé dt U •MuoUrt

fM le eorpi.

I. U n'étoit pas besoin d'un si grand appareil pour prouvei que vous èWss; on pouvoit le conclure de toute action; car la difficulté n'est pas de savoir si Ton existe, mais ce que Ton est U ne faut pas refuser au corps le mouvement spontané.

II. On ne doit pas attribuer exclusivement au corps la forme, retendue, l'impénéUabilité et la mobilité, car la conscience ne nous montre nullement que ces qualités n'apparUeiuient pas à

rêtre qui pense.

III. L'être qui pensa s^aocrolt et s*afToiblit avec k corps; il meut les membres, et doit par conséquent se mouvoir ; il peut être un corps subtil, il faut prouver que nul corps ne pense, que rame des bètes est immatérielle, et que le corps humain ne eontribue en rien à It pensée.

IV. L'âme ne pense pas toujoun : pense-t-on pendant la lé thargie, dans le sein de sa mère, ou quelques instants après en

être sorti T Y. Vous ne vous ooimoisses pas par UM pansée diCEireata dt

fAITKS CONTRE LES MÉDITATIONS, ETC. IS»

imagination : quand vous vous contemplez vous-même, voua vous représentez une substance pure, claire, subtile, qui se répand dans le corps ou du moins dans le cerveau ; les choses que vous concevez par Timagination ne peuvent convenir, ditesvous, à la connoissanci que vous avez de vous-même; et vous avez dit un peu auparavant que vous ne saviez pas encore si elles appartenoieut ou non à votre essence,

VI. U n*y a pas d'intellectim qui ne soit ane imagination, ni d'imagination qui ne soit une intelledion,

VII. Si vous mettez la faculté de sentir parmi les modes de la pensée, le sentiment des bêtes est une pensée; or, comme leur âme est matérielle, celle de Thomme peut l'être aussi,

VIII. L*intellection que vous avez de la substance de la cire est une imagination, car vous ne pouvez dépouiller cette substance de toute étendue, de toute forme, de toute couleur; et si nous jugeons que sous les chapeaux et les manteaux il y a des hommes, rien ne prouve que ce soit l'entendement qui juge ici plutôt que la faculté Imaginative : le chien, d'ailleurs, recomioit ion maître aux mêmes signes.

IX. U ne s*agit pas de prouver que vous êtes, mais ce que vous êtes. Vous avez beau n'admettre rien en vous que l'esprit, et vous parlez néanmoins de la cire et de ses accidents, que vous ne pouvez connoitre sans mains et sans yeux. Dire que l'esprit est une chose qui pense, ce n'est pas nous faire connoitre la substance de l'esprit.

CONTRE LA TROISIEME MiOlTATIOn IktDien; qa*il tiistt.

I. Tout ce qui résulte de la clarté d'une idée, c'est qu'aile rous paroU ce qu'elle vous paroU. Les opinions des hommes sont difTérenteSy et chacun conçoit clairement celle qu'il défend. Il faudroit trouver une métliode qui, parmi les choses clairement tonçues, nous fît démêler les vraies d'avec les fausses.

U. Las idées factices sont imposées des idées extérieures.

,.(. àBRÊOft DBS OBJECTIONS

L idée, ae ch<«.. en généra., de vériU .t de f.»^. ««t d«

«rriouTdoutte. des U.es advenUocs. vous ne marchent

. . Qî ravPU"le-né n'a aucune idée de la lumière,

pas sur la lerre. Si l aNeu^ic ne parvenir

,eu, taage. Les ^f- "^^'"^^^^^ „ous procure n'est

rrrrrr;:" l ». ^u.ho..s nous .p.ése„u,

'7 ;;lCuriir :; — - de . su.une.

! ni idée véritoble qui contienne quelque réal.lé oi.- '' "!" rarndin^ntiendroit, celte ..alité ne seroupas lecuve, «l quand e e e ^^ substance leur

plus grande que celle des «"^ '•=",,. ^„ „, pe„t conce- .«.prunte tout ce qu'elle » J» ^^^^ J^^ndu! de figuré.

ie coloré, etc. L idée ae »eu ^

"1 ttti efficiente diffère souvent de son edet. L'arclù- V. U uuse «' , i ,e suis la cause de

lecle ne donne r.en de J' J^»''^^ ^,^ ^^^i^ étant une

ridée que vous avex de moi-même, or, ^^^

émanation de ma subsunce a b.en m jn^ ';,trrangcment r:ST:i"— r:.^ codent ce n-e.

"\","^*if n^sl pas besoin de r.isons pour nous prouver quU ^ L:: Ide autre .0. que -s - na..^p.

)'iaée de fous-même; comme l œil ne se wu f" »

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•^,1 L-idée que les anciens pUilosophe. « fonnoie.il d'un Jl iuliuJut éle..da. duue inlinité de priucpes et dune

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