FAITES OOWTRE LES MÉDITATIONS, ETC
rement de celles que nous croyons seulement concetoir tvec clarté
I>MdMM«is qui ont été objectées contre U cinquième Médiratiob.
I. Les essences des choses ont été établies par Dieu lui-même comme immuables et élernelles. L'essence du triangle n'a p:«s été tirée des choses singulières. Elle est pourtant conforme à la réalité, non pas qu'il existe des substances qui aient de la longueur sans largeur, mais parce que les figures géométriques sont les limites des substances : cela ne veut pas dire que les idées de ces figures nous viennent parles sens, car il n'y a point dan« la nature de figures régulières perceptibles.
II. Pourquoi ne voulez-vous pas que l'existence soit une propriété aussi bien que la toute-puissance? L'essence et l'existence n'ont pas la même relation entre elles dans le triangle que d«us Dieu; je ne mérite pas le reproche de n'avoir pas démontré l'existence de Dieu.
III. U est inexact de dire que le doute qui s'attaque à Dieu s'arrête devant les démonstrations géométriques : les sceptiques ont douté de ces dernières, ce qu'ils n auroient pas fait s'ils avoient eu une connoissance suffisante de Dieu. La différence de certitude entre deux vérités ne dépend pas du nombre de ceux qui connoissent l'une ou l'autre, mais de la préférence que donnent à Tune ou à l'autre ceux qui les connoissent toutes les deux.
Des ebocei qni ont été objtctéai eontn la siiième UédiUtioB.
L L'intelligence du chiliogone n'est pas confuse, quoique nous ne puissions l'imaginer; et on en peut démontrer plusieurs propriétés, ce qui ne se pourroit faire si on n'en connoissoit que le nom. Donc les facultés d'entendre et d'imaginer diffèrent de nature et non de de^ré.
II. Ne pas vouloir que nous soupçonnions de la fausseté dans les choses où nous n'en avons jamais rencontré, c'est s'appuyer sur ses préjugés.