‹ uvres choisies de Descartes [microform]Chapitre 36 sur 90 · ABR&OÉ DBS OBJECTIONS · texte numérisé non relu

ABR&OÉ DBS OBJECTIONS

III. hanqa^ j'ai exclu le corps de mon essence, je B*ai pai foulu parler seulement de mon corps extérieur, mais de toute espèce de corps, si subtile qu*on la suppose.

IV. Les espèces corporelles ne sont pas reçues dans Tesprit) rintellection n*en a pas besoin, et l'imagination 8*y applique, mais ne les reçoit pas. En disant que Tesprit n'est pas étendu, ]e n*ai pas loulu expliquer ce qu'il est, mais seulement ce qu'il n'est pas. De ce que l'esprit est uni au corps, il ne s'ensuit pai qu'il soit étendu par tout le corps; et il n'a pas besoin pour mouvoir le corps d'être de la nature de ce dernier.

V. On ne doit pas comparer l'union du corps et de l'esprit avec le mélange de deux corps, ni s'imaginer que le premier ait des parties parce qu'il en conçoit dans le second, car s'il en étoit ainsi, pour concevoir l'univers, l'esprit dovroit l'égaler en grandeur.

VI. Vous terminez pas un assez long discours qui ne me contredit en rien ; d'où Ton peut inférer qu'il ne faut pas mesurer le nombre de vos raisons au nombre de vos paroles.

LBTTRB DE M. DESCARTBS A M. CLERSELIBB, ETC.

I. Mépris que l'on doit faire de Papprobation de la plupart des hommes. Le plus grand nombre des objections de Gassendi ne sont que des malentendus.

IL II n'est pas impossible de renoncer à tous ses préjugés. On doit distinguer les notiora d'avec les jugementi : nous ne pouvons en efTet nous défaire des premières ; les seconds dépendent de notre volonté. En suspendant son lugement, on ne se revêt pas d'un nouveau préjugé; le doute n'élablit pas la vérit^^mais y prépare l'esprit.

Ul. Le jugement : Je pense, donc je mis, prononcé après examen, n'est pas un préjugé,' il ne suppose pas la majeure: Tout ce qui pense existe; ce sont au contraire les proposition! universelles qui dérivent des propositions particulières.

PAITBS COMTRB LES MÉDITATIONS, BTC. i7I

IV. La notion de la pensée n'est pas rejetée avec les préjuges; ceux-ci ne comprennent que des jugements.

V. La pensée, prise comme la chose qui pense, n'a pas besoio du corps pour exercer son action.

VI. Demander à la substance qui se connolt comme intellectuelle et non comuie étendue, par quel moyen elle sait n'être pas un corps, c'est demander à l'homme comment il sait qu'il n'est pas élé|>liant.

VIL Ma pensée n'est pas la régk de ta vérité des choses pour autrui, ni même pour moi à l'égard des pensées confuses; mais il n'en est pas ainsi des pensées ou perceptions claires. Pour admettre les vérités de la foi elle-même, nous devons percevoir quehiue raison qui nous persuade qu'elles ont été révélées; et pour nous en rapporter au jugement des autres, encore faut-il que nous percevions notre propre ignorance et 11 possibilité de leur supériorité sur nous.

VIII. Tout le monde a en soi quelque idée ou intellection de Dieu ou de la chose la plus parfaite que nous puissions imaginer, car autrement on auroit beau dire qu'on croit à l'existence de Dieu, ce seroit dire qu'on croit à l'existence de rien. Un esprit fini ne sauroit comprendre Dieu, qui est infini, mais il peut l'apercevoir ainsi qu'on touche une montagne sans l'embrasser.

IX. Un seul qui comprend mes raisons mérite plus de foi que mille qui disent ne les pas comprendre, parce qu'un seul qui a vu prouve plus qae mille qui n'ont pas vu.

X. L'étendue mathématique existe hors de notre esprit, ou oien tout ce que nous pouvons concevoir est également Gctif et imaginaire; et nous n'avons plus qu'à renoncer à notre raison 3t à suivre les opiiions des autres comme des singes ou des perroquets.

XI. Si les accidents réels peuvent a^r sur les subi^tances» à plus forte raison des substances peuvent-elles agir l'une sur l'autre.

Xn. Éclaircissement des rooU : prcxise tan^m, dUHnguen tt abslraksrs^

▲BRÉOt DES ÛBJECTIONI

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