FAR DIVERS TBÂOLOOIENS ET PHILOSOPHES
L Pour savoir que Ton pense et que Ton existe, il faudroit savoir qu*on le sait, et savoir qu'on sait qu'on le sait, et ainsi à l'infini, ce qui est absurde; donc on ne le sait pas.
IL Lorsque vous dites : Je pense, donc je suis, ne pourroil-on pas objecter que vous vous trompez, et que c'est : Je mis en mouvement qu'il auroit fallu dire?
IIL Quelques Pères de l'Église ont cru, avec tous les platoniciens, que les anges, qui pensent, étoient corporels, ainsi que l'âme raisonnable, et que cette dernière se transmettoit de père en tils. Les animaux pensent aussi, quoiqu'il n'y ait rien en eux qui soit distinct du corps.
IV. L'atliée n'est pas moins certain que les autres des vérités nathématiques.
V. Dieu peut tromper les hommes. Passages des Écritures qui tendent à le prouver.
VL Vous regardez TindilTérence comme un état d'imperfection dans la liberté humaine, et vous dites que nous sommes d'autant plus libres que nous sommes moins indifférents! 11 en résulte que Dieu n'a jamais dû connoîlre l'indiflérence : car l'essence de la liberté doit être la même en lui que dans l'homme.
VIL Vous dites que c'est la superficie seule du corps qui est sentie, mais comment celte superficie ne fait-elle point partie do corps, ou de l'air, ou des vapeurs? Comment pouvez-vous dire qu'il n'y a pomt d'incidents réels qui puissent, par la toutepuissance de Dieu, être séparés de leur sujet et exister sans luit
VIIL Comment se peut-il faire que les vérités géométrique! ou métaphysiques soient immuables et éternelles, et que néanmoins elles dépendent de Dieu?