FAITES CONTRE LES MÉDITATIONS, ETC
IX. La cerdtude de l'entendement n'est pas plus grande que celle des sens, car il n'emprunte la sienne que de la leur; il ne peut corriger l'erreur d'un sens que par un autre, l'erreur de la vue que par le toucher, comme dans l'exemple du bateau I moitié iminergé.
X. Il nous faudroit une règle certaine pour reconnoUre dam quel cas la distinction que nous établissons entre les choses vient de ces choses et non de notre espiit. Addition, Même» objections présentées par d'autres auteurs. Des philosophes et géomètres à M. Descartes : Nous ne savons pas jusqu'où peut s'étendre la vertu des corps et de leurs mouvements, car Dieu leul peut connoitre tout ce qu'il a mis dans un objet. Puisque nous comprenons que deux et trois font cinq, et mille autres' vérités, aussi bien que vous, pourquoi donc ne sommes-nous pas de même convaincus par vos idées ou par les nôtres que l'âme de l'homme est réellement distincte du corps, et que Dieu •xiste?
RÉPOHSIS AUX SIXIÈMES OBJECTIONb
L Pour savoir qu'on pense et qu'on existe, il n'est pas besoin d'une science réfléchie sur elle-même à l'infini, mais de cette sorte de connoissance intérieure, naturelle, dont on ne peut se trouver dépourvu qu'en paroles.
il. Comme nous avons de la pensée une tout antre notion que du mouvement, nous ne pouvons confondre l'une avec l'autre. La pensée et l'étendue peuvent être réunies en unité de composition dans l'homme, mais non en unité de nature.
IIL Des anges corporels pourroient avoir une ftme distincte de leur corps. L'âme peut se transmettre de père en fils, uns être pour cela matérielle. Si les animaux pensent, ils ont une âme distincte du corps; mais j'ai prouvé qu'ils ne pensoient pis.
IV. Si l'atliée ne croit pas à un Dieu vérace^ il ne peut être certain des choses mêmes qui lui paroissent les plus évidentes.