V. Dieu ne peut ltr« trompeur, puisque la forme de la trora
m ÂBIIBOI DU OBJIOnOlll
perie tft un non- être vers lequel l'Être souverain ne peut st porter. Rérutation du sens prêté aux passages de F Écriture.
VI. L'essence de lu liberté de Dieu n'est pas la même que l'ea« lenoede la liberté de l'homme; car il répugne que la volonté de Dieu n'ait pas été inditlérente de toute éternité. Ce n'est pas parce que Dieu a vu qu'il étoit bon de créer le monde qu'il l'a voulu y c'est parce qu'il l'a voulu que cela a été bon, et c'est parce qu'il a voulu que les angles d'un triangle soient ég^ui à deux droits, que cela eet vrai.
Vil. J'ai parlé de la superficie, qui n'a pas de profondeur, et qui, n'étant qu'un mode du corps, ne peut être une substance ou un corps. S'il y avoit des accidents réels, ce seroient des substances, parce qu'ils pourroient se séparer du sujet, quand même cette séparation seroit fait* par la toute-puissance de
Dieu.
VUI. Il n'y a rien de ce qui subsiste, ni ordre, ni loi, ni vérité, qui ne dépende de Dieu comme d'une cause efficiente. Je ne comprends pas sans doute comment Dieu auroit pu (aire que deux fois quatre ne fissent pas huit; mais comme je comprends très-bien que toute choae dépend de Dieu, il seroit contraire à la raison de douter des choses que nous comprenons fort bien à cause de quelques autres que nous ne comprenons
pes.
IX. Il y a trns degrés dans te sens : 1* l'impression sur Forgaoe; 2* le sentiment de douleur, foim, soif, couleur, son, etc.; 3* le jugement qui affirme que l'objet qui est hors de moi es coloré, de telle grandeur, à telle distance, etc. Les deux premiers éléments ne sont jamais trompeurs; le troisième, qui, à proprement parler, n'appartient pas aux sens, mais à l'entendement, peut être erroné. Ainsi, dans l'exemple dté, c'est l'entendement qui nous fait juger que nous devons nom m rapporter ta loacher plutAI qu'à la vue.
X. L'on peut penser séparément à l'immensité et à la justice de Diea; cependant lorsque ces deux idées sont à la fois dans reapiit» eOes iwroiaseni inséptrables; tmidis que Ion même
fAlTM CONTRl LIS MÉDITATIOWS, ETC. 176
qu'on pense à 1 esprit et au corps à la fois, ces deux choses n'en oaroissent pas moins totalement distinctes et inconciliables. iToyant qu'il y a des corps qui ne pensent pas, j'ai jugé que la pensée peut se séparer du corps, et que si elle se trouve dans le corps de l'homme, elle y est jointe et ne fait pas un seul tout avec lui. Si l'on comprend que deux et trois font cinq, sans connoître la distinction de l'âme et du corps, cela vient de ce que le jugement abstrait du nombre n'est pas à l'usage de l'enfance et n'y est pas faussé, tandis que dès la plus tendre jen- Dssae on conçoit confusément l'esprit et le corps dont on est composé, et le vice de toute connoissaiice imparfaite est de confondre des éléments qu'on a ensuite beaucoup de peine à séparer.