GERMEUIL, LA BRIE
LE PÈRE DE FAMILLE. — Est-co pour Icur bouheur, est-ce pour le nôtre qu'ils sont nés?... Hélas! ni l'un ni l'autre. [La Brie vient avec des bougies, en place où il en faut; et lorsqu'il est sur le point de sortir, le Père de famille rappelle,) La Brie I
LA BRIE. — Monsieur 1
LE PÈRE DE FAMILLE, après unc petite pause, pendant
laquelle il a continué de rêver et de se promener, — Où est mon fils?
LA BRiB. — Il est sorti.
LE PÈRE DB FAMILLE. — A quelle houre ?
LA BRIE. — Monsieur, je n'en sais rien.
LE PÈRE DE FAMILLE. [Encore uYie pause,) — Et vous ne savez pas où il est allé ?
LA BRIE. — Non, monsieur.
LE COMMANDEUR. — Le coquiu n'a jamais rien su. Double-deux.
CÉCILE. — Mon cher oncle, vous n'êtes pas à votre jeu.
LE COMMANDEUR, ironiquement et brusquement,' — Ma nièce, songez au vôtre.
LE PÈRE DE FAMILLE, à La Brie, toujours en se prome» nant et rêvant. — Il vous a défendu de le suivre?
LA BRIE, feignant de ne pas entendre, — Monsieur ?
LE COMMANDEUR. — Il ue lépoudra pas à cela. Terne.
LE PÈRE DE FAMILLE, touj our S en se promenant et rêvant, — Y a-t-il longtemps que cela dure?
LA BRIE, feignant encore de ne pas entendre^ — Monsieur ?
LE COMMANDEUR. — Ni à Cela non plus. Terne encore. Les doublets me poursuivent.
LE PÈRE DE FAMILLE. — Quc Cette nuit mo paraît longue I
LE COMMANDEUR. — Qu'il cu vienuc encore un, et j'ai perdu. Le voilà! {A Germeuil qui rit,) Riez, monsieur, ne vous contraignez pas.
{La Brie est sorti, La partie de trictrac finit. Le Com^ mandeur^ Cécile et Germeuil s'approchent du Père de famille,)