‹ Œuvres choisies de Diderot;Chapitre 122 sur 153 · II · texte numérisé non relu

II

tez bien que je n*entamerai point ces questions; votre projet ni le mien n'est pas que je fasse un livre dans un autre.

LES SEVREUSES *.

Autre esquisse.

Chardin Ta placé au-dessous de la famille de Roslin : c*est comme s'il eût écrit au-dessous de l'un des tableaux : « Modèle de discordance; » et au-dessous de l'autre : « Modèle d'harmonie. »

En allant de la droite à la gauche, trois tonneaux debout sur une même ligne, une table; sur cette table une écuelle, un poêlon, un chaudron, et autres ustensiles de ménage. Sur le plan antérieur, un enfant qui conduit un chien avec une corde ; à cet enfant tourne le dos une paysanne, sur le giron de laquelle une petite fille est endormie . Plus vers le fond, un assez grand enfant qui tient un oiseau ; on voit un tambour à ses pieds et la cage de l'oiseau attachée au mur. Ensuite une autre femme assise et groupée avec trois petits enfants ; derrière elle un berceau ; sur le pied du berceau un chaton ; à terre, au-dessous, un coffre, un oreiller, des bâtons de cotret et autres agrès de chaumières et de sevreuses.

Ostfiuie ne désavouerait pas ce morceau ; on ne peint pas avec plus de vigueur. L'effet en est vrai ; on ne cherche pas d'où vient la lumière ; les groupes sont charmants . C'est la petite ordonnance la moins recherchée et la mieux entendue. Vous croyez être dans une chaumière; rien ne détrompe, ni la chose ni l'art. On demande que le berceau soit plus piqué de lumière ; pour moi, c'est le tableau que je demande... Ah! je respire ; me voilà tiré de Greuze : le travail qu'il me donne est agréable ; mais il m'en donne beaucoup.

* N'est point au liTret

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