‹ Œuvres choisies de Diderot;Chapitre 90 sur 153 · SCÈNE ,XXV · texte numérisé non relu

SCÈNE ,XXV

MONSIEUR HARDOUIN, seuL

Moi, un bon homme, comme on le dit! Je ne le suis point; je suis né foncièrement dur, méchant, pervers. Je suis touché presque jusqu'aux larmes de la tendresse de cette mère pour son enfant, de sa sensibilité, de sa reconnaissance. J'aurais même du goût pour elle, et, malgré moi, je persiste dans le projet peut-être de la désoler... Hardouin, tu es un fieffé monstre... Cela est mal; cela est très mal... Il faut absolument qiie je me défasse de ce mauvais tour d'esprit-là, et que je renonce à la malice que j'ai résolu de faire... Oh non!... Mais ce sera la dernière de ma vie.

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