LA BONNE BREBIS
XLn butte à la fureur des autr<
La brebis, surmontant sa crainte, A Jupiter porta sa plainte,
Le pria de l'entendre et de finir ses maux.
Le dieu , par ce discours , la flatte et la rassure
Contre tes ennemis j'aurois dû mieux t'armer. Je le vois, bonne créature,
On opprime souvent ceux qu'on devroit aimer : Mais réparons. Souhaite une défense,
Et je souscris soudain à tes désirs prudents : Veux-tu des griffes ou des dents ? — Moi ! j'aurois quelque ressemblance
Avec ces animaux qui dévorent les gens ! —
Faut-il de noirs venins infecter ton haleine ? —
Ah, dieu ! j'exciterois la terreur et la haine: On a tant d'effroi des serpents ! —
Aimerois-tu donc mieux des cornes à la tête ? — Le bouc en a , le bouc est trop hargneux ;
Son arme apparemment l'empêche d'être honnête : Rien de commun entre nous deux. —
Chaque mot que tu dis redouble ma surprise;
De ta douceur enfin songe à te départir. Si tu ne veux pas qu'on te nuise,
A nuire un peu toi-même il faut bien consentir. — Que je nuise? qui, moi, mon père?
Combien j'expîrois vos bontés !
Ah ! laissez-moi mon caractère :
Mon cœur répugne aux cruautés, Et j'aime mieux les souffrir que d'en faire.
«GWbm-Q&œe&Q9«m«&8&<NBe»«&1»W&Q&Q»9fiO&Q099Q«9»Qm«&<t&«&o&Q&9»*m9&Q&