LA LIBERTÉ
Mortel ! oonnois Tabyme où ta raison s'égare;
De cet être infini ■ Tinfini te sépare.
Du char glacé de FOurse aux feux de Sinus
Il régne ; il régne encore où les deux ne sont plus.
Dans ce gouffre sacré quel mortel peut descendre?
L'iounensité ladore , et ne peut le comprendre :
Et toi , songé de l'être , atome d W instant ,
Égaré dans les airs sur ce globe flottant.
Des mondes et des cieux spectateur invisible ,
Ton orgueil pense atteindre à l'être inaccessible !
Tu prétends lui donner tes ridicules traits ,
Tu veux dans ton Dieu même adorer tes portraits !
Ni l'aveugle hasard, ni laveugle matière,
N'ont pu créer mon ame, essence de lumière.
Je pense : ma pensée atteste plus un Dieu
Que tout le firmament et ses globes de feu.
» Dieu.