‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 129 sur 177 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Le pressant danger.

Amour, hier, voyant couler mes pleurs , Me caressoit de son aile timide :

Que Êdt, Misis, ta jeune Adélaïde Qui te combloit de si douces faveurs ? Je m en souviens, et j^étois auprès d^elle; La nymphe , un soir, jura par mon carquois Qu^elle t'aimoit plus que ses yeux cent fois ; Qu^elle mourroit avant d être infidèle.

Ah ! dis-je , Amour ! va donc la secourir : Adélaïde est bien près de mourir.

Sur ***, contre qui je n'avois pu réussir à tourner à mon gré une épigramme.

Quand Momus vous crtra : Pille !

Ne mordez qu^un demi-sot; Sot entier est la torpille :

Il engourdit le bon mot.

O de Zélis £eitale destinée !

Pour se venger dW mari loup-garou , Zélis n a pris d'autre amant qu un hibou , Toujours grondant la pauvre infortunée.

4io ÉPIGRAMMES.

A œs argus nuit et jour enchatnée, Perdant, bêlas 1 ses moments les plus doux, Zëlis se plaint d'amour et dliymâiée.

Ik sont tous deux baïs , tous deux jaloux : 'Je ne sais plus qui des deux est Tépoux.

Sur le Lycée Marbonif, ou les VeiUées des Muses.

11 est un Parnasse tout neuf, Nommé Parnasse de Marbœuf ; Là vingt Muses égosillées , Près de leur Apollon transi, D'elles-mêmes émerveillées, Veilloient, chantoient coud-couci.

J allai pour y veiller aussi , Mais tout dormoit à leurs veillées.

Image naïve d'un pédant.

Si tu n as vu parfois dans la prairie Maître baudet s'ébattre pesamment , Et de ses pieds fouler insolemment Le frais émail d'une rive fleurie , Puis tout-À-€Oup, à braire s'animant,

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