LIVRE SECOND. 4ai
Sur un mouvement de colère de la comtesse de ***, contre Fauteur.
Las ! est-il vrai qu W doux ramier CSontre lui pour jamais oourrouce y Non le vautour ni l'épervier.
Mais la colombe la (dus douce Qu* Amour ait dans son colombier ?
Haine ! rancœur ! choses cruelles !
Hélas ! seriez- vous naturelles , Même aux oiseaux du tendre Amour ?
Et me faut-il , depuis ce jour, Croire au courroux des tourtereUes ?
Sur ce qiLon disait que Saint -Lambert composait un paëme fur le Génie.
Oh ! quelle étrange calomnie !
Je n*en crois rien, en vérité:
Saint-Lambert peindre le génie !
C'est lliiver qui peindroit leté.
A Florian, auteur iunefade pastorale.
Dans ton beau roman pastoral, Avec tes moutons péle-méle , Sur un ton bien doux, bien moral.
422 ÉPIGRAMMEi;.
Berger, bergère, auteur, tout bêle.
Puis bergers, auteur, lecteur, chien, S'endorment de moutonnerie.
Pour réveiller ta bergerie , Oh ! cfavaoi petit loup viendroit bien !
Sur une beauté dans son hiver.
Quoi! belle Iris, vous auriez soixante ans! N'en croyez rien ; ne soyez pas si sotte : Les almanachs sont des impertinents, Et le temps même un vieux fou qui radote.
Sur je ne sais quel Gaston ^ directeur de je ne sais quel lycée.
De cet homme que j'ignore En vain me suis-je informé ; Depuis qu'on me l'a nommé Je le connois moins encore ■.
Dans son boudoir un vieux seigneur caduc Mine faisoit de beaucoup entreprendre; Il pressoit Lise : Arrêtez, mon cher duc , Lui dit l'espiègle; et si j'allois me rendre !
* Gaston , proviseur dn lycée de Limoges , a fait ane traduction en vers de l*Éncide. Celle de Dclille aToit para.