XXVI
A Urbain Domergue , sur ses innovations grammaticales, et sur sa Traduction de quelques églogues de Virgile.
Grand puriste, vous qui donnâtes,
De votre pleine autorité.
Lettres de naftira/iï^i
A des mots que vous étonnâtes !
Je voudrois que vous donnassiez
Les églogues que vous rimâtes ,
Et que rien ne retranchassiez
Des beaux vers que vous déclamâtes.
Faites voir sur votre bureau
Le pubis hurlant dans vos rimes ^ ,
Et Fembrassement du taureau ^
A Tamatrice dont nous rimes.
* ■ 11 est des mots, disoit un jour Domergue à l'Institut, cjui ont reçu du ciel des lettres de naturalité. Je voudrois que Ton cessât de dire une femme amateur, et que Ton dit , une amatrice. Plût au ciel, messieurs, que vous tous enthousiasmassiez comme moi de ces temps du subjonctif en asse! etc. »
' Domergue avoit fait ce vers, en parlant de Scylla : Dont le pubis est ceint de monstres aboyanU.
* Il avoit fait cet autre vers :
D'un robuste taureau les Hors eubrasscineni».