‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 140 sur 177 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

A [auteur anonyme de quelques versfubliés contre moi dans un journal.

Quand on est lâche ou qu'on est sot , On est à Taise sous le masque.

Le brave ose lever son casque; Le vrai talent signe un bon mot.

Mais toi , faquin pusillanime , Jugeant, rimant comme Pradon, Tu pourrois bien signer ton nom , Et rester encore anonyme.

Sur les poètes de F Académie,

Malgré deux succès dramatiques, La Harpe nest qu'un rimailleur.

Chamfort polit des vers étiques ; Lemierre en forge d'helvétiques ; Saint-Lambert les fait narcotiques ; Marmontel ne platt qu'au railleur.

L adroit et gentil émailleur Qui brillanta les Gégrgiques , Des poètes académiques Delille est encor le meilleur.

4^8 ËPI6RAMMES.

A Madame de ***, quand je commençais à perdre la vue.

Las ! j'y vois peu ; TAmour, qui n y voit guère, Veut me guider; en oe péril commun Secoure2>nous, bel ange de lumière ; Vous conduirez deux aveugles pour un.

Sur Naigeon.

Damon n est point ce quil est à demi. En capucin préchant son athéisme, De Fignorance il a le fanatisme.

Dieu n eut jamais un plus sot ennemi.

Le grand hiver du Parnasse.

Grande alarme au sacré vallon !

Le Permesse est gelé, dit-on.

La docte neuvaine éplorée, Prise de rhume et de £îsson , En cherchoit la cause ignorée.

Mais hier j'ai su d'Apollon

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