‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 151 sur 177 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

Pour le comte de Turpin.

Mars, ApoUon, Vénus, tous trois également Voulurent, et le sort à tous trois fut docile , Que Turpin, tour-à-tour, guerrier, poète, amant. Eût le glaive, la lyre, et la beauté d'Achille.

yi Monsieur Ginguené, qui^ rn invitant à dtner au nom de sa femme et au sien y me promettait encore deux convives très aimables.

Sans doute il est deux aimables convives : Chez vous le sort le$ fixa pour jamais. Gaieté, bon sens, vertus, grâces naïves, Pour mieux noua plaire ont emprunté leurs traits. Modestement vous les cherchez peut-être; Mais croyez^n la sincère amitié :

Heureux époux d'une aimable moitié.

Qui vous connoit doit aussi les connoitre l

Moyen sûr de parvenir.

Un chêne étoît, sur la cime hautaine Du mont Ida , roi des monts d alentour : Un aigle étoit sur la cime du chêne :

Près de TOlympe il y tenoit sa cour. A Fimproviste apparoit, un beau jour.

Maître escargot, fier d^étre au milieu d elle. Des courtisans Tœil ne se croit fidèle. L'un d'eux lui dit : Me serois-je trompé? Insecte vil, toi qui jamais n'eus d'aile. Comment vins-tu jusqu'ici? — J'ai rampé.

Sur Œruyclopédie.

Pour l'honneur du siècle où nous sommes,

Il est donc enfin décidé

Qu'on aura vu trente grands hommes

Faire un sublime A B C D.

O miracle ! ô gloire infime !

Diderot et vingt-neuf consorts

Auront fait, presque sans efforts,

Seize in-iblio de génie.

Page 1