LE PASSANT
O plaintive Philoméle!
Pourquoi troubler nos forêts ?
Quelle disgrâce nouvelle Excite encor vos regrets ?
Hélas! toujours éplorée.
Des outrages de Térée Vous plaignez-vous encor?
PHILOMÉLC.
Non!
Mais d'un rival de Pradon Qui ma trop déshonorée !
Apothéose à peu de frais.
Que ne peut l'aveugle tendresse D'un poète bien exalté !
En plein Olympe, a volonté, Il va logeant chaque maîtresse Dont il fait sa divinité.
• Tragédie de I^mierre ou de Renou.
A ma dernière enchanteresse Oh ! qu il en avoit peu coûté !
Esprit, candeur, grâces, beauté, Dans sa prodigue et folle ivresse Mon amour avoit tout prêté.
Églé, par vos froideurs ma flamme est combattue: Votre bouche est muette et vos yeux sont distraits. J ai cru de Vénus même adorer les attraits : Ne seriez-vous que sa statue?
Dernière question sur Desorgue.
Desorgue, qui prend fia rosse Pour le coursier d'Hëlicon, Prendroit-il aussi sa bosse ' Pour le carquois d'Apollon ?
De mon caixjuois les flèches sont colères ; Gardez-vous bien d'en provoquer les coups. Il n'est volcans y il n est triples chimères Plus dangereux dans leur brûlant courroux. On brave en paix , sous de larges verrous,