‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 37 sur 177 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Qui des rives de la Bœtique Détacha les dimats brûlés.

Mais Tefifroi doat frémit le Tage Passe aux lies de Gérion, De rÈbre aux sables de Gartbage , De TAfrique aux champs d'Albion.

Les deux mers s'appellent , s'unissent; Leurs flots se heurtent et mugissent Couverts de monstres bondissants , Et y du sein des ondes fumantes, Le goufi&v des mers écumantes Vomit la flamme des volcans.

Quoi ! le vaste amas de tes ondes Presse ces volcans allumés 1 Océan! tes voûtes profondes Les tenoient en vain renfermés 1 Quoi! le ciel, pur et sans orage, A vu les horreurs du naufrage Errer sur les flots entrouverts; Et d'une rive désolée L'Amérique en vain reculée S'épouvante au-delà des mers !

Quel bruit I quel horrible murmure !

Qu'annonce ce tumulte affireux!

Pui^ge le sein de la nature.

Ouvre tes foyers orageux; Feu vengeur ! sors de tes abymes ; Épargne ou frappe tes victimes :

G est trop effrayer les humains ; Quels for&its poursuit ta colère?

Quels rivages, quel hémisphère Menacent tes coups incertains?

Dieux ! à la foudre étincelante La guerre allume ses flambeaux!

L'Europe , encor pèle et tremblante , De ses fils creuse les tombeaux.

Triste amante des funérailles , Pourquoi y déchirant tes entrailles, Chercher de nouvelles horreurs ?

Prends-tu cette onde mugissante, Ou la terre encor frémissante, Pour théâtre de tes fureurs ?

La tempête , agitant ses ailes , Gomme un effroyable vautour, Gouvre les yeux d ombres mortelles, Et des mers fait fimniense tour:

Des reflux troublant Tharmonie, Autour de la froide Hibernie L onde bondit de toutes parts; Tandis que sa vague rapide

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