LIVRE PREMIER. 6i
Que Louis cahne la terre ; Et cjuWe amoureuse guerre Trouble seule nos destins.
Plein d*UH transport légitime , Viens, ami 1 que la victime Tombe aux autels de Gomus ; Viens dans ta coupe vermeille Verser le jus de la treille Sous les regards de Bacchus.
Guerrier toujours indomptable, A Gnide, aux combats, à table, Ce dieu nous rendra vainqueurs :
Sa main, qu'il arme d'un verre, Lançoit jadis le tonnerre, Ou séchoit de tendres pleurs.
La jeunesse Fenvironne ; Par lui le printemps couronne Le firont glacé des hivers :
U déride la sagesse ; Et sa riante largesse L'endort sous les pampres verts.
Malheur à ces vertus sombres Qui s'enveloppent des ombres Et du manteau de Zenon !
Je crains leur mélancolie ; C'est toujourfSunefbUe., .
Que lexcès.de la. raison.
Mais fuis une ivresse impure ; Laisse à Venus sa ceinture ; Laisse à FAmour son bandeau :
La débauche nous énerve^ ., Faisons badiner Minerve Sans éteindre son flambeau.
De ces raisins couronnée Vois Diane enluminée Danser à Tombre des bois , Tandis qu'aux nymphes légères.
Sur un trône de fougères , L'Amour va dicter ^s lois.
Bacchus ! tout cède à tes charmes ; Le dieu Mars te rend les armes; Vénus chérit tes faveur^ ; Et sur ta Uqueur brillante L'espérance consolante Vient sourire à nos douleurs.
Tu mis les Titans en poudre; Tu fais chanceler la foudre .
Dans la main du roi des dieux :