‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 4 sur 177 · SUR SES DÉTRACTEURS · texte numérisé non relu

SUR SES DÉTRACTEURS

BufifiDD , laisse gronder TEnvie ; G est l'hommage de sa terreur :

Que peut sur Fédat de ta vie Son obscure et lâche fureur?

Olympe, qu*assiége un orage, Dédaigne l'impuissante rage Des aquilons tumultueux ; Tandis que la noire tempête Gronde à ses pieds, sa noble tête Garde un calme majestueux.

Pensois-tu donc que le génie Qui te place au trône des arts, Long-temps d'une gloire impunie Blesseroit de jaloux regards ?

Non , non , tu dois payer la gloire ; Tu dois expier ta mémoire

Par les orages de tes jours ; Mais ce torrent qui dans ton onde Vomit sa &nge vagabonde, N'en sauroit altérer le cours.

Poursuis ta brillante carrière, O dernier astre des Français !

Ressemble au dieu de la lumière, Qui se venge par des bienfaits.

Poursuis ! iqueted nouveaux ouvrages Remportent de nouveaux outrages £t des lauriers plus glorieux :

La gloire est le prix des Alcides !

Et le dragon des Hespërides Gardoit un or moins précieux.

C est pour un or vain et stérile

Que Tintrépide fils d'Éson

Entraine la Grèce docile

Aux bords fameux par la toison.

Il emprunte aux forêts d'Épire

Cet inconcevable navire

Qui parloit aux flots étonnés ;

Et déjà sa valeur rapide

Des champs afireux de la Colchide

Voit tous les monstres déchaînés.

Il faut qu à son joug il enchaîne

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