‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 42 sur 177 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

• Et parcouru rùnivers ^ Depuis les boiiies d'Bercute Jusqu'où le nord se recule Dans le sein ^acé des mersl

Falloit-il, astre du monde , Qu'à ces fatales horreors , A ces rëvohes de 1 onde, Lliomme joignit ses foreurs?

Et voilà que des perfide»

Blessent de traits perricides^ Deux monarques adorés * ; Quand sur dea goufiîres encore Lisbonne tremble et déplore Ses murs , ses fils dévorés !

Tu le sais, flambeau célestel Toi qui, par leur centre ouvert, Frappas d'un rayon foneste Tout l'Érébe découvert.

Ne vis-tu pas les fories.

Déployant leurs baiiiaries, Fuir ces gonffi'es redoutés ; Et des Gorgones impies

' Le tremblement de terre qui détruisit lisboime $t fit sentir <l>ni toutes les parties da globe.

' Assassinat de Louis XV en 1757, et du roi de Portugal en

Les couleuvres assoupies S'éveiller à tes clartés ?

Cependant, sur le Bhodope Agitant ses traits vengeurs , Trois fois Mars troubla TEurope De ses tonnantes clameurs :

Trois fois l'horrible Tartare Répéta ce cri barbare ; Et les mères , à ces cris , Trois fois détestant les armes , Sur leur sein baigné de larmes Pressèrent leurs tendres fils.

Vois-tu de l'Europe entière S'armer les fleuves jaloux , Et pleins d'une ardeur guerrière Choquer leurs flots en courroux?

Cest la Tamise insolente, Cest la Vistule opulente , C'est la Sprée aux fiers roseaux , C'est le Rhin , l'Elbe , et la Seine , Et le fougueux Borysthène, Dont Mars enflanune les eaux.

Tel des hautes Pyrénées , Tombe un orageux torrent, Dont les vagues eflrénées

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