LIVRE PBEMIER
Déjà les deux hémisphères De nos crimes san^inaires Ont partagé les horreurs ; Et FEurope tyraimique Proméae dans FAmérique Ses vagabondes foreurs.
Sous quel imioense esclavage , O noble .fille des mers ' !
Tu courbas ton front sauvage.
Et tendis tes mains aux fers.
Lorsque Famante du ptAe ', Bravant les fureurs d*Éole Et tous les flots mutinés , Sur un abyme liquide , Dirigea le vol rapide
Des navires effrénés !
Malheur, malheur au barbare Qui , prenant For pour conseil , Porta cette Europe avare Chez les peuples du soleil !
Soleil! ton courroux s'allume 1 Tu vis tomber Montezume Sous des monstres triomphants :
Dans leur ferouche délire
LAmériouc ' I^ boQMole.
Ib détniisoient ton empire, Us égorgeoient tes enfisuits !
Un nouveau crime t*imte !
Albion, à tes regards, Franchit la vaste Amphitrite, Déchaîne ses léopards.
Le fer luit : ce bord fertile , Teint du sang de Jumonville , Eu boit à regret les flots ; Et ce sang arme la foudre Qui veille pour mettre en poudre Nos implacables rivaux.
Roi des cieuxj ainsi la guerre Par-tout souille tes bienfaits !
Ainsi For, roi de la terre, Souffle par-tout les forfisûts !
Tu gémis de voir l'Afrique Vendre aux tyrans du Mexique Sa noire fécondité.
Que plonge au fond des abymes.
Où For germe avec les crimes, L*avare inhumanité.
Ah ! périsse la mémoire
De nos lamentables jours !
Grand Dieu ! quelle ombre assez noire