LIVRE PBEMIER
c Appireime à Tirniveàfs Texoès de mon bonheur.
c Tu vois ces doux dhâMits, riche et vaste ccmtrëe m Qu'échauffe tfvec anu^r la zone tempérée, « Et que pressenc deux mers de leurs flots écumeux; « Du monde divisé <;ette noble partie
« Va t'étre assujettie , « Et d'Eure^ à jamais porter le nom fameux.
« C*est là qu est ton empire : il doit braver les Parques. « Que de peuples rivaux ! que de puissants monarques « Te doivent leur naissance , et leur gloire, et leurs noms ! c Mffis, Europe, ta fiUe à mes yeux la plus chère,
« Doux espoir de son père, « Cest la reine des Ks , Tamante des Bourbons.
« Ils seront, ces héros : j'armerai leur courage; « Leur trône à Funivers doit feiire un vaste ombrage , « Et leurs fronts s'élever sur la tête des rois, « Autant que de Flda les plus superbes chênes ,
« De leurs tètes hautaines , « Surpassent Tarbrisseau , frêle habitant des bois.
« Je mettrai dittis leurs mains Tolive et le tonnerre; « Leur sort sera de vaincre ou d'éclairer la terre : « La main des Arts ceindra leurs fix)nts victorieux ; < Et ce brillant essaim que de la nuit des âges « Enferment 1^ nuages ,
« Saura firanchir des temps Tobstacle injurieux.
« Mère superbe ! alors de tes fils entourée , « Sous l'ombrage des lis, triomphante, adorée, « Combien tu bhériras ces fiuits de nos amours ! « Veux-tu de ces destins , par un refus injuste ,
c Rompre la chaîne auguste , « Et, contraire à mes feux, reculer ces beaux jours? »
Un baiser suit ces mots : Europe , demi-nue , Craint de céder, et cède à sa flamme ingénue; Son voile et sa pudeur en vain luttent encor : Que ne peut un amant! leurs baisers se répondent;
Leurs âmes se confondent ; Et rOlympe autour d'eux verse un nuage d or.
ODE
QU^UNE PAUVRETÉ MALE EST l'aIGUILLON DE LA GLOIRE ET DU GÉNIE.
Le champ des pommes d or en palmes est aride ; Ces firuits contagieux enivrent la raison : Musel tu n iras point sur la rive Hespéride Cueillir leur funeste poison.
Cest en vain que Plutus, dangereux Hyppoméne,